CHOPIN Jean, Baptiste

Par Didier Bigorgne

Né le 19 juillet 1877 à Chagny (Ardennes), mort le 26 octobre 1960 à Neuville-les-Vaucouleurs (Meuse) ; instituteur, puis professeur de l’enseignement technique ; syndicaliste, militant socialiste et associatif ; secrétaire départementale du Cartel des services publics CGT (1931-1932) ; maire adjoint de Charleville (1929-1940, puis 1944-1959).

Jean Chopin était le fils de Jean-Baptiste Chopin, tourneur sur bois, et de Marguerite Bourdier, sans profession. Après de brillantes études à l’École normale d’instituteurs de Charleville, il devint instituteur. En 1912, il fut nommé professeur de l’enseignement technique à l’École pratique de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat rural de Charleville. Il y enseigna jusqu’en 1934, année où il partit à la retraite. Le 30 octobre 1900, il avait épousé Marie Marthe Élise Duguet, sans profession, à Chagny ; de cette union naquit un garçon.
Jean Chopin, qui avait adhéré au Parti socialiste SFIO, milita toute sa vie à la section " L’Étincelle" de Charleville. Membre de la commission de contrôle de la Fédération socialiste des Ardennes de 1926 à 1932, il fut élu sur la liste du Cartel des gauches qui remporta la victoire aux élections municipales des 5 et 12 mai 1929 à Charleville ; il devint alors quatrième adjoint au maire socialiste Charles Boutet. Les 18 et 25 octobre 1931, Jean Chopin représenta son parti aux élections pour le conseil général dans le canton d’Omont : il recueillit 278 suffrages sur 961 inscrits et 847 votants au premier tour, 418 voix sur 862 votants au scrutin de ballottage. Réélu conseiller municipal de Charleville le 12 mai 1935, il occupa alors le poste de deuxième adjoint jusqu’à sa révocation par le gouvernement en 1940.
Dans le même temps, Jean Chopin vécut d’autres engagements. Sur le plan syndical, il fut secrétaire du Cartel des services publics confédérés à partir de 1931. La même année, il succéda à Jacques Bozzi au poste de secrétaire de la section de Charleville de la Ligue des droits de l’homme. Jean Chopin s’investit surtout dans les associations post-scolaires. Directeur de la colonie de vacances " La Vénerie" à Signy-l’Abbaye (Ardennes) en 1929, il œuvra pour l’enfance lors de ses mandats municipaux en créant une école de plein air et un patronage communal à la ville de Charleville.
A la Libération, Jean Chopin redevint conseiller municipal de Charleville et retrouva son poste d’adjoint. Aux élections municipales d’avril-mai 1945, il fut réélu sur la liste républicaine d’Union démocratique composé en majorité de candidats socialistes et communistes et devint premier adjoint au maire socialiste Jacques Bozzi. Il le demeura jusqu’au scrutin du 8 mars 1959, auquel il ne se représenta pas. Lors de ses trois mandats, il fut successivement responsable de l’Enseignement de 1945 à 1947, des Travaux de 1947 à 1953 et des Finances de 1953 à 1959. Toujours très attaché et dévoué à l’enfance, Jean Chopin mit en place les garderies municipales et se consacra à l’acquisition de la propriété du Château des Fées qui devint une colonie de vacances. Malgré sa tâche élective, il resta un militant actif du Parti socialiste SFIO des Ardennes en siégeant à sa commission exécutive de 1950 à 1959.
Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur depuis 1954, Jean Chopin était veuf quand il mourut chez son fils installé dans le département de la Meuse. Il fut inhumé le 28 octobre 1960 à Vendresse (Ardennes).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article190131, notice CHOPIN Jean, Baptiste par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 4 mars 2017, dernière modification le 6 mars 2017.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : A.D des Ardennes 3M 7, 8 et 9. — Le Socialiste Ardennais, 1926 à 1935. — Le Réveil ardennais, 28 octobre 1960. — L’Ardennais, 16 avril 1954 et 28 octobre 1960. — État-civil de Chagny et de Neuville-les-Vaucouleurs.

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