BLONDEAU Antoine, Georges

Par Gérard Larue

Né le 9 mai 1892 à Guéret (Creuse), mort le 28 juin 1972 à Objat arrondissement de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ; mécanicien à la SNCF, sympathisant communiste ; interné administratif au camp de Choisel à Châteaubriant (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique).

Fils de Joseph, couvreur, trente-neuf ans et de Cécile née Demars, vingt-neuf ans, lingère, le 1er juin 1918 il épousa Marie, Cornélie Lecointe, née le 22 décembre 1893 à Oresmaux (Somme). Le couple eut deux enfants, et était domicilié 8 avenue Solon (Division-Leclerc) à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis). Entré le 25 janvier 1919 à la SNCF, il était mécanicien de manœuvre au dépôt de réparation des machines, rue des Petits Cailloux à Saint-Denis quartier du Landy (Seine, Seine-Saint-Denis).
Considéré comme sympathisant des « doctrines soviétiques » avant l’Occupation allemande, il avait été fiché au commissariat de Saint-Denis. Le 20 juillet 1941, un acte de sabotage fut commis au dépôt du Landy à Saint-Denis. Signalé comme militant communiste par la direction du dépôt, Antoine Blondeau fut arrêté puis interné administrativement le 24 juillet au centre de séjour surveillé de Choisel à Châteaubriant avec treize de ses camarades dont Marcel Alexandre, René Aurières, Vincent Berti, Pierre Dewaele, Georges Gallet, Césaire Pajon, Alphonse Renault et Robert Wintrebert.
Le 9 décembre 1941, suite à la demande par le Secrétaire d’Etat à la Communication de la libération de ses agents arrêtés, le Préfet de la Loire Inférieure (Loire atlantique), vu l’avis du Préfet de Police en date du 10 novembre 1941, après l’accord des autorités d’Occupation, libéra définitivement Antoine Blondeau, Césaire Capron, Georges Gallet, Césaire Pajon et Alphonse Renault.
Le 29 décembre 1941, le Directeur de l’exploitation à la SNCF remercia l’Amiral Bart Préfet de Police, affirmant : « J’ai vu moi-même les agents libérés et je puis vous assurer à nouveau que leur remise en service ne compromettra en rien la sécurité des transports sur ma région » puis il ajouta : « puis-je me permettre de vous rappeler ma lettre du 27 septembre 1941 et exprimer le vœu que vous ne retardiez pas trop longtemps la libération des agents du dépôt de la Plaine encore internés à Châteaubriant. »
En 1955, Antoine Blondeau était domicilié à Saint-Aulaire (Corrèze). Il mourut le 28 juin 1972 à l’âge de quatre-vingt ans à Objat canton de Brive-la-Gaillarde en Corrèze.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article200955, notice BLONDEAU Antoine, Georges par Gérard Larue, version mise en ligne le 18 mars 2018, dernière modification le 23 septembre 2019.

Par Gérard Larue

SOURCES : Arch. PPo. 77W 1737, 1 W 710. – État civil numérisé 4E116/43 acte n° 50. — Sources familiales.

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