COLLIARD Lucie [née PARMELAND Lucie, Claudine]

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Née le 24 janvier 1877 à Saint-Félix (Haute-Savoie), morte le 12 août 1961 à Clichy (Seine, Hauts-de-Seine) ; institutrice ; militante syndicaliste, socialiste et communiste, membre suppléante du comité directeur du Parti communiste (1922-1924).

Lucie Colliard naquit de petits propriétaires exploitants (deux têtes de bétail, quatre hectares). Elle était l’aînée d’une famille de cinq enfants. Après avoir appris les rudiments chez les religieuses, elle fut confiée en 1886 à une institutrice laïque et obtint le Certificat d’études primaires en 1888. Grâce à une Bourse obtenue par concours, elle put fréquenter l’École primaire supérieure d’Alby-sur-Chéran. Elle obtint le Brevet élémentaire en 1893 et, l’année suivante, entra à l’École normale d’instituteurs de Rumilly. Titulaire, à sa sortie, du Brevet supérieur, elle fut tour à tour institutrice à Saint-Pierre-de-Rumilly, à Cordou, à Larringes puis à Meillerie au bord du lac Léman. Lucie Parmeland avait épousé le 6 septembre 1902 à Saint-Félix (Haute-Savoie), Henri Colliard, un paysan de Larringes. Celui-ci ne semble pas avoir partagé les activités politiques de sa femme et il était hostile à l’émancipation féminine. Ils avaient peu de points communs, aussi, en 1918, ils se séparèrent. Elle vécut alors avec ses deux enfants : un fils né vers 1904 et une fille, née vers 1907, qui devint institutrice.
Elle appartint à l’Amicale des instituteurs et des institutrices à son entrée dans la carrière enseignante et suivit, dès son apparition, le courant qui conduisit à sa transformation en syndicat. En août 1912, elle compta au nombre des animateurs du retentissant congrès de Chambéry (Savoie), VIIe congrès national du syndicat de l’enseignement. Cette même année 1912, elle adhéra au Parti socialiste SFIO. La guerre qui survint deux ans plus tard, donna un singulier relief à l’action de cette militante de base. Elle fut révoltée par le ralliement des socialistes à l’Union sacrée et effrayée par sa propre réaction : pouvait-elle avoir raison contre des chefs prestigieux ? Elle décida de défendre, même seule, la cause du pacifisme. Ce n’est que plus tard qu’elle entra en contact avec des minoritaires comme Fernand Loriot. Secrétaire adjointe de la section de Haute-Savoie du syndicat des instituteurs et des institutrices, elle participa au congrès de Paris en 1916. Les contacts qu’elle y prit la mirent en liaison avec les milieux internationaux de Genève, où elle rencontra Guilbeaux, Lénine et, de Vevey, où elle rencontra Angelica Balabanoff. Dans la Fédération socialiste commune aux deux départements savoyards, elle défendit les thèses issues des conférences de Kienthal et Zimmerwald, contre les majoritaires représentés par Edgard Milhaud. Sa correspondance ayant été saisie au contrôle postal militaire de Bellegarde (Ain), Lucie Colliard fut soumise à enquête du commissaire spécial d’Evian, sur ordre du général commandant de la 14e région militaire. La population locale, dressée contre elle, organisa une grève des élèves. Elle n’en continua pas moins ses activités : ainsi en avril 1917 elle aida Fernand Loriot, secrétaire du Comité pour la reprise des relations internationales, à passer en Suisse. Fin juin 1917, l’autorité académique la déplaça de Meillerie à un poste déshérité de la commune de Boëge. Elle y fut arrêtée le 12 janvier 1918 pour infraction à la loi du 5 août 1914 relative aux indiscrétions de la presse en temps de guerre, et incarcérée pour un mois à Grenoble, d’abord au régime de droit commun puis au régime politique. Le non-lieu ne la sauva que momentanément. Sur appel du général Ebener, Lucie Colliard fut traduite en Conseil de guerre le 27 mars 1918. Elle habitait alors, 11, rue des Balkans à Paris (VIe arr.). Son défenseur Maître Meunier, député de l’Aube, protesta contre les mauvaises conditions de préparation du procès qu’il quitta. L’accusée fit défaut et fut condamnée à deux ans de prison assortis de mille francs d’amende. Elle se porta devant le conseil de révision de Lyon qui rejeta sa demande le 24 mai 1918 mais elle bénéficia d’une amnistie. Elle fut de nouveau inquiétée à la suite d’une assemblée d’instituteurs, le 19 janvier 1919, à la salle du Grand Orient, rue Cadet à Paris. L’affaire aurait été classée sur intervention de Léon Jouhaux*.
