CAMELOT Étienne

Par André Caudron

Né le 1er octobre 1931 à Lille (Nord), mort le 1er mars 1993 à Paris ; journaliste, rédacteur en chef, directeur de Panorama, de Clair Foyer ; membre du conseil syndical du SJF-CFTC puis CFDT (1961-1962, 1965-1966) ; conseiller municipal délégué de Cachan (1989-1993).

Petit-fils d’Émile Camelot, doyen de la faculté catholique de médecine de Lille, Étienne Camelot était le second des six enfants d’un agent général d’assurances qui portait le même prénom que lui. Son père, longtemps adjoint au maire de Lille, était élu comme « indépendant » sur la liste des maires socialistes successifs, Augustin Laurent* puis Pierre Mauroy*, et leur apportait la caution d’une partie de la bourgeoisie catholique de leur ville.
Le fils fit ses études au collège Saint-Joseph, tenu par les jésuites, et obtint le diplôme de l’École supérieure de journalisme, alors rattachée aux facultés catholiques de Lille. Entré à la Croix du Nord, quotidien catholique, il eut presque aussitôt l’occasion de soutenir par sa plume le combat de l’abbé Pierre en faveur des mal-logés pendant le terrible hiver de 1954. Rappelé aux débuts des hostilités en Algérie, Étienne Camelot, une fois démobilisé, ne retrouva pas son emploi. Il fut un temps correspondant de la Croix nationale.
Peu après, l’Est républicain l’embaucha pour son agence de Besançon (Doubs). Dès 1961 il fut recruté par le groupe de la Bonne Presse, devenu Bayard-Presse, où allait se dérouler l’essentiel de sa carrière. Il prit d’importantes responsabilités comme directeur et rédacteur en chef du mensuel Panorama chrétien (Panorama aujourd’hui à partir de 1968) et de la revue Clair Foyer. Il écrivit de nombreux éditoriaux dont les lecteurs appréciaient la profondeur d’analyse face à l’actualité.
Militant convaincu, Étienne Camelot avait représenté ses confrères au conseil national du Syndicat des Journalistes français (SJF-CFTC) en 1961-1962, et une seconde fois en 1965-1966, cette organisation étant désormais affiliée à la CFDT. Il s’était installé avec les siens à Cachan (Seine, Val-de-Marne) où il participa activement à la vie de la communauté paroissiale. Membre du comité directeur de l’association de loisirs « la Saint-Jean » de Cachan, il y créa une section de cyclotourisme.
Quand la préretraite eut mis fin, à contrecœur, à ses activités professionnelles - Étienne Camelot avait alors cinquante-sept ans -, le sénateur-maire socialiste de Cachan, Jacques Carat, lui proposa de figurer sur sa liste aux élections de 1989. C’est ainsi que l’ancien journaliste, auquel on ne connaissait pas d’appartenance politique, entama un mandat de conseiller municipal délégué à l’action sociale. Collaborant avec l’adjoint Yves Goulé, il fut administrateur du Centre communal d’action sociale, s’occupa en particulier de la résidence et des structures de prise en charge des personnes âgées, ainsi que du jumelage de sa ville avec le district allemand de Wolfenbutel.
Souffrant de difficultés cardiaques, Étienne Camelot fut pris de malaise sur la route et transporté dans un hôpital parisien où il mourut à l’âge de soixante-et-un ans. II avait eu sept enfants de son mariage avec Antoinette Dubois.
La sœur d’Étienne Camelot, Chantal, épouse Dublanc, fut députée communiste de la Somme.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18477, notice CAMELOT Étienne par André Caudron, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par André Caudron

SOURCES : Syndicat des journalistes français, liste alphabétique des membres des instances dirigeantes. — Discours de Jacques Carat, sénateur-maire de Cachan, aux funérailles d’Étienne Camelot, 6 mars 1993 — Témoignage de Philippe Camelot, son frère, octobre 2007.

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