SUN Nairu 孫乃儒

Par François Gipouloux

Responsable du bureau des salaires au premier département mécanique des syndicats de la municipalité de Harbin. Condamné comme droitier en 1957.

Sun Nairu a remis en cause la prépondérance du Parti sur la vie économique et syndicale : « Sans la direction du Parti communiste, on pourrait tout aussi bien édifier le socialisme. » Dans cet esprit, Sun exige que des membres des partis démocratiques soient associés aux activités syndicales. Il estime que la tâche principale du syndicat est d’avoir à cœur les conditions de vie des masses, et non pas de diriger la production. Si le syndicat se charge de l’émulation dans le travail, il se coupera des travailleurs. Il devrait au contraire s’attacher à « défendre les droits des masses et sauvegarder leurs intérêts ». Faute de quoi les ouvriers créeront des troubles, et l’on peut prédire l’apparition d’incidents de type hongrois.
Sun Nairu ne borne pas ses critiques à la condition ouvrière. La vie des paysans lui paraît extrêmement difficile : le gouvernement devrait augmenter les investissements dans l’agriculture ; il témoigne d’un même pessimisme quant aux mécanismes de la vie politique : « La démocratie est de pure forme. Les ouvriers travaillent, et on ne les laisse pas s’occuper d’autre chose. »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article184421, notice SUN Nairu 孫乃儒 par François Gipouloux, version mise en ligne le 11 janvier 2017, dernière modification le 11 janvier 2017.

Par François Gipouloux

SOURCES : Critiqué in Harbin Ribao (Quotidien de Harbin), 8 août 1957 et Gongren Ribao (Quotidien des ouvriers), 18 août 1957.

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