Révoquée de l’enseignement, Lucie Colliard habitait, au début de l’année 1919, à Pantin (Seine). En avril 1919, elle vint avec ses deux enfants rejoindre son mari à Larringes et eut alors de multiples contacts avec les communistes suisses. En novembre 1919, elle partit comme permanente syndicale à Caen (Calvados) où elle contribua à reconstituer la Fédération socialiste SFIO tout en militant dans le cadre du Comité pour la IIIe Internationale. Elle devint, en décembre 1919, secrétaire de la nouvelle section de la Rive gauche de l’Orne. La Fédération du Calvados la délégua au congrès national de Strasbourg (25-29 février 1920) avec Zoretti. Ils étaient porteurs de vingt-quatre mandats dont dix-sept pour la motion pour la Reconstruction de l’Internationale, et sept pour la IIIe Internationale. Elle avait publié, en janvier 1920, dans le Populaire normand un article ayant pour titre : « Vers la IIIe Internationale, pour l’adhésion immédiate ». Elle devint secrétaire fédérale le 15 décembre 1920 et, représenta les socialistes calvadosiens au congrès de Tours (25-30 décembre 1920) où elle vota la motion Cachin-Frossard (treize mandats sur vingt-quatre) qu’elle avait signée. Elle intervint à la séance du 25 décembre.
En janvier 1921, Lucie Colliard fut élue secrétaire de la Fédération départementale de la SFIC et membre des commissions administrative et de propagande. À ce titre, elle effectua des tournées de conférences dans l’Oise et la Seine-Inférieure. Nommée permanente de la SFIC à la première réunion du Comité directeur communiste, le 4 janvier 1921, elle quitta Caen pour Paris. Pendant son séjour caennais elle anima le syndicalisme local y défendant, dès la fin de l’année 1919, les thèses minoritaires ce qui l’opposa violemment à Zoretti. Membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT dont elle était l’archiviste-bibliothécaire après le congrès départemental tenu à Lisieux en mars 1920, elle fit preuve d’un grand dynamisme en mai 1920. C’est alors qu’elle organisa une garderie pour les enfants de grévistes, ainsi que des concerts, une soirée récréative et un repas champêtre. Dans ses interventions à l’occasion des réunions de grévistes et dans celles auxquelles elle participa, en juin, à Bayeux, Lisieux, Honfleur et Condé-sur-Noireau, elle développait les thèmes qui lui tenaient particulièrement à cœur : combat pour la paix, rôle important des femmes dans l’action ouvrière et lutte contre l’alcoolisme. Elle avait démissionné de son poste de permanente de l’UD, en décembre 1920, pour se consacrer plus librement à la propagande politique comme permanente. Après son départ de Caen, Lucie Colliard participa en juin-juillet 1921 au IIIe congrès de l’Internationale communiste et elle entra au secrétariat international des femmes communistes. Le congrès national de Marseille (25-30 décembre 1921) l’élut membre suppléant du comité directeur. La police la signalait, en février 1922, parmi les délégués à la conférence organisée à Moscou par le comité exécutif de la IIIe Internationale. Membre de la fraction de Gauche, elle ne fut pas réélue au comité directeur lors du congrès de Paris (15-20 octobre 1922). Son absence de la liste du CD établie à Moscou au IVe congrès de l’IC et de celle adoptée à la Conférence nationale de Boulogne-sur-Seine, le 21 janvier 1921, surprend. Elle fut à nouveau désignée comme suppléante au IIIe congrès réuni à Lyon du 20 au 23 janvier 1924. Elle semble être restée après 1922, déléguée permanente à la propagande, particulièrement chargée des femmes. Elle tenait une chronique féminine dans le Bulletin de la presse communiste.
