MACE Armand, Michel, Charles dit Madin [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit

Né le 23 septembre 1903 à Paris (Xe arr.), correcteur, journaliste, rédacteur au Libertaire et à SIA.

Marié le 29 décembre 1925 à Paris (XVe arr.) à Suzanne Jadin, licencié en Lettres, Armand Mace suivit les cours de l’École des arts décoratifs. Il exerça la profession de peintre décorateur, qu’il dut abandonner pour raison de santé.
Depuis 1929, il était domicilié 23 bis boulevard Brune à Paris (XIVe arr.)
Il collabora aux publications Travail et loisirs, aux Carnets de la semaine, La Liberté et Vendémiaire dont il fut le secrétaire de rédaction.
Membre de l’Union Anarchiste (UA), Armand Macé avait été admis au syndicat CGT des correcteurs le 24 octobre 1931. Il rédigea à partir du 29 mai 1933 et jusqu’au 22 février 1935, plusieurs articles, sous le pseudonyme de A. Madin dans le Libertaire, l’organe hebdomadaire de l’Union Anarchiste.
En juin 1934, il entra comme correcteur au quotidien Le Jour, nommé rédacteur par la suite, il ne quitta ce journal, à Clermont-Ferrand, qu’à sa disparition le 31 mars 1942.
Il fut réformé en 1936, pour tuberculose pulmonaire.
Il fut membre du comité syndical des correcteurs de 1936 à 1940 et secrétaire adjoint en 1937 et 1938.
Il collabora à cette époque à l’hebdomadaire trilingue (français, espagnol, italien) SIA (Paris, 38 numéros du 10 novembre 1938 au 3 août 1939) organe de la Solidarité Internationale Antifasciste dont les principaux responsables en France étaient Louis Lecoin, Nicolas Faucier et Vintrigner.
Durant l’occupation, Armand Macé fut agent de renseignements à l’État major des FFI du Réseau Micromégas, après avoir été « fervent pétainiste » selon des propos de Louis Anderson, ancien rédacteur au Libertaire (note de police du 14 avril 1943)
Dès la Libération, il fut rédacteur en chef de Ceux du maquis qui parut le 22 octobre 1944 et qui disparut en février 1946. Il fut décoré de la Croix de guerre 1939-1945.
Il participa en 1945-1946 et 1947, en qualité de reporter, puis de rédacteur en chef adjoint à La Dépêche de Paris puis à Reflets de la semaine, à Le Clou, La Seine, aux Nouvelles littéraires en 1948 et de 1945 à septembre 1951 à L’Aurore. Il aurait été licencié de ce journal, pour faute professionnelle, mais selon sa version, il aurait quitté l’Aurore de son plein gré, n’étant plus d’accord sur la ligne politique suivie. Il collabora occasionnellement à Paris-Match et à France Documents.
En avril 1952, il entra au Parisien libéré.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article192404, notice MACE Armand, Michel, Charles dit Madin [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, Dominique Petit, version mise en ligne le 19 mai 2017, dernière modification le 18 janvier 2019.

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit

SOURCES : Le Syndicat des correcteurs de Paris et de la région parisienne : 1881-1973 par Yves Blondeau — Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983. par R. Bianco Aix-Marseille, 1987. — Arch. Préf. Pol. 1 W 194.

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