CHASSIOT Fernand, Émile, Léonard

Par Jacques Girault

Né le 6 novembre 1900 à Charost (Cher), mort le 9 mars 1994 à Ollioules (Var) ; instituteur ; militant syndicaliste au Maroc, puis dans le Cher ; conseiller communiste de l’Assemblée de l’Union française.

Fils de petits cultivateurs, Fernand Chassiot, titulaire du brevet supérieur, après son service militaire dans l’infanterie comme sergent (septembre 1920-septembre 1922), devint instituteur et adhéra au Syndicat national des instituteurs à partir d’octobre 1922. Nommé instituteur au Maroc en octobre 1923, il exerça successivement à Casablanca (1923-1925), à Marrakech (1925-1934) et de nouveau à Casablanca (1934-1947). Il fut mobilisé de septembre 1939 à juillet 1940 dans un régiment de Tirailleurs marocains. Franc-maçon de 1930 à 1936, socialiste SFIO, il démissionna des deux organisations en octobre 1936 pour adhérer au Parti communiste français « qui tentait de se former au Maroc », comme il l’expliquait plus tard.
Chassiot fut secrétaire de la sous-section du SNI de Casablanca (1936-1937 selon son témoignage, 1937-1940 selon A. Ayache). Membre du Secours rouge à partir de 1934, il prit position contre les accords de Munich au sein du SNI.
Chassiot participa à la reconstitution d’un « embryon de parti communiste » à partir d’août 1940 qui resta dans l’illégalité jusqu’en septembre 1943. Il fut suspendu de ses fonctions d’instituteur pour ancienne appartenance à la franc-maçonnerie en 1942. Il épousa en janvier 1945 à Casablanca Marie-Louise Sauveur, communiste, fille de communistes marocains.
Trésorier de l’Union générale des syndicats confédérés du Maroc, reconstituée le 13 juin 1943, il en devint le secrétaire général adjoint en mars 1944. Il adhérait aussi à l’association France-URSS dans la même période.
Pour des raisons de santé, Chassiot rentra en France en 1947 et obtint un poste d’instituteur à Bourges (Cher), à l’école de garçons de la rue Barbès. Proposé par la section d’outre-mer du PCF pour l’Assemblée de l’Union française en raison de son ancien militantisme syndical, il y siégea de 1948 à 1952. Il y intervint à plusieurs reprises, notamment pour protester contre la répression des manifestations ouvrières au Maroc.
Chassiot reprit un poste d’instituteur pour un an jusqu’à sa retraite. Secrétaire de la section communiste de Saint-Florent pendant plus de dix ans, il entra au comité de la fédération communiste du Cher en 1953 et le quitta après sa non-réélection par la conférence fédérale de 1962.
Chassiot avait participé au maintien en activité de la section communiste de Saint-Florent et, logiquement, sa candidature fut proposée pour le Conseil général dans le canton de Charost. Mais les responsables de la fédération lui préférèrent un autre candidat qui fut battu. Georges Gosnat*, qui suivait la fédération du Cher, estima alors que Chassiot n’avait pas insisté pour être candidat « de crainte que la section soit écartelée ».
Chassiot se retira à la fin des années 1950 dans le Var.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19574, notice CHASSIOT Fernand, Émile, Léonard par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse marocaine. — Notice DBMOF, par A. Ayache.

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