Lucie Colliard fut élue membre de la commission féminine de la CGTU au congrès de Bourges (novembre 1923) et resta membre du secrétariat féminin jusqu’en 1925. La CGTU l’envoya, en septembre-octobre 1924, participer à la grève des sardinières de Douarnenez (Finistère). « Je me souviens du bonheur de Lucie Colliard, écrivit Charles Tillon, la plus gaillarde des militantes, l’institutrice révoquée de Boëge. Enveloppée frileusement dans son vieux manteau et coiffée d’une cloche de feutre d’où s’échappaient des mèches de cheveux gris, elle ne pouvait se retenir de battre des mains au passage des rangées de jeunes sardinières alourdies de leurs pesantes jupes de velours et se tenant bras dessous » (On chantait rouge, p. 69). Marcel Cachin vint mettre à leur service ses talents d’orateur, mais note Tillon : « Marcel Cachin et Lucie Colliard n’étaient guère faits pour s’entendre. L’ancienne enseignante, devenue en 23, à Moscou, co-secrétaire éphémère de l’Internationale des femmes, s’était opposée au maintien du mot d’ordre de la dictature du prolétariat au premier plan de tous les principes de l’IC [...] ils se taquinaient à nouveau à propos de la « bolchevisation » en cours que le prudent député [...] défendait au nom de la discipline » (p. 74-75). La Librairie de l’Humanité publia en 1925 sa brochure : Une belle grève de femmes : Douarnenez. La Fédération de l’Enseignement avait constamment revendiqué l’annulation de sa révocation. Le 3 février 1925, l’Humanité annonça sa réintégration comme institutrice dans un « poste déshérité de montagne », en Haute-Savoie. Elle reprit son métier et fut l’objet d’un avertissement au printemps 1925. Pendant les vacances, la commission politique du PC, le 25 août 1925, la mit à la disposition de la région bordelaise pour la campagne contre la guerre du Maroc. Elle participa le 5 septembre au congrès ouvrier et paysan de Bordeaux et y prononça une allocution. Reprit-elle son poste à la rentrée ? La police annonçait, en décembre 1925, son affectation à la cellule 432 du 4e rayon regroupant les militants de la Cristallerie d’Ivry, de la Compagnie générale d’électricité et de la rue Alexandre Pillaud à Ivry-sur-Seine. Il s’agit peut-être d’une fausse information.
