GARNIER Jean

Par Michel Cordillot

Ouvrier ciseleur ; signataire du Manifeste des 60 ; militant de l’AIT ; communard.

Membre de la délégation libre des ouvriers bronziers à l’Exposition de 1867, cosignataire de son rapport, Jean Garnier habitait alors 103, rue du Transit (XVe arr.), (aujourd’hui rue de l’Abbé-Groult). En septembre 1870, il était un des dirigeants de la Chambre syndicale des ouvriers en bronze, adhérente à l’Internationale.
Pendant la Commune de Paris, Garnier travailla à la Monnaie comme contrôleur aux coins et poinçons sous les ordres de Zéphirin Camélinat qui avait été nommé directeur. C’est Garnier qui, en collaboration avec le graveur Lupeau, exécuta la nouvelle pièce de 5 F dont la légende « Travail, Garantie nationale » remplaçait la formule « Dieu protège la France ». Garnier était selon Camélinat, « un des fondateurs de l’Internationale ».
Un Garnier (le même ?) faisait partie en 1872, de la commission de contrôle de la Société des Réfugiés dont le siège était à Londres.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article198102, notice GARNIER Jean par Michel Cordillot, version mise en ligne le 12 décembre 2017, dernière modification le 4 juillet 2019.

Par Michel Cordillot

SOURCES : Délégation ouvrière à l’Exposition universelle de 1867. Rapport des délégués ciseleurs, tourneurs et monteurs, Paris, au Siège de la Société de crédit mutuel des ouvriers du bronze, 1869. — M . Vuillaume, Mes Cahiers rouges..., op. cit. (lettre de Z. Camélinat, 15 septembre 1909). — L’Union démocratique, quotidien français de Londres, 31 août 1872. – Notes de Louis Bretonnière.

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