TIAN Han 田漢 (TIAN Shouchang dit). Pseudonyme : CHEN Yu 陳宇

Par Guilhem Fabre

Né le 12 mars 1898, à Changsha, Hunan, mort le 10 décembre 1968. Dramaturge et scénariste, fondateur de la Ligue des dramaturges de gauche.

Issu d’une famille de paysans riches, Tian Han étudie à l’École normale de Changsha de 1914 à 1916, puis à l’École normale supérieure de Tokyo jusqu’en 1921. Pendant son séjour au Japon, il se passionne pour le cinéma étranger et rencontre Guo Moruo (郭沫若) avec qui il fonde la société Création à son retour à Shanghai. Ses premières pièces, Jiafei dian zhi ye (Une nuit au café) et Wufan zhiqian (Avant le déjeuner), sont accueillies avec succès. En 1926, Tian Han fonde avec son épouse Yi Shuyu la Société de Chine du Sud qui devient le centre du renouveau théâtral en présentant ses pièces telles que Suzhou yehua (Propos du soir à Suzhou) et Nangui (Retour au sud). En 1932 il adhère au P.C.C. et devient l’un des responsables de la Ligue des dramaturges et des metteurs en scène de gauche. A ses créations théâtrales de l’époque, comme Hui chun zhi qu (La chanson du retour du printemps), Tian Han ajoute des scénarios de films tels que Fengyun ernü (Enfants de l’orage), San ge modeng de nüqing (Trois femmes modernes) et un opéra, Yangzijiang baofengyu (Orage sur le Yangzi).
Arrêté par les autorités du G.M.D. en 1932, puis relâché au milieu de l’année, Tian Han gagne Chungking en 1938 pour occuper les fonctions de chef de la section de propagande au troisième bureau culturel de la Commission des affaires militaires. Auparavant axées sur la critique sociale, ses créations théâtrales et cinématographiques deviennent résolument patriotiques, comme son scénario Shengli jinxin qu (Le chant de la marche victorieuse). Ses fonctions l’amènent à séjourner à Changsha, Guilin et Kunming, puis il retourne après la guerre à Shanghai où il enseigne le théâtre comme dans les années 1930. Après un séjour à Hong Kong, il gagne en 1948 la Mandchourie conquise par les troupes communistes.
Tout en occupant de hautes fonctions dans la hiérarchie littéraire et artistique après 1949, notamment celle de président de l’Union des dramaturges, Tian Han poursuit son travail d’adaptation de l’opéra de Pékin et écrit plusieurs pièces sur des personnages historiques. En 1966, il devient une des cibles privilégiées de la Révolution culturelle.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article184432, notice TIAN Han 田漢 (TIAN Shouchang dit). Pseudonyme : CHEN Yu 陳宇 par Guilhem Fabre, version mise en ligne le 11 janvier 2017, dernière modification le 11 janvier 2017.

Par Guilhem Fabre

ŒUVRE : Avant 1930 : Jiafeidian zhiye (Une nuit au café). — Nangui (Retour au sud). — Hushang de beiju (Tragédie sur le lac). — Suzhou ye hua (Propos du soir à Suzhou). — Huo zhi tiaowu (La danse du feu). — Wufan zhi qian (Avant le déjeuner). — Après 1930 : Hui chun zhi qu (La chanson du retour du printemps). — Yijiusanernian de yueguang qu (La chanson du clair de lune de 1932). — Meiyu (Pluie de prunes). — Scénarios de films : Feng- yun ernü (Enfants de l’orage). — San ge modeng de nüqing (Trois femmes modernes). — Opéra : Yangzijiang baofengyu (Orage sur le Yangzi). - Après 1949 : Opéra : Baishi zhuan (La légende du serpent blanc). Théâtre : Chaoyang fengyun (Nuages sur la Corée).

SOURCES : Outre BH, voir : Lin Manshu et al. (1976).

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