BEAURAIN Achille, Raymond

Par Frédéric Stévenot

Né le 7 septembre 1899 à Lille (Nord), mort le 9 avril 1945 à Stassfurt (Allemagne) ; chef électricien ; résistant ; déporté.

Fils de Charles Louis Beaurain, cordonnier âgée de vingt-cinq ans, et d’Eulalie Cordule Decraemer, son épouse, couturière, âgée de vingt-cinq ans, Achille Beaurain se maria à Lille le 5 mai 1923 avec Germaine Marie Remy.

Achille Beaurain fut arrêté le 13 décembre 1943 à Coucy-le-Château (fait non établi) pour possession de cuve d’alcool, sabotage, parachutage d’armes et appartenance au réseau de Résistance de Launois (Ardennes). Apparu au printemps 1943, ce maquis fut organisé par le FTPF Georges Matagne, puis placé sous le commandement de René Delvaux. Selon le site Résistance Couvin, « au cours du mois de novembre 1943, des équipes réalisent huit sabotages contre les voies ferrées par déboulonnage des rails, méthode favorite des FTP : trois sur la ligne Sedan-Charleville, deux sur celle Hirson-Charleville, une sur la ligne Charleville-Givet, une sur la ligne Charleville-Rethel. C’est aussi au cours de mois de novembre qu’a lieu un accrochage avec les gendarmes de la brigade d’Asfeld à Bergnicourt. On sait que dans un échange de coups de feu, un gendarme fut tué. L’arme de service du gendarme sera retrouvée en possession d’un maquisard, René Isidore, arrêté à Mézières par la gendarmerie. Le jeune homme sera livré à la Gestapo et fusillé.
Dans la nuit du 15 décembre 1943, trois à quatre cents Allemands, informés par un dénonciateur, encerclent les bois du secteur. Les maquisards trouvés sur le terrain sont aussitôt arrêtés, les fermes environnantes sont méthodiquement fouillées. Les jours et les semaines suivantes, de vastes rafles auront lieu dans les villages, Launois, Viel Saint-Rémy, Dommery, les Allemands opérant de nombreuses arrestations dans la population. Il y aura 13 fusillés et 11 déportés »

Arrêté à son domicile, probablement le 13 décembre 1943, Achille Beaurain fut déporté à Buchenwald (dans le kommando de Neu Stassfurt) sous le matricule 78̃ 541. Il fut du convoi I.265 parti de Compiègne (Oise) le 17 août 1944.

Son nom figure sur le monument commémoratif des Michettes et sur le monument aux morts de Coucy-le-Château, mais pas sur le monument commémoratif de Viel-Saint-Rémy (Ardennes), sur lequel sont inscrits les fusillés et morts en déportation du maquis de Launois. Achille Beaurain ne semble pas avoir été reconnu « Mort pour la France » (aucune mention dans l’acte de naissance, où figure la date et le lieu de sa mort, ni sur le site « Mémoire des hommes »). Son appartenance au maquis de Launois n’a pu être établi avec certitude.

Son fils, Marcel Beaurain, figure sur le monument des Michettes, vivait à Viel-Saint-Rémy et appartint bien au groupe de résistance. Arrêté deux jours après son père, il fut abattu sur le plateau de Berthaucourt après condamnation à mort.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article187832, notice BEAURAIN Achille, Raymond par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 17 décembre 2016, dernière modification le 30 décembre 2016.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES. État civil de Lille. — Sites internet : Généalogie Aisne ; GenWeb ; Fonds pour la mémoire de la Déportation ; Résistance Couvin

iCONOGRAPHIE. Site Internet : GenWeb.

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