CHESNOT Marc, Paul

Par Michel Dreyfus

Né le 11 octobre 1928 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) ; employé à EGA puis EDF-GDF ; syndicaliste CFTC puis CFDT en Algérie puis dans le Loir-et-Cher ; militant du MRP, de l’UGS, du PSU puis du PS.

Marc Chesnot vécut en Algérie de 1931 à 1956, puis à Blois (Loir-et-Cher). Son père, natif de Nangis (Seine-et-Marne), ingénieur ECP, appartint au syndicat des ingénieurs diplômés, ancêtre de la CGC ; sa mère, née à Fontainebleau, « issue d’un milieu petit-bourgeois, était patriote d’orientation radicale mais pas antireligieuse ». Orphelin de père à quatorze ans, Marc Chesnot dut interrompre ses études pour entrer dans la vie active comme apprenti dessinateur, à la sortie de la classe de troisième. Il travailla à la Société Lebon puis à Électricité et gaz d’Algérie (EGA) comme dessinateur, au service commercial de l’usine à gaz d’Algérie, comme surveillant de travaux en Kabylie (où il fut accidenté du travail) et au Nord-Sahara. Ensuite, il fut permanent syndical. Affecté en 1956 au centre EDF-GDF de Blois, il y fut rédacteur puis employé au service des relations commerciales ; il prit sa retraite anticipée en février 1984 comme cadre. Il s’était marié le 27 juillet 1956 à La Chapelle-Bertrand (Deux-Sèvres) avec Marie-Thérèse Peïtevin de Saint André. Le couple eut quatre enfants.
Il travaillait à l’usine à gaz d’Alger quand il adhéra à la CFTC en 1945. De 1950 à 1952, il fut secrétaire du syndicat départemental d’Électricité et gaz d’Algérie, puis de 1952 à 1956 secrétaire général de l’Union régionale algérienne d’EGA. Secrétaire général adjoint de l’Union régionale interprofessionnelle en 1954-1955, il ne fut pas reconduit dans ses fonctions lors du congrès de 1955 en raison de ses positions sur la guerre d’Algérie. De 1952 à 1956, il appartint au bureau de la Fédération CFTC Gaz-Électricité et il représenta la CFTC dans divers organismes : commissions du personnel, Comité mixte à la production. Enfin, il fut vice-président de la Caisse de prévoyance et d’action sociale d’EGA.
Il avait adhéré au MRP en 1946 et fut secrétaire de sa section d’Alger-Mustapha. En 1950, lors du congrès du MRP tenu à Nantes, il contribua à mettre en minorité le secrétaire d’État aux Affaires musulmanes (J. Augarde). Trésorier de la « Fédération rénovée », dissoute quelques mois plus tard, il adhéra à la Jeune République et participa de 1954 à 1956 à un « Groupe d’européens libéraux » à Alger. Il dut quitter l’Algérie en 1956, R. Lacoste étant résident général.
De 1957 à 1960, Marc Chesnot fut secrétaire du syndicat Gazelec de Blois, secrétaire général non permanent de l’Union départementale interprofessionnelle de 1960 à 1970 et à ce titre membre du Comité confédéral national. De 1967 à 1978, il siégea au bureau de la Fédération CFDT Gaz-Électricité où il fut plus particulièrement chargé des problèmes d’organisation ainsi que des problèmes économiques et de gestion des industries électrique et gazière. Il siégea dans de très nombreux organismes (Comités mixtes à la production, Comité interfédéral de l’Énergie de la CFDT, Conseil supérieur de l’électricité et du gaz, etc.).
Membre de l’Union de la gauche socialiste puis du PSU, il adhéra au Parti socialiste en 1975 (tendance Michel Rocard) et participa activement à ses débats internes.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19809, notice CHESNOT Marc, Paul par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 13 août 2013.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : Arch. FGE-CFDT : congrès fédéraux, présentation des candidats au bureau fédéral. — Gaz-Électricité, n° 55 (octobre 1954), 66 (novembre 1955), 72 (novembre 1956), 81 (novembre 1957), 99 (mai 1960), 144 (novembre 1964), 172 (décembre 1967), 191 (mai 1970), 211 (avril 1973), 228 (décembre 1975). — Notice fournie par l’intéressé. — État civil.

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