LAIR Raymond, Eugène

Par Philippe Wilmouth

Né le 28 septembre 1926 à Metz (Moselle), mort en action le 22 août 1944 à Le Pizou (Dordogne) ; résistant AS-FFI.

Il habitait Metz. Son père était gendarme. Réfugié en Dordogne, engagé dans le bataillon Violette (René Tallet) qui rassemblait les maquis de Thiviers et Chalus sous les ordres de René Tallet, il était 2ème caporal de la 12ème Cie commandée par le capitaine Selvez.
Le 22 août 1944, la compagnie attaqua les troupes allemandes du colonel Sternkopf parties de Périgueux vers Libourne. Dès 5 heures, “Violette” disposa ses hommes sur la rive droite de l’Isle entre Le Pizou et Saint-Antoine (Dordogne). Lorsque la tête de la colonne allemande arriva au niveau de Saint Antoine, les diverses unités du bataillon “Violette” ouvrirent le feu. La surprise fut totale ; la colonne allemande fut stoppée. Le combat dura toute la matinée. Cependant, l’ennemi se ressaisit et s’organisa. Dans l’après-midi, il reprit le pont de Saint Antoine mais fut repoussé par les hommes du sous-lieutenant Schalk. La troupe allemande décida alors de se replier et la colonne reprit sa route vers Libourne. Raymond Lair fut tué alors qu’il voulait ramener un camarade touché. Il est l’une des neuf victimes de ces combats qui figurent sur un monument à Le Pizou et à Salagnac. Il fut cité le 15 janvier 1945 à titre posthume.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article191378, notice LAIR Raymond, Eugène par Philippe Wilmouth, version mise en ligne le 10 avril 2017, dernière modification le 10 avril 2017.

Par Philippe Wilmouth

SOURCES : AVCC, dossier statut. — Le Lorrain, 24 février 1945. — Capitaine Fred et Guy Lapeyronnie, Brigade Rac, Armée Secrète Dordogne-Nord, auto-édité, Saint-Yriex,1977.— site officiel de la commune de Le Pizou.

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