ECKERT Valentin

Par Daniel Grason

Né le 25 juillet 1913 à Neuhammer (Nové Hamry) région de Karlsbad (Karlovy-Vary) dans les Sudètes (Tchécoslovaquie) ; manœuvre ; volontaire en Espagne républicaine ; interné à Gurs (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques).

Fils de Joseph ouvrier dans une fabrique d’instruments de musique et de Berta, née Schreiber, Valentin Eckert alla à l’école primaire. Il vivait à Silberbach. Célibataire, il s’engagea dans les Brigades internationales, combattit dans l’artillerie de la 129e Brigade, bataillon divisionnaire de la 45e Division. La Brigade était composée de tchécoslovaques, de bulgares, de yougoslaves et d’albanais. La plupart des volontaires Tchécoslovaques étaient membres du Parti communiste, antifascistes, d’autres s’engagèrent pour des motifs économiques.
Après le retrait des Brigades internationales en novembre 1938, les combattants étrangers furent internés à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) ou à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) puis au camp de Gurs début 1939 dans les Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques). La construction du camp de Gurs a été décidée par le Président du conseil de la IIIe République, Édouard Daladier et son gouvernement.
De nombreux combattants internés à Gurs participèrent à la résistance en France, rentrés dans leur pays : Tchécoslovaquie, Pologne, Hongrie, Roumanie… Certains ont été fusillés pour actes de résistance, parmi eux le responsable des FTPF Joseph Epstein polonais, les FTP-MOI Stanislas Kubacki, Szlama Grzywacz, Jonas Geduldig alias Michaël Martiniuk, le hongrois Joseph Boczor, d’autres ont été déportés, tels Artur London et Oswald Zavodsky. Rentrés dans leurs pays quelques-uns accédèrent à des responsabilités dans l’appareil d’état. Ce fut le cas des tchécoslovaques Milos Nekvasil, Evzen Baneth, du hongrois Lazlo Rajk, du roumain Milhail Florescu… Certains eurent une destinée tragique.
Au printemps 1939 plus de six mille membres des Brigades internationales dont Valentin Eckert étaient internés au camp de Gurs. Il était dans l’îlot H, baraque n° 1 du camp.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article189016, notice ECKERT Valentin par Daniel Grason, version mise en ligne le 27 janvier 2017, dernière modification le 6 février 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : AN F/7/14730. – Claude Laharie, Le camp de Gurs. 1939-1945 un aspect méconnu de l’histoire de Vichy, préface Artur London, J&D Édition, 1993.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément