CHAVANNE Guy, Marc

Par Jacques Girault

Né le 21 avril 1935 à Pierre-Bénite (Rhône) ; professeur, puis directeur de coopérative ; militant et élu communiste de l’Ain, coopérateur ; maire d’Oyonnax (Ain) de 1977 à 1982, conseiller général (1976-1982).

Pupille de l’Assistance publique à partir de 1937, Guy Chavanne passa son enfance à Ordonnaz (Ain), dans le Bas-Bugey, chez un menuisier qui tenait un bar-tabac. Élève du collège de Belley (Ain), il entra en 1952 à l’École normale d’instituteurs de Bourg-en-Bresse mais n’acheva pas sa scolarité. Titulaire du baccalauréat (sciences expérimentales), il obtint à la faculté des Lettres de Lyon sa « Propédeutique » en Lettres modernes tout en étant surveillant chargé de cours puis maître auxiliaire à l’École nationale professionnelle d’Oyonnax à partir de 1956. Il effectua son service militaire (août 1961-mars 1963) dans les transmissions à Montélimar, Aubagne et Marseille. Il se maria en juillet 1961 à Oyonnax avec une secrétaire, fille d’un contremaître ; le couple eut deux enfants.
Après avoir été maître auxiliaire au collège Lumière d’Oyonnax en 1972-1973, puis une année au collège du lycée Bichat à Nantua (Ain), il quitta l’enseignement. À partir de septembre 1974, il fit partie de l’équipe dirigeante des coopérateurs de l’Ain qui fusionnèrent avec ceux du Jura et de la Savoie-Haute-Savoie. Il prit la direction de la nouvelle structure en 1978 avant la fusion de l’UDCA avec les coopérateurs de Saint-Étienne (Loire). De 1982 à 1984, il intégra le service « Vie coopérative » au siège de la Fédération nationale des coopératives de consommation à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Après le déclin des Coopérateurs, il dirigea une imprimerie à Échirolles (Isère), avant de devenir directeur administratif de la radio locale de Saint-Martin-d’Hères (Isère). Il participa à la création puis à la direction de l’Office du tourisme de Saint-Colomban-des-Villards (Savoie). Licencié économique en juillet 1991, chômeur, il obtint sa retraite en 1995.
Chavanne adhéra successivement au Syndicat national de l’enseignement technique en 1956, au Syndicat national de l’enseignement technique professionnel CGT et au Syndicat national des enseignements de second degré. Par la suite, il adhéra à l’UGICT.
Membre du Parti communiste depuis 1956, Chavanne militait au comité de la section d’Oyonnax, dont il devint le secrétaire, responsable de la propagande (1967-1977), chargé de la rédaction du journal local L’Éclaireur. Il entra directement au bureau de la fédération communiste en 1958 et y demeura jusqu’en 1985, responsable de la diffusion de l’Humanité puis de la propagande. Parallèlement, il militait dans le Mouvement de la paix et le Comité départemental d’action laïque.
Chavanne fut élu conseiller général du canton d’Oyonnax (mars 1976-mars 1982). Secrétaire du bureau de l’assemblée départementale que la droite dominait, il en présidait la commission des affaires économiques. Avec le groupe de la gauche unie, il obtint que les subventions soient accordées sur la base de critères précis et que soient mis en œuvre des programmes pluriannuels de travaux.
Chavanne devint maire d’Oyonnax en mars 1977 à la tête d’une liste d’union de la gauche. Il démissionna de ses fonctions en juillet 1982 pour intégrer la FNCC. Sous sa mandature, furent réalisés le centre culturel Aragon, une école de musique, un centre médico-sportif, le groupe scolaire de l’Églisette, un stade et une halle des sports comprenant un boulodrome municipal couvert. Pendant cette période, il présida le district urbain d’Oyonnax. Délégué départemental du Centre de formation des personnels communaux, il fut en outre membre de la délégation régionale de 1977 à 1995.
Chavanne fut candidat communiste aux élections législatives dans la circonscription de Belley-Nantua en 1973 (11 229, puis 22 035 voix sur 74 673 inscrits), en 1978 (15 127, puis 29 173 voix sur 87 018 inscrits) et en 1981. Il fut un des deux candidats titulaires communistes aux élections sénatoriales en 1980 et figurait sur la liste communiste pour les élections européennes.
Depuis 1984, Chavanne participa aux diverses tentatives d’élaboration d’un nouveau projet communiste. Après qu’il eut signé, comme 3 000 autres communistes, une pétition, publiée dans Le Monde des 23-24 mars 1986 demandant la tenue d’un congrès extraordinaire du PCF, sa carte d’adhérent ne lui fut pas remise.
En 2007, dans son témoignage, Chavanne pensait que « les perversions (staliniennes et autres) du Socialisme, pour l’avoir fait échouer et maudire parfois, ne le peuvent condamner définitivement ! Pas plus que ne sont mortes les idées de coopération et de mutuellisme vrai ! »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19728, notice CHAVANNE Guy, Marc par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 12 novembre 2008.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse. — Renseignements fournis par la mairie d’Oyonnax (I. Jouffroy) et par l’intéressé.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément