SAURIAC Céline, Célina [née AGOUST Jeanne, Marguerite, Cœlina]

Par Gauthier Langlois

Née le 17 juillet 1834 à Montpellier (Hérault), morte le 18 décembre 1906 à Paris (XVIe arr), a réédité les œuvres de son mari, le communiste Xavier Sauriac.

Fille d’Antoine (1806-ap. 1866), commis voyageur et d’Augustine Henry (1816-1885), Céline Agoust appartenait, du côté maternel à une famille très engagée dans le militantisme social et républicain. Son oncle, Fortuné Henry, adhéra à la plupart des mouvements de contestation sociale ou politique du Second Empire et des débuts de la République. Sa mère, aurait collaboré à des revues d’enseignement ainsi qu’à certains journaux « aux idées avancées ».

Installée avec sa mère à Livry-Gargan (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis), un village chic des environs de Paris, elle y rencontra Xavier Sauriac, un homme qui partageait l’idéal républicain et social de la famille. Elle l’épousa le 24 juin 1858 malgré la différence d’âge – elle avait alors 23 ans et lui 55 ans. Elle lui donna une fille, Béatrice, née en 1859 à Livry. Le couple s’installa ensuite dans une propriété, la ferme du Bresquet à Durance (Lot-et-Garonne), à une vingtaine de kilomètres du village natal du père de Xavier. Le couple vivait alors de ses rentes en compagnie de la sœur, la mère et la tante de Céline et de deux domestiques. Céline y résidait encore en 1877, six ans après la mort de son mari.

Les victoires des Républicains aux élections de 1877 et 1878 la poussèrent à reprendre le flambeau de son mari. Installée à Paris, elle procéda, entre 1878 et 1882, à plusieurs rééditions de l’ensemble des œuvres politiques de Xavier Sauriac. Pour la seconde édition du Catéchisme du prolétaire en 1882, elle écrivit cet avertissement manifestant son adhésion à l’idéologie communiste :
« Au moment où toutes les questions sociales sont à l’ordre du jour, je crois devoir faire paraître une édition nouvelle du Catéchisme du Prolétaire, publié en 1834 par le citoyen X. Sauriac, avec une témérité courageuse qui attira sur lui les persécutions du gouvernement. Cet essai servit de prélude à une œuvre plus étendue Un Système d’organisation sociale, publiée en 1850 par le hardi réformateur, auquel elle valut de nouvelles poursuites et de nouvelles condamnations. Le Catéchisme du Prolétaire, vrai manuel des classes opprimées, après avoir esquissé rapidement les griefs et les maux du prolétariat, arrive à une conclusion nette, définie, que les préjugés sociaux pourront peut-être retarder encore pendant un certain temps ; mais qui deviendra un jour nécessaire, inéluctable, et s’imposera fatalement aux réformateurs de l’avenir avec toute la force du droit préexistant, du droit imprescriptible. »

À son décès en 1906 elle résidait au 36, rue du Ranelagh à Paris (XVIe).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article197118, notice SAURIAC Céline, Célina [née AGOUST Jeanne, Marguerite, Cœlina] par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 18 novembre 2017, dernière modification le 27 février 2019.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : Geneanet. — Sauriac Xavier,Catéchisme du prolétaire, 2e édition, 1880 et 3e édition, 1882.

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