Née le 25 février 1899 à Brélévenez, commune rattachée depuis à Lannion (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), morte le 22 septembre 1963 à La Penne-sur-Huveaune (Bouches-du-Rhône) ; syndicaliste et communiste, membre de la commission exécutive (1931-1933) et du bureau (1931-1933) de la CGTU, responsable « femme » de la CGTU, du PCF et du mouvement communiste international, secrétaire générale du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme.

Tribune de congrès avec Cilly Vassart, Maria Rabaté et Bernadette Cattanéo
Collection Cattanéo
Bernadette Cattanéo en URSS en 1929
Collection Cattanéo
Manifestation vers 1936 : Cilly Vassart, ?, Bernadette Cattanéo, Maria Rabaté
Bernadette Cattanéo, La Passionaria, Cilly Vassart, à Bruxelles pour le rassemblement universel pour la paix (sept 1936).
Dédicace de Tasca, 1952, sur son livre Les communistes français
Dédicace de Rossi (Tasca) de son livre sur Les Cahiers du Bolchevisme : "A Bernadette Cattanéo, complice et victime de la diffusion de ce livre", 5 mars 1952.
Notes de Bernadette Cattanéo sur Kollontai
École centrale des femmes, 1938
Le père de Bernadette Le Loarer, Jean Marie, un paysan devenu cheminot à Paris, fut tué dans un accident de chemin de fer alors qu’elle n’avait que cinq ans et n’avait pas suivi son père dans la capitale ; sa mère, Marie Ollivier, une paysanne pauvre, illettrée, connaissait à peine le français. Bernadette elle-même parlait et écrivait le breton. Elles furent recueillies dans la ferme de la grand-mère à la mort du père. C’est cette mère bretonnante qui la suivra à Paris et élèvera les enfants pendant les séjours de Bernadette en province et en Russie.
Bernadette Le Loarer alla à l’école primaire jusqu’à l’âge de douze ans et eut un instituteur « socialiste anticlérical » qui l’influença considérablement. Dans ce pays où on était, disait-elle, blanc ou rouge selon qu’on allait à l’église ou non, et alors que sa famille était très croyante, son maître lui conseilla des lectures de philosophes du XVIIIe siècle et des romanciers du XIXe qu’elle « dévorait » avidement et qui lui permirent d’acquérir « une instruction moyenne ». « C’est ainsi que je connus les Voltaire, les Renan, les Jean-Jacques Rousseau, Diderot, Victor Hugo pèle mêle avec Georges Sand, Loti et un grand nombre de romans sociaux, Zola en particulier » (autobiographie rédigée à Moscou en mars 1937). Elle suivit des cours de coupe et de couture dans un cloître de religieuses à Bégard, puis partit à Rennes où elle fréquenta des milieux universitaires. Cet épisode raconté par son fils ne manque pas de surprendre, car elle ne semble pas disposer des diplômes qui permettent de suivre une scolarité universitaire ; elle disait avoir suivi les cours d’Anatole Le Bras. La suite de son itinéraire confirme un goût pour les rencontres avec des intellectuels. Elle vint à Paris en 1919 et fréquenta les milieux dadaïstes (témoignage de son fils). Elle travailla un peu dans la confection, puis dans un journal de Bourse et enfin à la « Pharmacie » rue de Rome, qui fabriquait des médicaments et où elle s’occupa, comme chef de service, du Journal des médecins. Elle y connut son futur mari, Jean-Baptiste Cattanéo qui, après avoir travaillé dans des banques, était entré comme comptable dans cette pharmacie, et l’épousa le 10 octobre 1922 à Paris (XIIe arr.). Ils eurent deux enfants : une fille née le 5 décembre 1921 qui devint médecin et un garçon, Jean-Bernard, né le 18 novembre 1922 qui devint ingénieur. La famille habitait à Clamart. Bernadette Cattanéo et son mari adhérèrent au Parti communiste à la fin de 1923 à la suite de la campagne contre l’occupation de la Ruhr et un discours de Paul Vaillant-Couturier.
