XIANG Jingyu 向警予

Par Hua Chang-ming

Née en 1895 dans le xian de Xupu (Hunan) ; fusillée en 1928 à Hankou (Hubei). Membre du P.C.C. dès 1922, première femme ayant siégé au C.C. A joué un rôle de premier plan dans le mouvement féministe au service du P.C.C.

Xiang Jingyu
Xiang Jingyu

En 1912, Xiang Jingyu est étudiante à Changsha. Elle y fait la connaissance de Mao Tse-tung (毛澤東) et de son futur mari, Cai Hesen (蔡和森). Elle retourne à Xupu fonder une école primaire pour filles où elle enseigne trois ans. Elle adhère en 1918 à la Société d’études des hommes nouveaux (Xinmin Xuehui) fondée par Mao et Cai. Xiang Jingyu part pour la France comme étudiante-ouvrière en 1919, travaille dans une usine textile de Montargis, et se familiarise avec le marxisme. Elle épouse Cai Hesen en 1921, revient en Chine au début de 1922 et adhère au P.C.C. la même année. Elle participe aux mouvements féminin et ouvrier à Shanghai. Elle est déléguée au IIe congrès du P.C.C. Le C.C., auquel elle est élue dès 1922, fait d’elle la responsable de la section féminine. Convaincue que la lutte politique et la mobilisation des ouvrières sont les meilleures armes du mouvement féminin, Xiang Jingyu est à l’origine de la plupart des initiatives du Parti en direction des « masses féminines » au début des années 20. Elle prend part aux grèves de 1924 dans les ateliers de soierie de Shanghai (voir Mu Zhiying (穆志英)) et dans l’usine des tabacs de la Nanyang. En 1925 ou au début de 1926, elle demande au C.C. la permission de s’éloigner : ses relations amoureuses avec Peng Shuzhi (彭述之) motivent cette demande, qui est accordée. Elle séjourne en 1926 à Moscou avec Cai Hesen et étudie à l’Université communiste des travailleur de l’Orient (voir Peng Shuzhi). Elle retourne en Chine en 1927 pour assister au Ve congrès du P.C.C. Elle devient responsable de la propagande à la fédération des syndicats de Wuhan (jusqu’à la dissolution prononcée en juin 1927), puis au comité du P.C.C. à Hankou. Xiang Jingyu dirige aussi le journal communiste local et participe à l’action clandestine du Parti au Hubei (voir Lin Yunan). La police de la Concession française de Hankou l’arrête en avril 1928. Livrée aux autorités chinoises, elle meurt en héroïne le 1er mai 1928.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article184510, notice XIANG Jingyu 向警予 par Hua Chang-ming, version mise en ligne le 24 janvier 2017, dernière modification le 12 novembre 2019.

Par Hua Chang-ming

Xiang Jingyu
Xiang Jingyu

ŒUVRE : Nombreux articles in Xiangdao (Le Guide) et Qianfeng (Avant-garde) :
« Zhongguo zuijin funil yundong » (Les récents mouvements féminins en Chine), Qianfeng, ... vol. I, no. 1, 1er juillet 1923, p. 58-62. — » Duiyu wanguo nüquan tongmeng dahui de ganxiang » (Remarques sur le congrès de la Ligue féministe internationale), ibid., no. 2, 1er décembre 1923, p. 48-52).

SOURCES : Outre BH et KC, voir : Honggi piaopiao (Le Drapeau rouge flotte), vol 8. — Hua Chang-ming (1981). — Lieshizhuang (Vies des martyrs) (1936). — Women of China, n° 3 et 4, 1980.

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