Né le 20 mai 1907 à Pskow (Russie) ; élève ingénieur à Grenoble (Isère) ; membre du PCF.

Né dans un famille juive, fils d’un commis chez un marchand de blé puis marchand lui-même, Léo Rubin fut élevé à Oulismvec (Timbirsc). Il fit des études au lycée qu’il termina en 1924 dans l’école secondaire soviétique. Son père était entré dans l’administration soviétique mais le NEP l’incita à reprendre un petit commerce. La situation sociale de sa famille ne lui permit pas d’accéder à l’enseignement supérieur. Il tenta alors d’entrer en usine avec l’idée de prolétariser son image mais il n’obtint pas d’embauche et décida de partir faire des études à l’étranger pour être ingénieur. Il partit sans autorisation ce qui compromit sa possibilité de revenir.
En 1926, il fut admis à l’Institut électro-techinque de Grenoble. Il travailla aussi comme manœuvre dans les usines de la métallurgie locale, jusqu’à l’obtention de son diplôme en 1930.
Il avait adhéré dès 1926 à l’Union fédérale des étudiants (proche du Parti communiste) et lisait l’Humanité. En 1931, il milita à l’Union de rapatriement en URSS (voir Alexandre Tveritinoff), au Secours rouge puis en 1933 au Parti communiste.
Il demanda en janvier 1934 à revenir en URSS pour y travailler comme ingénieur. Le Parti communiste émis un avis défavorable à sa demande de départ en URSS. Le cas de Paul Belooussoff, président de l’Union de rapatriement en URSS, témoigne de la répression dont furent victimes ceux qui revinrent.
On ne connait pas son devenir.

SOURCES : RASPI, Moscou, autobiographie du 20 janvier 1834 (nous ne connaissons rien en dehors de son récit et de son évaluation par la commission des cadres).
Bibliographie : Claude Pennetier et Bernard Pudal (sd), Autobiographies, autocritiques, aveux dans le monde communiste, Belin, 2002. — Claude Pennetier et Bernard Pudal (sd), Le Sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du "moi", Presse universitaires de Rennes, 2014. — Bernard Pudal, Claude Pennetier, Le Souffle d’octobre 1917. L’engagement des communistes français, Les éditions de l’Atelier, 2017 : le chapitre 8 lui est consacré.

Claude Pennetier

Version imprimable de cet article Version imprimable