Dès son entrée au Parti communiste, Bernadette Cattanéo prit la parole sur les questions féminines à l’occasion des élections législatives de 1924 et des municipales de 1925. Elle suivit des cours à l’école du parti (elle se rappelait ceux de Marie Dubois*). Elle forma, avec son mari, une cellule à la Pharmacie et à la fin de 1924, prit la tête d’une grève sur le paiement des heures supplémentaires. Tous les grévistes furent licenciés. Chômeurs au début 1925, les Cattanéo, signalés par leur ex-patron qui présidait le syndicat patronal des pharmaciens, ne pouvaient retrouver du travail. Elle entra alors en avril 1925 à La Vie ouvrière comme rédactrice et son mari devint comptable à la CGTU. Gaston Monmousseau fut sa grande référence. Elle milita activement au PC et à la CGTU. Dans le parti, elle participa à la transformation des sections en cellules et se trouva à la direction du 35e rayon (qui deviendra le 1er rayon). Elle prit la parole lors de la grève des usines d’aviation Bréguet. Elle devint membre dès cette époque de la commission féminine du PC. Simultanément, elle fut également à la commission féminine de la CGTU, en devint secrétaire en 1929, réélue en 1932 et 1933, et entra dans le comité de rédaction de l’Ouvrière. Elle était, en 1926, secrétaire du Syndicat unitaire des employés et secrétaire adjointe de la fédération. Elle participa à l’organisation de nombreuses grèves qu’elle énumérait dans ses autobiographies de 1931 et 1937, entre autres : les bretelles Guyot, les banques, au chocolat Meunier, à Citroën, aux textiles de Rouen, chez Darnetal, dans la région troyenne, à Voiron et Tarare, à Morez chez les lunetiers, chez les mineurs du Nord, les dockers de Dunkerque, etc. Elle assista aux IVe, Ve, VIe, VIIe et VIIIe congrès de la CGTU, comme représentante des femmes syndiquées ou des employés. Elle entra au bureau confédéral lors du VIe congrès de novembre 1931 mais fut remplacée par Georgette Bodineau* au VIIe. Déjà présente en URSS le 5 avril 1928 au 4e congrès de l’ISR (elle y vit Staline), elle conduisit en URSS une délégation de la CGTU lors du 12e anniversaire de la Révolution en 1929 et fut élue en novembre 1930 au conseil central de l’ISR au VIe congrès. Elle fit onze séjours en URSS. Ses deux enfants fréquentèrent les pionniers puis les Jeunesses communistes dans le XIXe arr.
Au Parti communiste, Bernadette Cattanéo fut successivement affectée aux cellules de l’hôpital Tenon (comme secrétaire), de la métallurgie du XXe arr., de Citroën et enfin de l’Imprimerie des syndicats. Elle représenta son parti dans les actions en direction des femmes (par exemple pour le droit de vote). Mais elle reçut un blâme, non public, pour avoir participé à la dissolution de l’Union des femmes contre la misère et la guerre, croyant que le parti était d’accord (Cilly Vassart le représentait à cette occasion) alors que le secrétariat y était opposé. Elle fit, en 1938, un cours à l’école centrale des femmes sur le mouvement féminin en France. Le rapporteur nota la très grosse documentation qu’elle apporta mais regretta la forme de ce cours trop long (deux heures) à la conclusion bâclée. Au congrès de Villeurbanne de 1936, elle fut élue membre de la commission centrale de contrôle financier et réélue au congrès d’Arles en 1937.
Bernadette Cattanéo et son mari recevaient chez eux de nombreux kominterniens : Sméral, Togliatti, Ben Ali, Stassova, Maria Rabaté, Jules Dumont qui la chargea de ses enfants (témoignage de son fils).
Son activité fut très importante sur le plan international. En 1934, Dimitrov se tourna vers elle pour structurer un mouvement mondial des femmes contre la guerre. Elle fut chargée, par le PC et la CGTU, de participer, comme membre du comité national d’Amsterdam-Pleyel, à la préparation du congrès mondial des femmes contre la guerre et le fascisme du 4 au 7 août 1934. Elle y présida la commission politique et fut nommée secrétaire générale du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme. Elle se consacra à organiser et « stabiliser politiquement » le comité français qui atteignit en deux ans 200 000 membres dans 2 000 comités. Elle se trouva par ailleurs à la direction de divers comités mondiaux tels qu’un Comité d’entente et de coordination des organisations féminines internationales constitué à Genève, un Comité d’entente pour les droits, un Comité pour la paix. Par ailleurs, elle était à la direction du Rassemblement universel pour la paix où elle œuvra, à Genève, à l’organisation de la commission féminine. Elle obtint la collaboration d’Isabelle Blume des femmes socialistes belges et de la fille du député socialiste Huysmans, leader de la IIe Internationale, qui l’accompagnèrent en Espagne avec, également, Clara Malraux. Elle s’y rendit plusieurs autres fois (6 fois semble-t-il) pour organiser l’aide à la République, lancer un appel des femmes espagnoles et enfin pour soutenir Comorera du PSUC contre « les menées » du POUM. 
Elle s’occupait par ailleurs d’aider au développement de la presse féminine dans d’autres langues. Elle fit plusieurs voyages en URSS : en novembre 1929 et décembre 1931 à des plenums de l’ISR, en juin 1933 dans une délégation de la CGTU, en 1935 pour discuter au Komintern du travail des femmes dans le Comité mondial, puis en 1936 et février-mars 1937 au CE de l’IC où elle eut un entretien avec Dimitrov, en 1938 et 1939. Ellee affirma dans le numéro 56 de Femmes, d’août 1938, dans un article sur les 4 ans du Comité monial des femems (CMF) que : « Quatre ans après nous sommes fières des 10 millions de membres qua nous avons dans le monde ».
Elle rencontra aussi Elena Stassova (voir la biographie de celle-ci dans le DBIC), alors en disgrâce et très pessimiste, une dirigeante qu’elle admirait ; celle-ci lui déclara qu’elle avait été mise en « sommeil » par le MOPR (Secours rouge), contrainte de prendre un repos forcé « dans son intérêt », puis de se soumettre à une « sévère commission de contrôle » : « Elle me dit textuellement et les larmes aux yeux que c’était tout juste si on m’accusait pas de Trahison. Je ne te verrai certainement plus me dit-elle. J’en ai le pressentiment, mais c’est tout de même épouvantable et il faut que tu le saches. Nous nous sommes embrassées et j’ai eu moi aussi la certitude » (texte de souvenir rédigé par Bernadette Cattanéo après guerre, vers 1952, arch. familiales). Elle dira plus tard avoir été alors très impressionnée par l’ampleur des purges staliniennes pendant la Grande terreur. Son fils évoque un autre entretien en mai 1939 avec Dimitrov (dans un sanatorium) et confirme sa présence en URSS par un visa apposé sur son passeport le (23 juin) 1939.
Bernadette Cattanéo désapprouva le Pacte germano-soviétique qui heurtait sa culture antifasciste, rompit avec le PC et s’en expliqua dans une lettre au Populaire publiée le 6 octobre 1939 où elle se disait « persuadée que nous n’aurions véritablement la paix que lorsque nous aurons abattu le fascisme ». Elle semble avoir abandonné alors toute vie militante et se retira à Immarmont-Osny (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), 32 rue Paul Doumer, avant de gagner Moissac (Tarn-et-Garonne) en zone libre, à la fin de 1941.
Dans une interview donnée en 1979, Maria Rabaté*, ancienne responsable du travail « femmes » du Parti communiste, qui avait été très proche de Bernadette Cattanéo (l’adresse de celle-ci lui avait servi d’adresse légale dans les années 1930) porta des accusations surprenantes sur Bernadette Cattanéo. Elle rappelait le rôle important de celle-ci en 1936-1939, sa participation comme invitée aux réunions du comité central, sa présence à Moscou en février-mars 1937 à la réunion du comité exécutif de l’Internationale communiste à l’issue de laquelle elle fut reçue personnellement par Dimitrov. Maria Rabaté ne se disait « qu’à demi surprise » du fait que Bernadette Cattanéo ait désavoué le Parti en 1939. Elle déclarait : « Mes premiers soupçons, mais très vagues, informulés, remontent à notre délégation en Espagne, en 1938. Quelque chose de trouble, mais d’indéfinissable » au point que Maria Rabaté demanda, sans succès, un rendez-vous à Maurice Thorez au printemps 1939. Henri Gourdeaux chargea, en octobre 1939, Maria Rabaté de convoquer Bernadette Cattanéo à une réunion clandestine : « Bernadette m’écrit qu’elle est en désaccord à la fois avec le Pacte et avec le Parti et propose de me rencontrer dans la gare de Pontoise. Je la revois encore, ses lunettes enlevées, les yeux rougis comme si elle avait pleuré. Et là, de but en blanc, elle me dit : "Maria, je suis de la police !" Comme je la presse de s’expliquer, tout ce que j’obtiens c’est : "Ce que j’ai fait est condamnable par toutes les morales". » Maria Rabaté citait, sans les prendre à son compte, parmi les causes éventuelles de son « fil à la patte », une « implication dans une affaire d’avortement » et un « vol de colis pour les soldats lors de la Première Guerre mondiale » ; Bernadette Cattanéo fut en effet condamnée le 20 mars 1918, par le tribunal de Lannion, à 300 F d’amende pour détournement de fonds et violation de correspondance, « fil à la patte » bien fragile (il s’agissait de faits minimes) et aux conséquences peu vraisemblables pour une militante de la trempe de Bernadette Cattanéo. Maria Rabaté ajoutait : « Il reste tout autour de B. Cattanéo, un halo de mystère. Pas seulement sur ses liaisons avec Gitton [rien ne confirme des liens particuliers avec Gitton car celui-ci n’utilisa pas son nom dans ses publications comme la Deuxième lettre ouverte aux ouvriers communistes], avec la police, sa psychologie complexe, mais aussi sur le silence du Parti à son égard, le silence pendant la guerre et - parait-il - le refus de toute action contre elle à la Libération » (art. cit. p. 184-185). Le fils de Bernadette reste sceptique sur cette rencontre, car Maria Rabaté ne savait pas où Bernadette se trouvait et ne connaissait pas son domicile d’Immarmont (Seine-et-Oise). Mais elle savait que Bernadette Cattanéo avait de la famille à Cergy-Pontoise.
