Nous signalons la parution de l’ouvrage de Bernard Pudal et Claude Pennetier, Le Souffle d’Octobre 1917. L’engagement des communistes français., Éditions de l’Atelier.

Présentation de l’éditeur :

Qui étaient ceux qui ont cru à cette révolution d’Octobre 1917 qui allait bouleverser le cours du XXème siècle ? Alors que la Première Guerre mondiale signe, par les dizaines de millions de victimes qu’elle génère, l’échec d’un vieux monde, un nouveau pouvoir se réclamant du peuple et de la classe ouvrière se met en place en Russie. L’événement ébranle le mouvement socialiste, les courants anarchistes, le syndicalisme, le monde intellectuel. Chacun doit prendre parti. En France, une majorité de la Section française de l’Internationale ouvrière prend fait et cause pour le communisme, la CGT se scinde. On connaît bien les débats auxquels donnèrent lieu ces partitions, on connaît peu en revanche les motivations personnelles de ceux qui épousèrent la cause de cette révolution inédite. Provenaient-ils tous des mêmes sphères idéologiques ? Pourquoi un paysan, un métallurgiste, une ouvrière illettrée, un anarchiste, un catholique, une juive, un "indigène" algérien, un philosophe, un écrivain se retrouvent-ils tous, à un moment de leur vie, séduits par la nouvelle espérance née d’Octobre 17 ? En retraçant leurs itinéraires, grâce à leurs autobiographies, exercice obligé au sein du Parti communiste, Bernard Pudal et Claude Pennetier, co-auteurs du Siècle des communismes (Atelier, 2000), mettent en évidence les motivations multiples d’hommes et de femmes qui ont décidé de vouer leur existence au Parti de la Révolution d’Octobre. On découvre ainsi, au fil des autobiographies, la diversité des ressorts sociaux et intimes de ces adhésions, leur étonnante singularité en même temps que le poids de la discipline que leur impose un système politique inédit. Le récit et l’analyse fouillée de ces trajectoires communistes provenant des horizons sociaux et idéologiques les plus divers permet de jeter un regard nouveau sur ce que fut le système communiste. Non pas seulement un système essentiellement motivé par l’élimination physique des ennemis de classe ni une simple illusion, mais une "socio-biocratie" : un système reposant sur le pouvoir d’une élite issue du peuple.
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