Signataire en octobre 1925 de la lettre au comité exécutif de l’Internationale communiste, dite lettre des 250, qui critiquait la direction du Parti communiste français, Lucie Colliard entra en opposition ouverte avec la nouvelle orientation du Parti en 1926. Dans un rapport sur la région des Alpes daté du 4 avril 1926, le dirigeant communiste Rybroeck indiquait qu’elle avait de l’influence dans le rayon d’Annemasse ; malgré son attitude dans la CGTU où elle s’était désolidarisée des rédacteurs du Bulletin communiste et de la Révolution Prolétarienne, Lucie Colliard avait maintenu ses « points de vue et beaucoup critiqué des personnalités » (Arch. I.M.Th.). Dans ses « Mémoires » Charles Tillon fit allusion à une correspondance envoyée de Savoie pendant l’été 1926 : « Lucie Colliard, réintégrée comme institutrice à Bogève, m’écrivait une lettre désespérée de ne pouvoir supporter plus longtemps la " gymnastique " du sommet » (p. 95). Est-ce à cette même correspondance qu’il faisait allusion dans une lettre de la fin de l’année 1926 conservée dans les archives du PC : « elle va lutter contre le parti, collaborer à la formation d’un nouveau parti » (Arch. I.M.Th., bobine 158). Une circulaire du secrétariat datée du 3 mars 1927, indiquait que Lucie Colliard appartenait à la « droite » du Parti et qu’elle avait signé, le 26 février, une déclaration protestant contre l’exclusion d’Engler et de G. Goujon. À la fin du mois de mars 1927, Pillot, dans une lettre à la section d’organisation annonçait : « un travail de désagrégation est fait par la camarade Lucie Colliard qui diffuse La Révolution Prolétarienne », et, le secrétariat la blâma le 18 mai 1927, en dénonçant son « travail fractionnel ». Cette sanction avait « pour but de l’inciter à examiner de plus près et à apprécier plus objectivement la politique du Parti communiste et de sa direction ». Elle n’en poursuivit pas moins son activité oppositionnelle en participant à la création de la revue Contre le Courant, dont le premier numéro parut le 20 novembre 1927. Le comité de rédaction originel comprenait : Lucie Colliard, Maria Cotton, Delfosse, Delsol, René Dionnet, Marcel Hasfeld, André Juin, Fernand Loriot, Magdeleine Marx, Mosès (ce nom disparut dès le numéro 2-3, 2 décembre 1927), Maurice Paz et Marcel Roy. S’y ajoutèrent les noms de Charles Berthier (n° 7, 22 janvier 1928), Georges Briard (n° 2-3), Maurice Embe (n° 7), Albert Lemire (n° 8). Elle signa l’appel au XVe congrès du Parti communiste russe pour la réintégration des oppositionnels (2 décembre 1927), la pétition contre les déportations et en particulier celle de Trotsky (6 mars 1928) et la lettre ouverte à Barbusse contre l’exil de Trotsky (25 février 1929). Sa fiche de police situe son exclusion du Parti communiste au début de l’année 1929 mais, aucun autre document ne confirme cette date (Arch. Jean Maitron).
Son nom apparut le 9 novembre 1930, parmi ceux des vingt-deux signataires de la déclaration - dite des 22 - pour la reconstruction de l’unité syndicale. La commission exécutive de la CGTU répliqua dans l’Humanité du 15 novembre 1930 : faisant allusion aux conditions de sa réadmission dans l’administration, l’article évoquait les « obligations contractées envers le pouvoir par les transfuges de la lutte des classes ». Rollo, secrétaire général du syndicat unitaire de l’enseignement, protesta : il rappela qu’après la victoire du Bloc des gauches aux élections législatives de 1924, le syndicat avait obtenu la levée des sanctions mais Lucie Colliard, jadis chargée d’école à Meillerie, n’était plus qu’adjointe dans un poste de montagne (l’École émancipée et Le Cri du Peuple, 10 décembre 1930). Retraitée à partir de 1930, elle participa à quelques congrès de la Fédération de l’Enseignement. Elle fut, en juin 1935, trésorière du Comité provisoire d’organisation du Rassemblement contre la guerre et l’union sacrée qui eut lieu à Saint-Denis (Seine), les 10 et 11 août 1935. Était-elle alors membre du Parti socialiste SFIO ? Domiciliée à Clichy en 1936, elle militait à la 17e section