CHOMAT Paul, Jean, Julien

Par Jacques Girault

Né le 9 janvier 1938 à Saint-Étienne (Loire) ; instituteur ; militant syndicaliste ; responsable communiste dans la Loire ; adjoint au maire de Saint-Étienne, conseiller général et député de la Loire (1981-1988).

Fils d’un employé, Paul Chomat, neveu de Claudine Chomat-Casanova*, instituteur à Saint-Étienne, responsable cantonal, était membre du bureau de la section départementale du Syndicat national des instituteurs au début des années 1960. Réélu au conseil syndical en mars 1966, il fit partie de la commission des affaires sociales. Il fut par la suite membre de la commission administrative de la section départementale de la FEN. Il était aussi, au milieu des années 1960, responsable d’une MJC.
Membre du Parti communiste français depuis 1956, Chomat avait participé au stage central organisé par la direction du PCF pour les instituteurs communistes au début des années 1960. Dirigeant fédéral de l’Union des jeunesses communistes, secrétaire de la section communiste Gouttebarge, puis membre du bureau de la section à partir de 1970, il entra au comité de la fédération communiste en 1962. Membre du bureau fédéral à partir de 1966, responsable des questions enseignantes et des ingénieurs, techniciens et cadres, il devint troisième secrétaire fédéral en 1971. Responsable de la politique municipale et cantonale dans la deuxième moitié des années 1970, il redevint simple membre du bureau fédéral au début des années 1980.
Paul Chomat avait suivi les cours de l’école centrale du PCF d’un mois en 1970. Il devint le secrétaire du comité de ville du PCF en 1972.
Candidat suppléant aux élections législatives en 1978 dans la 1re circonscription de la Loire (Saint-Étienne Est-Nord), candidat titulaire en 1981, il fut élu député. Réélu aux élections législatives de 1986, il siégea notamment dans la commission des finances. Il fut battu lors du renouvellement en 1988. La presse annonçait alors comme profession : « employé municipal ».
Chomat fut candidat au conseil général en 1964 dans le canton de Saint-Germain-Laval. Le canton Nord-Est de Saint-Étienne, dont le conseiller général communiste sortant, Michel Olagnier, fut battu en 1967, fut par la suite dédoublé. Candidat dans la partie la plus favorable à l’électorat communiste en 1973, en deuxième position avec 1 441 voix, il était battu le dimanche suivant, avec 2 437 voix. Il regagna le siège trois ans plus tard, arrivant en deuxième position avec 2 157 voix et l’emportant au deuxième tour avec 4 087 voix. Il le conserva en 1982 (2 603 voix, puis 5 640), en 1988 et en mars 1994.
Paul Chomat figurait en deuxième position sur la liste d’union de la gauche conduite par Joseph Sanguedolce* qui l’emporta aux élections municipales de 1977. Devenu premier adjoint au maire, il anima une partie de l’activité municipale pendant le mandat. Toutefois une campagne de presse indiqua qu’il entretenait des relations de proximité avec des militants d’un mouvement trotskyste, ce qui correspondait à l’offensive des forces de droite pour reconquérir la municipalité. Il se représenta sur la liste sortante en 1983 qui fut battue, notamment en raison d’une défection de certains militants socialistes. Sanguedolce refusant de siéger, il fut alors le porte-parole de l’opposition communiste dans le conseil municipal dominé par la droite. Pour les élections municipales de 1989, il conduisait, avec Sanguedolce, la liste où figuraient les communistes alors que se présentait aussi une autre liste à direction socialiste qui fut devancée au premier tour. Les deux listes fusionnèrent pour le deuxième tour. Cette nouvelle liste obtint 38 % des voix et, parmi les élus minoritaires, quatre communistes avec Chomat. Une nouvelle division se produisit en 1995. Il figurait en deuxième position sur une liste conduite par un ancien socialiste alors que le Parti socialiste patronnait une autre liste qui arrivait en tête de la gauche. Pour le deuxième tour, il figurait sur la liste issue d’une fusion qui était battue. Il faisait partie des quatre élus communistes.
En désaccord avec la nouvelle ligne politique correspondant aux orientations du secrétaire général, Chomat prit des distances avec le Parti communiste. En septembre 1991, il lança, lors d’une réunion de « contestataires », un appel à signer « une pétition anti-direction du PCF », affirmant son accord avec la démarche de Charles Fiterman*. En décembre 1992, avec d’autres communistes contestataires, il lançait un appel pour « changer la Gauche » et la presse le qualifiait de « député refondateur ». Pour les élections législatives de 1993, maintenu comme candidat du Parti communiste, il n’acceptait pas la proposition de la fédération communiste de présenter comme suppléant un militant communiste et faisait connaître son choix d’un signataire de l’appel de 1992, ancien membre du Parti socialiste unifié. La fédération communiste en prit acte, sans l’approuver.
Possédant une résidence secondaire à Tence (Haute-Loire), il s’y retira. Président de la société de pêche réciprocitaire « La Pomme » et de l’AAPPMA, il menait une action sur le milieu naturel de protection des eaux de la Loire et d’autres rivières.
Paul Chomat s’était marié en juillet 1958 à Saint-Étienne et avait divorcé en 1984.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19939, notice CHOMAT Paul, Jean, Julien par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 31 juillet 2016.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. du comité national du PCF. — Presse locale et nationale. — Témoignage de Michel Olagnier.

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