La période était propice à ce type d’accusation et plusieurs militants qui avaient désapprouvé la Pacte, tel Paul Nizan, en firent les frais. La précision de cet unique témoignage, que rien ne vient confirmer, ne saurait écarter l’hypothèse d’une dénonciation destinée à discréditer une militante en rupture.
Bernadette Cattanéo partit, avec son mari qui partageait ses positions, en province, à Moissac (Tarn-et-Garonne), peut-être pour mettre de la distance avec le Parti. Son nom n’apparaît dans aucun document émanant des communistes en rupture. Le couple s’occupa d’une petite ferme pendant un an, puis Jean rejoignit son domicile parisien, laissant Bernadette et les enfants à Moissac. Selon leur fils, elle eut des contacts avec la résistance catholique et aida des enfants juifs qui faisaient partie du Centre des éclaireurs israélites, institution dissoute en 1943. C’est à leur domicile de Moissac qu’arriva la lettre d’adieu de leur ami le colonel Jules Dumont, fusillé le 15 juin 1943 à Suresnes. Ils seront invités, en signe de remerciement, après la Libération, à une fête organisée à Moissac par des rescapés juifs. Quels furent alors ses rapports avec le PCF ? « On a voulu la tuer », dit sans plus de précisions son fils. Cette accusation est retenue ici pour indiquer le climat et non comme une menace concrète.
En octobre 1944, elle rentra à Paris avec son fils. Désormais, par réaction, elle décida de ne plus voter. Selon le témoignage de son fils, vers 1950, elle aurait été interrogée pendant trois jours, à Paris, par un intervenant américain.
En 1953, veuve, elle suivit son fils dans les Bouches-du-Rhône. Elle n’eut plus aucun engagement politique mais elle suivit avec attention les événements transmis par la presse. Elle rencontra cependant d’anciens communistes comme Albert Vassart et Angelo Tasca (Rossi) qui lui demandèrent des précisions historiques sur sa participation au mouvement communiste. Celui-ci lui dédicaça son livre sur les Cahiers du bolchevisme (« à Bernadette Cattanéo complice et victime de la diffusion de ce livre ») et ses Communistes français pendant la drôle de guerre (« à Bernadette Cattaneo ce livre d’un monde où nous avons milité dans nos meilleurs années »). Elle mourut le 22 septembre 1963 à La Penne-sur-Huveaune, près d’Aubagne, avec le sentiment d’avoir « loupé sa vie ». Son fils, Jean-Bernard Cattanéo, contesta avec vigueur les accusations portée contre elle, les mettant en rapport avec la volonté de déconsidérer ceux qui contestaient le système stalinien.
Jean-Bernard Cattanéo mourut le 19 octobre 2013. Il était un source majeure pour la connaissance de l’itinéraire de ses parents.

SOURCES : RGASPI, Moscou, archives biographiques du Komintern, 517 270 1833 : dossier personnel de Bernadette Cattanéo, autobiographies, Moscou décembre 1931 et 1937 ; rapport sur l’École centrale des femmes 1938. — Arch. Jean Maitron. — Le Populaire, 6 octobre 1939. — L’Ouvrière, n° 154, 13 août 1925. — « Maria Rabaté*, une femme communiste », propos recueillis par Claude Willard, Cahiers d’histoire de l’Institut Maurice Thorez, n° 29-30, 1979. — Jean Rabaté, Octave et Maria. Du Komintern à la Résistance, Le Temps des Cerises, 2007. — Notes d’Yves Lequin. — Notice DBMOF, par Jean Maitron, Claude Pennetier. — Notes de René Lemarquis. — Dictionnaire biographique l’Internationale communiste (Komintern : l’histoire et les hommes). — Témoignage de son fils, Jean-Bernard Cattanéo, 3 janvier 2005. — Documents rassemblés par son petit-fils, Jean-Sylvain Cattanéo : photos, correspondance, souvenirs sur Elena Stassova, passeports ; échanges avec le fils et le petit-fils de la militante. — État civil (mariage). — Entretien avec son fils, Marseille, octobre 2009. — État civil.

Bibliographie : Claude Pennetier et Bernard Pudal (sd), Autobiographies, autocritiques, aveux dans le monde communiste, Belin, 2002. — Claude Pennetier et Bernard Pudal (sd), Le Sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du "moi", Presse universitaires de Rennes, 2014. — Bernard Pudal, Claude Pennetier, Le Souffle d’octobre 1917. L’engagement des communistes français, Les éditions de l’Atelier, 2017 : le chapitre 7 lui est consacré.

René Lemarquis, Claude Pennetier

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