CASTELLAZ Louis, François

Par Yves Lequin, notice complétée par Claude Pennetier

Né le 9 juillet 1884 à Gex (Ain) ; ouvrier tonnelier puis égoutier ; syndicaliste, communiste puis socialiste, membre de la commission exécutive de la CGTU (1922-1925) ; conseiller municipal du XIIe arr. de Paris (Bercy) de 1925 à 1944.

Devenu ouvrier tonnelier aux services techniques de la Ville de Paris, Louis Castellaz adhéra très jeune au syndicat de sa corporation et avait été signalé dès 1903 comme un militant très actif. De 1912 à 1914, il avait été secrétaire du Syndicat des ouvriers tonneliers et similaires de la Seine. Démobilisé en 1919, il retrouva aussitôt ses responsabilités tout en devenant membre du Comité fédéral du tonneau et délégué à l’Union des syndicats de la Seine. Il intervint au Xe congrès de la Fédération du tonneau (Montpellier, 15-17 août 1919) pour que des comptes soient demandés aux dirigeants de la CGT qui avaient collaboré avec le gouvernement pendant la guerre. Passé en 1920 au service des égouts, il fut immédiatement élu délégué de son atelier, puis fut quelque temps après secrétaire adjoint de la section des égoutiers de Paris, enfin secrétaire en 1922. La même année, il entra, au congrès de Saint-Étienne, à la commission exécutive de la toute nouvelle CGTU et y fut réélu au second congrès, à Bourges, en 1923 ; en janvier 1924, il devint secrétaire général du Syndicat unitaire des travailleurs municipaux, puis du Comité intersyndical des services publics. Il était en même temps l’un des animateurs de l’Union des syndicats de la Seine.
Élu, comme candidat communiste, conseiller municipal de Paris le 10 janvier 1925, il abandonna toutes ses responsabilités syndicales pour se consacrer à ses nouvelles tâches, siégeant notamment à la commission de l’Assistance publique et faisant, en 1928, le rapport sur le personnel de la ville de Paris. En novembre 1929, il suivit la dissidence de L. Sellier* et signa la « Lettre des six » (Sellier, Garchery, Joly, Gélis, Camille Renault) au Bureau politique du Parti communiste. Aussitôt exclu avec les autres signataires, il milita dès lors au Parti ouvrier paysan fondé au congrès de Clichy 22 décembre 1929, puis au Parti d’unité prolétarienne et fut réélu conseiller municipal dans le quartier de Bercy (XIIe arr.) en 1929 et 1935 après avoir devancé au premier tour ses concurrents communistes et socialistes. Castellaz rejoignit le Parti socialiste SFIO en mai 1936. En 1942, il fut nommé conseiller municipal, toujours dans le XIIe arrondissement, par le gouvernement de Vichy. Il était alors vice-président du conseil municipal.
Louis Castellaz était le frère cadet de Marie Buland*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18949, notice CASTELLAZ Louis, François par Yves Lequin, notice complétée par Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 20 février 2016.

Par Yves Lequin, notice complétée par Claude Pennetier

ŒUVRE : L’Assistance publique, brochure, Paris, 1929.

SOURCES : Comptes rendus des Ier et IIe congrès nationaux de la CGTU, 1922 et 1923. — Les Cahiers du Bolchevisme, avril-mai et décembre 1929. — Ça ira, 21 janvier 1930. — Fédération socialiste SFIO de la Seine, congrès du 12 juin 1937. — Le Conseil municipal : nos édiles, op. cit.

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