socialiste de la Seine, et, sympathisait avec les thèses de Marceau Pivert* qu’elle suivit au Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP) en 1938. Au congrès de la Pentecôte 1939, Lucie Colliard proposa un texte (adopté par la Fédération Rhône-Loire) qui affirmait que la double appartenance au PSOP et à la franc-maçonnerie, « organisation secrète à sens contre-révolutionnaire imprégnée d’esprit bourgeois », constituait un danger pour l’avenir du Parti et demandait au congrès d’interdire l’adhésion de ses membres à la franc-maçonnerie. Elle réadhéra au Parti socialiste pendant la guerre, et avec d’anciens militants du PSOP conquit la direction de la Fédération de la Seine. Dans une lettre du 9 janvier 1945. Marceau Pivert - qui de Mexico hésitait à choisir entre les partisans du retour au Parti socialiste SFIO et ceux du maintien du PSOP - écrivait : « Je me réjouis de tout cœur de l’arrivée de Lancelle, Fritscher ; cette brave et fidèle Lucie Colliard à la tête de la Fédération » (cité par J.-P. Joubert, p. 238). Elle figura sur la liste socialiste présentée à l’élection de l’Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945, dans la 5e circonscription de la Seine (banlieue Nord) : sur 408 204 inscrits, les socialistes avec 82 263 voix avaient deux élus. Lucie Colliard arrivait en sixième position. Elle fit partie de la même liste le 2 juin 1946 : sur 417 965 inscrits, les socialistes avec 76 489 avaient deux députés ; elle était en troisième position. Enfin, le 10 novembre 1946, la liste conduite par Albert Gazier, seul élu, eut 49 965 voix sur 431 875 inscrits. Lucie Colliard était alors secrétaire fédérale adjointe. Elle entra au conseil municipal et fut maire adjoint. Les événements de mai 1958 lui firent quitter le Parti socialiste SFIO.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article20365, notice COLLIARD Lucie [née PARMELAND Lucie, Claudine] par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 13 avril 2018.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

ŒUVRE : Une belle grève de femmes : Douarnenez, librairie de l’Humanité, 1925, 45 p. — « Mon cas », dans Les Femmes dans la mêlée (Bulletin édité par la Société d’édition et de librairie de l’Avenir social à Epône, Seine-et-Oise), s.d.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13021, F7/13090, F7/13093, F7/13586, F7/13744. — Arch. Jean Maitron. — Arc. I.M.Th., bobines n° 52, 98, 158, 181, 193, 222, 226 et 295. — Le Populaire normand. — L’Ouvrière, 1922-1923. — Cahiers du Bolchevisme, n° 65, 1er février 1927. — Contre le courant, 1927. — Le Cri du Peuple, 1930-1931. — Bulletin communiste, 4 novembre 1920, 4 août 1921 et 2 mai 1925. — Le Monde, 7 septembre 1961. — Ch. Billy et J. Quinette, Le Mouvement, ouvrier dans le Calvados, 1884-1922, mémoire de maîtrise, Caen, 1971. — M. Simon, Le Mouvement ouvrier dans le Calvados, 1919-1931, mémoire de maîtrise, Caen, 1973. — Comptes rendus des congrès nationaux du Parti socialiste. — A. Kriegel, Aux origines du Parti communiste français, op. cit. — Le Congrès de Tours : édition critique, op. cit. — Max Ferré, Histoire du mouvement syndicaliste révolutionnaire chez les instituteurs, des origines à 1922, SUDEL, 1955. — A.-M. Sohn, Féminisme et syndicalisme, thèse, op. cit. — Charles Tillon, On chantait rouge, 1977. — J.-P. Joubert, Révolutionnaires de la SFIO, 1977. — Interview de Lucie Colliard par Justinien Raymond, à Larringes (Haute-Savoie), le 5 août 1959. — Renseignements fournis à A.-M. Sohn par R. Hagnauer. — Renseignements sur les activités de Lucie Colliard en Haute-Savoie recueillis par Justinien Raymond, sur les activités dans le Calvados par G. Désert. — Notes de Jacques Girault. — Théo Bernard, La grève des "sardinières et des manœuvres des usines métallurgiques et des fabriques de conserves de Douarnenez (1924-1925), Mémoire de Master d’histoire, IEP de Paris, 2015. — Philippe Duret, Lucie Colliard. Une institutrice féministe et syndicaliste (1877-1961), en cours de parution.

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