CAPELLE Georges, Jean, Baptiste [dit Félix Julien, dit Marcel le boxeur]

Par Alain Petit

Né le 16 janvier 1899 à Roost-Warendin (Nord), fusillé le 8 février 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; chauffeur auto pour la caisse de secours de la Compagnie des mines de Drocourt (Pas-de-Calais) ; militant communiste à Drocourt ; résistant FTPF.

Fils d’Alphonse et de Sidonie Dupas, Georges Capelle était marié à Yvonne Riquoire, et le couple, sans enfant, habitait route d’Arras à Drocourt au moment de la Seconde Guerre mondiale. C’est en 1931 que Georges Capelle abandonna son métier de marchand forain pour un poste d’employé aux Mines de Drocourt. La même année, il adhéra au Parti communiste et devint un militant actif en distribuant des tracts ou en haranguant les ouvriers.
Durant la grande grève des mineurs en mai-juin 1941, Georges Capelle encouragea le mouvement et sa prolongation, ce qui lui valut d’être recherché par la police allemande. Il entra alors dans la clandestinité en juin 1941 et fut chargé de l’OS du Pas-de-Calais.

. Membre des FTP du Pas-de-Calais depuis janvier 1942, Georges Capelle rejoignit un groupe de FTP en prenant part à diverses actions de résistance (sabotage des installations minières des fosses 8 et 12 de la Compagnie des mines de Lens ; le 10 juin 1942, attaque à main armée d’une voiture des mines de Lens transportant une somme de 900 000 francs, destinée à la paye des ouvriers de la fosse 12 ; le 21 octobre 1942 à Lille, attaque à la grenade de la « Taverne Lilloise » au cours de laquelle plusieurs soldats et officiers allemands furent blessés ou tués).
Suite à l’attentat contre La Taverne lilloise le 21 octobre 1942, toutes les polices étaient en alerte. Georges Capelle parvint à se cacher dans la « tanière à patriotes » tenue par Louise Coquidé à Liévin, mais l’état-major FTP l’envoya dans la région parisienne. Georges Capelle fut néanmoins arrêté le 30 octobre ou le 1er décembre 1942, selon les sources, par la Geheimfeldpolizei de Lille. Incarcéré jusqu’au 5 janvier 1943 à la prison de Loos-lès-Lille, puis transféré à Fresnes, il comparut le 29 janvier 1943 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Il fut reconnu comme la tête pensante des actions des FTP, condamné à mort pour « détention d’armes et activité en faveur de l’ennemi ». Il fut passé par les armes au Mont-Valérien le 8 février 1943 avec ses compagnons ; son inhumation eut lieu au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Son nom figure sur le monument aux morts et une rue de Drocourt porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18610, notice CAPELLE Georges, Jean, Baptiste [dit Félix Julien, dit Marcel le boxeur] par Alain Petit, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 28 novembre 2018.

Par Alain Petit

SOURCES : Arch. PPo., 77W 531. – DAVCC, Caen, Boîte 5 Liste S 1744-27/43 (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Pas-de-Calais : M. 5022/1, 1Z 677. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb.

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