OTTIN Auguste, Louis, Marie

Né à Paris le 11 décembre 1811 (ou novembre cf. Dict. de Vapereau, op. cit.) ; mort dans cette ville le 8 décembre 1890 ; statuaire ; communard.

, élève de David d’Angers, puis de l’École des Beaux-Arts ; prix de Rome. Selon B. Malon (article nécrologique : Revue socialiste, n° 72, décembre 1890), Ottin combattit sur les barricades en juillet 1830 et fut en butte à la répression après Juin 1848. A. Ottin était un fouriériste fervent. Durant la Commune, il fut inspecteur de dessin de la ville de Paris. Il habitait alors, 9, rue Vincent-Compoint, XVIIIe arr. Il appartint à la Commission fédérale des artistes élue le 17 avril 1871 — voir Bonvin F. Avec Dubois et Oudinot, il fut nommé administrateur provisoire des musées du Louvre. Ch. Blanc, directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut, dans son rapport au ministre de l’Instruction publique du gouvernement de Versailles, en date du 26 mai 1871, s’est exprimé ainsi : « Le Musée céramique de Sèvres et les plus beaux produits de cette manufacture [...] ont échappé à la destruction par les soins de M. Haquette, agent-comptable de la manufacture, auquel ont prêté assistance MM. Ottin et Moulin, statuaires ».

Au lendemain de la Commune, Ottin sauva Malon en lui prêtant le passeport de son fils, Léon, Auguste, et en le faisant accompagner par sa femme jusqu’en Suisse. Lui-même séjourna avec Malon à Bâle, Neuchâtel et Genève. De retour à Paris, Ottin voulait fonder une école de dessin appartenant à toutes les corporations ouvrières de Paris et, le 1er mai 1872, il développa cette idée devant la chambre syndicale des graveurs. Chabert la reprit, en l’élargissant et en demandant la création d’une école générale. Chabert et Ottin furent à l’origine du Cercle de l’Union syndicale ouvrière, créé le 28 mai 1872, qui fut ultérieurement dissous par le gouvernement.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article187187, notice OTTIN Auguste, Louis, Marie, version mise en ligne le 22 novembre 2016, dernière modification le 22 novembre 2016.

SOURCE : M. Vuilleumier, « La Correspondance du peintre Gustave Jeanneret », Le Mouvement social, n° 51, avril-juin 1965, n° 45.

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