BÉROS Georges, Louis, François

Par Jacques Girault

Né le 27 juin 1901 à Ayzieu (Gers), mort le 13 février 1974 à Bordeaux (Gironde) ; professeur en Gironde ; membre du Conseil de l’enseignement du premier degré.

Fils d’instituteurs, frère cadet d’Edmond Béros, Georges Béros, élève de l’école primaire supérieure de Mirande, entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Tarbes (Hautes-Pyrénées) en 1917 dans le contingent du Gers où il servit d’auxiliaire de vie à son frère Edmond revenu du front, amputé d’une jambe. Il bénéficia d’une quatrième année à partir d’octobre 1920 à l’ENI de Lyon et d’une prolongation de son sursis militaire jusqu’en 1924. Après avoir été reçu à la première partie du certificat d’aptitude au professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures, nommé instituteur adjoint à l’EPS de Martel, sa bourse étant renouvelée, il préféra ne pas rejoindre ce poste et réussit le concours d’entrée à l’École normale supérieure primaire de Saint-Cloud en 1922 (section littéraire).
Il épousa en août 1926 Jeanne, Alice, Noëlie Lautier, née le 21 décembre 1902 à Saint-Soulan (Gers). Fille d’un gendarme à cheval qui était diminué physiquement par les conséquences de la Grande Guerre, elle ne put faire les études supérieures d’espagnol qu’elle envisageait, et, devint institutrice d’école maternelle à Samatan (Gers). Le couple eut deux filles.
Nommé en 1924 professeur d’histoire et de géographie à l’ENI d’Auch (Gers), Georges Béros y enseigna aussi le français et l’espagnol. Il effectua le service militaire (novembre 1925-novembre 1926) à l’Ecole d’administration militaire à Vincennes (Seine) et en sortit comme officier d’administration de 3e classe de réserve. Il obtint sa mutation en 1930 à l’ENI de Saint-André-de-Cubzac (Gironde). Il attachait, selon les inspecteurs, une grande attention à la formation professionnelle et à l’organisation des loisirs dirigés.
Militant socialiste SFIO, « sans violence », il participa avec son épouse aux actions militantes dans les années 1930 en Gironde. Ils soutinrent activement les républicains espagnols et organisèrent leur accueil.
Mobilisé à Nantes (Loire-Inférieure/Atlantique) au début de la guerre comme lieutenant d’Intendance, fait prisonnier le 20 juin 1940, il resta en captivité en Prusse jusqu’en juillet 1945. A partir de 1940, son épouse remplaça des enseignants d’espagnol dans des cours complémentaires. De retour en Gironde, il reprit son poste à l’ENI de Château-Bourran à Mérignac (Gironde) où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1965.
Membre du Syndicat national des instituteurs puis du Syndicat des professeurs d’écoles normales adhérent à la Fédération générale de l’enseignement (CGT) puis à la Fédération de l’Éducation nationale (1948), il fut désigné en 1946 pour siéger comme suppléant au Conseil de l’enseignement du premier degré. Toujours militant socialiste SFIO, il habitait depuis 1937, 76 rue Jean Soula, à Bordeaux où son épouse était institutrice.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article190879, notice BÉROS Georges, Louis, François par Jacques Girault, version mise en ligne le 26 mars 2017, dernière modification le 2 avril 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/23564/A, 28416. — Arch. Dép. Gers, registres matricule 1921. — Renseignements fournis par la fille de l’intéressé. — Notes d’Alain Dalançon.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément