SENTENAC Jean

Par Olivier Dedieu

Né le 13 décembre 1927 à Pézenas (Hérault), mort en septembre 2011 ; attaché universitaire d’intendance, secrétaire fédéral des jeunesses socialistes, maire adjoint de Pézenas.

Fils d’un épicier de tendance radicale, Jean Sentenac fut élève de première d’année d’EPS puis put, grâce à son professeur, intégrer le collège en 5e. Bachelier en 1946, il s’inscrivit en Lettres modernes à Montpellier. Professionnellement, Après un an de faculté, Jean Sentenac fut, de 1946 à 1948, maître d’internat puis PEGC à Sète et à Beaucaire, avant de devenir sous-économe du centre d’apprentissage de Pézenas qui devint le lycée technique de la ville jusqu’en 1959. Il fut par la suite intendant du lycée de Pézenas jusqu’à sa retraite en 1987.

A ces débuts, il adhéra à la CGT puis à la CGT-FO. Quand il quitta l’enseignement technique il s’affilia au SNES intendance qui deviendra le SNUI puis le SNIEN.

Jean Sentenac fut tenté dans sa jeunesse par le trotskisme. Il adhéra cependant, dès 1945, aux jeunesses socialistes de Pézenas. Trésorier fédéral, il fut élu, en 1953, secrétaire fédéral de l’organisation. En 1957, il en était encore délégué à Léo Lagrange puis délégué à la presse en 1958. Dès 1955, il intégra la commission administrative fédérale de la SFIO. Il intégra le bureau fédéral en 1961 et l’était encore en 1977. Dès la fin des années 1950, il prit la direction de la section de Pézenas et le resta jusqu’au début des années 1970. Proche de Jean Bene et Charles Alliès (voir ces noms), il fut plus circonspect sur la politique de Guy Mollet notamment pour ce qui est de la politique algérienne et de la question de la Ve république. Concernant l’Algérie, il fut le premier rappelé de la commune à aller servir en Algérie, ce qu’il fit en tant qu’officier de réserve. Opposé, comme Jean Péridier, à la position de Guy Mollet sur la présidentialisation du régime, il revint dans la majorité fédérale par la suite. Membre de la motion Mauroy/Defferre lors du congrès d’Épinay, il fut membre du courant Mitterrand par la suite.

Joueur de rubgy au Stade Piscénois, membre du club Léo Lagrange de la commune, Jean Sentenac participa à la troupe théâtrale de l’Aurore et était membre de l’association Métaneuf qui cultivait, dans les années 1950 le souvenir de Molière. Il fut aussi président de l’amicale laïque et une fois élu du restaurant scolaire qu’il créa. Il devint conseiller municipal lors des élections municipales de 1953 et fut nommé administrateur de l’hôpital de la ville. Réélu en 1959, il devint adjoint supplémentaire en 1963. Délégué aux travaux, il fut par la suite adjoint aux finances jusqu’en 1983. En 1972, il fut élu secrétaire général de la fédération des élus socialistes et républicains. En 1980, il fut candidat à l’investiture aux élections sénatoriales et décida de ne pas se représenter aux élections municipales de 1983.

Adhérent de l’UFOLEP, Jean Sentenac resta, après sa retraite, membre du bureau du Stade Piscénois. Il créa le présida la section des Vieux crampons.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article184051, notice SENTENAC Jean par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 24 août 2016, dernière modification le 24 août 2016.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Départ. Hérault 785 W 10 et 20, 794 W 32, 1021 W 185. — Le socialiste, 1951-1955, Combat socialiste, 1945-1980 – Entretien avec l’auteur.

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