COMPAGNET Raymond, Louis

Par Jacques Girault, Gilles Morin, Claude Pennetier

Né le 10 décembre 1896 à Génos (Hautes-Pyrénées), mort le 25 mars 1986 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI dans les Haute-Pyrénées ; maire socialiste SFIO de Bagnères-de-Bigorre (1958-1965).

Fils de cultivateurs, Raymond Compagnet fit ses études au collège de Bagnères-de-Bigorre et en entra à l’École normale d’instituteurs d’Auch (Gers) en 1915. Mobilisé en 1918, blessé, gazé, il termina ses études normaliennes pendant une année. Il épousa, en septembre 1922 à Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées) une institutrice. Le couple eut un enfant.
Instituteur dans diverses communes des Hautes-Pyrénées dont Aureillhan (1929-1935) et Bordères-sur-l’Echez (1935-1940) Raymond Compagnet adhéra au syndicat en 1920, devint membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, en fut le trésorier (1930-1931) avant d’être élu au conseil départemental de l’enseignement primaire en 1934, et renouvelé régulièrement jusqu’à sa retraite. Secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT en août 1937, au congrès de l’UD (19-20 février 1938), il présenta un rapport sur « La Maison du Peuple ». Bien qu’hostile au mouvement, il fut gréviste le 30 novembre 1938. Après la guerre, il fut le premier secrétaire de la section départementale de la Fédération de l’Éducation nationale.
Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1930, Raymond Compagnet devint, en 1938, le secrétaire de la section SFIO de Bordères qu’il avait contribué à reconstituer. Au congrès fédéral de Castelnau-Magnoac du 29 mai 1938, il réclama l’amnistie en faveur des militants de la Gauche révolutionnaire. Hostile aux accords de Munich, il représenta la fédération socialiste au congrès national de Montrouge en décembre 1938 et faisait alors partie de la commission administrative fédérale. Il avait participé activement à l’accueil des Républicains espagnols.
Mobilisé en 1939, Compagnet avait été déplacé d’office en 1940 dans le village montagnard d’Aste où il créa un groupe des Mouvements unis de la Résistance. Nommé directeur de l’école de garçons de Bagnères-de-Bigorre, conseiller municipal en octobre 1947, adjoint en 1953, il remplaça, après son décès, Joseph Meynier comme premier magistrat, le 2 décembre 1958 et fut réélu en 1959. Candidat aux élections cantonales de 1945 à Campan, de 1949 à Bordères, aux élections sénatoriales de juin 1958, il participa au congrès fédéral du 27 juin 1948 et était toujours membre de la commission administrative de la fédération du Parti socialiste SFIO en mars 1959.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article20489, notice COMPAGNET Raymond, Louis par Jacques Girault, Gilles Morin, Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 18 janvier 2017.

Par Jacques Girault, Gilles Morin, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat., F/1cII/279, 314, 453 et 558 ; CAC, 20010216/53/1400. — Notice DBMOF. — La Bigorre socialiste, 1938-1939. — Le Syndicaliste d’Armagnac-Bigorre, 1938. — Bulletin des Hautes-Pyrénées du SNI, octobre 1969. — Notes de Berthe Ozon Renseignements fournis par l’intéressé.

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