MADROLLE Ferdinand, Clément

Par Jean-Luc Labbé

Militant démocrate socialiste à Châteauroux (Indre) ; maréchal-ferrant et cabaretier né vers 1806 à Vicq-sur-Nahon (Indre) ; Arrêté en décembre 1851, déporté en Algérie en 1858.

Militant depuis les débuts de la Seconde République et suite au coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1851, Ferdinand Madrolle fut arrêté pour appartenance à une association interdite, La Solidarité républicaine, et qualifié de « propagandiste dangereux ». Le Procureur de Châteauroux prononça une peine de déportation en Algérie, peine ramenée à une assignation à résidence et surveillance à Châteauroux par la commission Canrobert.
En 1858, suite à la nouvelle vague de répression qui suivit l’attentat d’Orsini contre l’Empereur à Paris, Madrolle, qui était toujours sous surveillance, fut une nouvelle fois arrêté et cette fois-ci bel et bien déporté en Algérie. Rentré un an plus tard, Ferdinand Madrolle était toujours sous surveillance étroite en août 1861, date à laquelle le commissaire de police le disait « influent sur la classe ouvrière et à « arrêter » » à la première incartade.
Ferdinand Madrolle décéda en 1871 à Châteauroux. Lors de la mise en œuvre de la loi d’indemnisation votée par la République en 1882, la famille de Ferdinand Madrolle perçut des rentes annuelles : 400 Francs pour sa veuve née Lance Symphorienne à Châteauroux, 100 Francs pour sa fille Céline cigarière à la manufacture des tabacs, 100 Francs pour son fils Ferdinand maréchal-ferrant à Châteauroux, sa fille Marie femme de chambre à Paris et son fils Pierre maréchal-ferrant à Neuilly-sur-Seine.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article191343, notice MADROLLE Ferdinand, Clément par Jean-Luc Labbé, version mise en ligne le 9 avril 2017, dernière modification le 18 décembre 2017.

Par Jean-Luc Labbé

SOURCES : B. Moreau, Marianne bâillonnée, Points d’ancrage 2002. – L’Echo des Marchés, octobre 1882. – Arch. Dép. Cher 2U233. - Arch. dep. Indre, M2669.

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