CARMIGNANI Célestin, Jean

Par Antoine Olivesi

Né le 2 septembre 1900 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; artisan mécanicien ; conseiller municipal SFIO de Marseille (1935-1940), conseiller d’arrondissement du 9e canton de cette ville en 1938.

Célestin Carmignani commença sa carrière politique dans le 9e canton de Marseille plus précisément dans les quartiers de Saint-Pierre et du boulevard Baille, où il était en 1930, artisan mécanicien et où il dirigeait encore, en 1976, une station service. Le 9 décembre 1934, lors d’une élection complémentaire, il fut candidat du « parti socialiste Fernand Maille* », proche de la SFIO au conseil d’arrondissement, dans ce canton, et obtint 1 491 voix sur 10 492 inscrits, devançant de peu le communiste Cristos* et s’inclinant devant le radical indépendant Picon. Il avait recueilli 946 voix au premier tour.
L’année suivante, il fut élu conseiller municipal, sur la liste SFIO (il appartenait à la 9e section et à la sous-section de Saint-Pierre), dans le 5e secteur de Marseille qui englobait son canton. Il recueillit, au premier tour, 8 552 voix et, au second, 14 669 voix sur 34 799 électeurs inscrits. Il fut, par la suite, secrétaire du conseil municipal et délégué à l’hôpital de la Conception dont il devint l’administrateur en 1937.
Le 3 juillet 1938, après la mort accidentelle de Léon Massias*, il fut élu au second tour conseiller d’arrondissement du 9e canton, avec 3 277 voix sur 11 279 inscrits et 5 991 votants seulement contre le candidat de la droite, Picon. Il avait devancé de justesse, au premier tour, le communiste Cristos, avec 2 057 voix contre 2 041, et ne fit pas le plein des voix de ce dernier au scrutin de ballottage, le 3 juillet 1938.
Le 6 février 1940, alors que la municipalité marseillaise était en tutelle, il fut élu de nouveau secrétaire du conseil municipal.
Après la Libération, Carmignani fut battu dans le 9e canton, en septembre 1945, par le communiste Denis Bizot* pour le renouvellement du conseil général.
Devenu président du syndicat des distributeurs d’essence et administrateur de la Fédération aéronautique internationale, Carmignani fut candidat aux élections municipales sur la liste SFIO en 1953 et en 1965.
En revanche, au renouvellement de 1965, il se joignit aux socialistes dissidents qui formèrent, avec le Parti communiste des listes communes d’union des forces démocratiques (Matalon-Billoux) opposées à la fois aux listes de coalition socialo-centristes Defferre-Rastoin et aux listes gaullistes conduites par Joseph Comiti. Il fut élu dans le 5e secteur et siégea à l’hôtel de ville, dans l’opposition jusqu’en 1971.
Célestin Carmignani était officier de la Légion d’honneur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18720, notice CARMIGNANI Célestin, Jean par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, III M/55 et 57 ; IV M/18 ; V M2/282, 283, 289 et 290. — Le Petit Provençal, 2 mai 1935 (photo), juillet 1935, 5 octobre 1937, 11 juillet 1938. — Le Provençal et La Marseillaise dans les périodes électorales de 1945, 1953, 1959 et 1965 (élections cantonales et municipales). — M. d’Agostino, L’implantation socialiste à Marseille, op. cit.

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