HENRIOT François, Louis, Marie

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 9 septembre 1920 à Querrien (Finistère), fusillé le 11 ou le 12 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan), suite à une condamnation à mort ; quartier-maître radio ; résistant ; FFI.

François Henriot
François Henriot
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis

François Henriot était le fils d’Étienne Henriot et de Françoise Guernalec, cultivateurs à Kernone en Querrien (Finistère). Célibataire, exerçant la profession de quartier-maître radio dans la Marine nationale, il avait été mis en congé d’armistice, était revenu s’installer chez ses parents et participait aux travaux de la ferme.

Selon une lettre adressée le 10 août 1963 par le préfet du Finistère au directeur interdépartemental des Anciens combattants et victimes de guerre à Rennes, François Henriot, François Le Gallic et René Le Duigou qui appartenaient tous les trois à l’Harmonie des Paotred de Querrien, leur commune de résidence, avaient rejoint un groupe de résistants de Lanvénégen (Morbihan). Au cours de la nuit du 23 au 24 mai 1944, le village de Kernone en Querrien a été cerné par des soldats allemands. Ils ont été arrêtés et eux seuls, à leur domicile, sans doute sur dénonciation, et ont été incarcérés à Quimperlé (Finistère) dans la prison dite du Bel Air installée dans l’ancien couvent des Ursulines devenu aujourd’hui le collège Jules Ferry.

Selon les archives allemandes déposées à Arolsen en 1971, François Henriot a été condamné à mort le 9 juin 1944 pour activité de franc-tireur par le tribunal militaire allemand de la 265e Division d’infanterie de Quimperlé, en même temps que Fernand Evennou, René Le Duigou, François Le Gallic, Jean Le Meste, Georges Le Moëne, Louis Mahot, André Mauvaise, Jean Morlec, Lucien Perron, Georges Poulhalec et Joseph Riou. Transférés dans la citadelle de Port-Louis, ils y ont été fusillés les 11 et 12 juin 1944.

L’acte de décès numéro 56, dressé en mairie de Port-Louis le 6 août 1945, déclare que le corps de François Henriot a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis, et qu’il n’a été identifié que le 6 août 1945.

François Henriot a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI

Dans le Morbihan, le nom de François Henriot est inscrit sur le mur du Mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
Dans le Finistère, il figure sur le monument aux morts de Querrien.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article190609, notice HENRIOT François, Louis, Marie par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 2 juillet 2017, dernière modification le 24 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

François Henriot
François Henriot
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le monument aux morts de Querrien
Sur le monument aux morts de Querrien
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : Arolsen-International Center on Nazi Persecution, archives allemandes versées le 14 juillet 1971 : liste des personnes arrêtées, jugées et condamnées en mai et juin 1944. — AVCC, Caen, 21 P 462 487. — SHD, Vincennes, GR 16 P 290058. — Centre d’animation historique du pays de Port-Louis (photo). — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

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