TERRIER

Par Pierre Baudrier

Étudiant en médecine compromis lors des troubles d’avril 1834 à Paris.

Étudiant en médecine compromis lors des troubles d’avril 1834 à Paris, Terrier fut rapidement remis en liberté de même que Rigaux, étudiant en médecine, Gorlier et Fabre, étudiants en droit et Champ, garçon épicier. Dans la nuit du 23 au 24 décembre 1834 tous les cinq célébrèrent l’arrêt de la cour des pairs qui avait remis en liberté deux d’entre eux après plusieurs mois de captivité. Ils furent bientôt ivres, chantèrent la Marseillaise, une chanson qui avait pour refrain Louis-Philippe aura la tête tranchée et le poing coupé, etc. Ils nièrent, prirent leurs distances à l’égard de telles outrances, le procès fut ponctué de rires, Fabre disant d’une chanson qu’il la connaissait précisément parce qu’on l’avait envoyé l’apprendre à Sainte-Pélagie, et ils furent acquittés.
Terrier est peut-être le même que « Terrier P. ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article202015, notice TERRIER par Pierre Baudrier, version mise en ligne le 23 avril 2018, dernière modification le 25 avril 2018.

Par Pierre Baudrier

SOURCE : Gazette des Tribunaux, lundi 9 et mardi 10 mars 1835, page de titre.

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