MORLEC Jean, François, Raymond, Albert

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 9 octobre 1919 à Lanvénégen (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 11 ou le 12 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; cultivateur ; résistant ; FTPF-FFI.

Jean Morlec
Jean Morlec
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis

Jean Morlec était le fils de Jean Louis Morlec, cultivateur, décédé, et de Jeanne Marie Louise Le Guilcher, cultivatrice à Lanvénégen (Morbihan). Célibataire, il exploitait la ferme aux cotés de sa mère.

Il s’engagea dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au sein du 2e Bataillon FTPF, devenu le 11e Bataillon FFI (Forces françaises de l’intérieur) du Morbihan, commandé par Carrion Roque, ancien officier de l’Armée de l’Air républicaine espagnole [pseudonyme dans la Résistance : commandant Icare]. Il appartenait à la 2e compagnie commandée par Louis Gallo. Arrêté avec plusieurs camarades le 23 mai 1944 à Lanvénégen, il fut incarcéré à Quimperlé (Finistère) dans la prison dite du Bel Air installée dans l’ancien couvent des Ursulines devenu aujourd’hui le collège Jules Ferry.

Selon les archives allemandes déposées à Arolsen en 1971, Jean Morlec a été condamné à mort le 9 juin 1944 pour activité de franc-tireur par le tribunal militaire allemand de la 265e Division d’infanterie de Quimperlé, en même temps que Fernand Evennou, François Henriot, René Le Duigou, François Le Gallic, Jean Le Meste, Georges Le Moëne, Louis Mahot, André Mauvaise, Lucien Perron, Georges Poulhalec et Joseph Riou. Transférés dans la citadelle de Port-Louis, ils y ont été fusillés les 11 et 12 juin 1944.

L’acte de décès numéro 34 dressé en mairie de Port-Louis le 18 juillet 1945 déclare que le corps de Jean Morlec a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis et qu’il n’a été identifié officiellement que le 14 juin 1945.

Jean Morlec a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume, ainsiq que la Médaille de la Résistance par décret du 11 juillet 1958, publié au JO du 16 juillet 1958.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Morlec est inscrit sur le mur du Mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
Il figure aussi, sous son deuxième prénom « François », sur la liste des « Fusillés » du monument aux morts de Lanvénégen.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article190652, notice MORLEC Jean, François, Raymond, Albert par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 21 mars 2017, dernière modification le 24 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Jean Morlec
Jean Morlec
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
Sur le monument aux morts de Lanvénégen
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : Arolsen-International Center on Nazi Persecution, archives allemandes versées le 14 juillet 1971 : liste des personnes arrêtées, jugées et condamnées en mai et juin 1944 (Morlec François). — AVCC, Caen, 21 P 265986. — SHD, Vincennes, GR P 431946. — Arch. Dép. Morbihan, 2 W 15 920. — Centre d’animation historique du pays de Port-Louis (photo). — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — Mémorial GenWeb. — Site des Amis de la Résistance du Morbihan. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

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