CHARTRAIN Marcel, Léon

Par Jacques Girault

Né le 30 avril 1924 à Flacey (Eure-et-Loir), mort le 27 septembre 2014 au Coudray (Eure-et-Loir) ; instituteur ; dirigeant de la fédération communiste d’Eure-et-Loir.

Fils de petit fermier en Beauce, d’opinions radical-socialistes qui avaient cinq enfants, Marcel Chartrain fut seulement baptisé. Boursier, élève du cours complémentaire de Bonneval, il réussit le concours de l’École normale d’instituteurs enn 1940 et effectua sa scolarité au lycée Marceau de Chartres. Titulaire du baccalauréat, détaché pour l’enseignement de l’éducation physique au lycée Marceau (1945-1946), sportif de haut niveau, il devint instituteur dans plusieurs postes (Allonnes, 1946-1950, Ermenonville-la-Grande par Bailleau-le-Pin, 1950-1952 en classe unique, Luisant, 1952-1960) avant d’être nommé à Chartres où il n’avait cessé d’habiter. Il enseigna comme professeur d’enseignement général aux collèges de la Cathédrale (1960-1967), Marceau (1968-1970), Hélène Boucher (1970-1975) avant de devenir directeur-adjoint du collège Châteaurenault de 1975 à sa retraite en 1982.
Adhérent au Syndicat national des instituteurs depuis 1946, Chartrain fut responsable cantonal (octobre 1947-juillet 1949). Dans les années 1960, il milita dans l’association des parents d’élèves du lycée Hélène Boucher de Chartres. De tout temps, il s’engagea dans les actions des œuvres laïques.
Chartrain adhéra au Parti communiste français le 14 juillet 1945 à La Bazoche-Gouët et participa au festival de la jeunesse de Prague en 1947. Secrétaire fondateur de la section communiste de Voves (octobre 1946-février 1948), il devint secrétaire de la fédération communiste, responsable de la propagande en 1948. L’année suivante, il resta membre du bureau fédéral et redevint deuxième secrétaire fédéral en 1950, chargé de l’organisation jusqu’en 1964. En 1962, il devint quatrième secrétaire fédéral, puis à partir de 1964, simplement membre du bureau fédéral jusqu’en 1968, puis du comité fédéral, responsable à la jeunesse. Il ne fut pas réélu en 1970 pour des raisons familiales.
Chartrain avait épousé uniquement civilement en juillet 1953 à Luisant Georgette Guillot, coiffeuse, fille d’un maréchal-ferrant, qui fut membre de la commission fédérale de contrôle financier de 1956 à 1960. Elle était aussi secrétaire départementale de l’Union des femmes françaises. Le couple eut huit enfants.
Conseiller municipal de Luisant jusqu’en 2001, Chartrain fut candidat aux élections pour le conseil général dans le canton de Chartres-Sud en 1955. Sur 14 008 inscrits, il arrivait en troisième position avec 1 151 voix. Candidat en 1958 dans le canton de Bonneval, il fut à nouveau en lice en 1961 et en 1967 à Chartres-Sud.
En 1958, Chartrain fut le candidat communiste aux élections législatives dans la 1re circonscription de Chartres, tout comme en 1962, où il obtint 6 091 voix sur 55 420 inscrits. En 1967, il était candidat suppléant.
Toujours membre du PCF en 2006, Chartrain était responsable au conseil de la vie sociale de la Nouvelle association française des scléroses en plaques.
Un hommage lui fut rendu au crématorium de Mainvilliers selon l’Humanité du 1er octobre 2014 qui annonça son décès dans son “Carnet“.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19541, notice CHARTRAIN Marcel, Léon par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 9 octobre 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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