CALAS Raoul, Joseph, Louis, Émile

Par André Balent, Yves Le Maner, Claude Pennetier, Jean Sagnes

Né le 20 mars 1899 à Thézan-lès-Béziers (Hérault), mort le 23 décembre 1978 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; instituteur ; dirigeant communiste de l’Hérault et du Nord, secrétaire général de l’Humanité, rédacteur en chef de France nouvelle, membre du Comité central du PCF (1945-1964) ; député de l’Hérault (1946-1951, 1956-1958).

Assemblée nationale, Notices et portraits, 1956

Fils d’un régisseur et d’une ménagère catholique, Raoul Calas fut élève de l’école primaire confessionnelle de son village puis entra à l’École normale d’instituteurs de Montpellier (promotion 1916-1919). Dès ce moment il avait perdu la foi catholique de son enfance. Son frère cadet, Joseph Calas, fut influencé par les engagements de l’aîné.

Mobilisé pour son service militaire en avril 1918, au 143e Régiment d’infanterie, à Carcassonne, puis dans la zone des armées, dans l’Aube, en 1918 et 1919, nommé caporal, il fut volontaire pour le Maroc, dans le corps des secrétaires d’état-major, en 1920-1921, et devint sergent. Démobilisé au début de 1921, il fut rappelé à l’armée la même année pour participer à la première occupation de la Ruhr mais revint presque aussitôt à la vie civile et put terminer ses études à l’École normale de Montpellier. Il devint instituteur le 1er octobre 1921 et, de cette date à 1929, fut successivement en poste à Pézenas, Aigne, Béziers, Marseillan, Agde et Soubès. C’est à Agde, où il habitait au 5 rue de la Halle, qu’il commença sa vie militante. Les contacts qu’il eut alors avec les instituteurs communistes Paul Alquier et Louis Gautrand furent déterminants pour son engagement. Il adhéra au Parti communiste le 7 février 1924. De cette date à 1929, il milita à la fois sur le plan syndical et sur le plan politique. D’octobre 1924 à octobre 1925, il fut secrétaire du syndicat des membres de l’enseignement laïque de l’Hérault et secrétaire de l’UL de la CGTU d’Agde en 1926-1927. Il assura également le secrétariat du congrès national de la Fédération générale de l’Enseignement CGTU qui se tint à Grenoble du 6 au 8 août 1926.

Aux élections municipales du 3 mai 1925, il fut en tête de la liste communiste qui affrontait, à Agde, une liste de droite et la liste SFIO du député-maire sortant Jean Félix*. La liste communiste obtint 116 voix de moyenne sur 1 848 suffrages exprimés, R. Calas en obtenant personnellement 145. Dès 1924, il devint membre du bureau fédéral de l’Hérault du Parti communiste puis du bureau régional du Languedoc. Au mois de juillet 1925, il fut nommé secrétaire du Comité d’action contre la guerre du Maroc qu’il dirigea pour cinq départements : Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Gard et Lozère. Ce fut à cette occasion qu’il entra pour la première fois en contact avec André Marty, délégué du comité central pour la préparation de ce mouvement de lutte, et que se noua une amitié qui dura jusqu’à l’exclusion de ce dernier en 1952. À la fin de 1925, durant l’emprisonnement du secrétaire régional André Puech*, il fut secrétaire régional provisoire. En 1926, il occupait le poste de secrétaire de la commission de la presse de la fédération communiste du Languedoc.

D’après le témoignage d’Émile Dardenne, Raoul Calas contribua à la mise en place de la nouvelle organisation du parti dans le département des Pyrénées-Orientales, consécutive à sa « bolchevisation ». Bien évidemment, son activité fut centrée sur Rivesaltes, petite ville où le Parti communiste, très puissant, avait hérité l’essentiel de l’implantation guesdiste. Raoul Calas aida une nouvelle génération de militants locaux comme Firmin Pélissier*, Anselme Rosarde, Joseph Cassuly*, qui émergea alors. Il assurait la formation des cercles de Jeunesses communistes. Ainsi Émile Dardenne, alors militant de la JC rivesaltaise, se souvient de réunions de formation théorique assurées par Raoul Calas.

À Rivesaltes, Raoul Calas fit connaissance d’une jeune institutrice, en poste dans cette ville depuis 1924, Irène Cadourcy. Celle-ci, militante communiste de premier plan au niveau de la localité, devint bientôt sa fiancée. Il l’épousa en 1927.

Le 8 mai 1927, Raoul Calas participa à une réunion organisée par la municipalité communiste de Rivesaltes à l’occasion du départ sous les drapeaux de conscrits et de réservistes. Il s’adressa à ceux-ci et leur déclara : « En cas de grève, tournez les armes contre ceux qui vous prescriraient de tirer sur vos frères. S’il y a des désordres, il faut se mettre du côté de ceux qui les ont organisés. » Avec Irène Cadourcy et Jean Roujou, ouvrier cordonnier et adjoint au maire de Rivesaltes, il distribua ensuite des tracts et des journaux antimilitaristes et fut condamné par le tribunal correctionnel de Perpignan, le 11 août 1927, à cinq mois de prison et 200 F d’amende pour provocation de militaires à la désobéissance. Il fut aussitôt suspendu de son poste d’instituteur jusqu’à confirmation du jugement. Mais la cour d’appel infirma le jugement pour vices de forme et la prescription survint ensuite.

Raoul Calas et I. Cadourcy furent réintégrés dans l’enseignement primaire à Soubès en février 1928. La Fédération générale de l’enseignement (CGTU) avait alors mené en leur faveur, ainsi que pour Henriette Alquier*, également victime de la répression gouvernementale, une ardente campagne de solidarité et en avait fait ses candidats, le 9 novembre 1927, aux élections du conseil supérieur de l’Instruction publique. Lors des élections législatives d’avril 1928, R. Calas fut candidat du PCF dans la 2e circonscription de Béziers. Il obtint 2 209 voix contre 8 137 au candidat socialiste SFIO J. Félix et 9 156 au candidat radical. Au 2e tour, les trois candidats se maintenant, le radical fut élu. En avril 1929, lors de l’élection législative partielle de Narbonne (Aude), Raoul Calas fut à nouveau candidat. Il affrontait Léon Blum qui fut élu au second tour. Il obtint 589 voix sur 11 829 votants. Deux mois plus tard, le 16 juin 1929, il était candidat au conseil général à l’élection partielle du 2e canton de Montpellier. Cette intense activité politique, dont les campagnes électorales n’étaient qu’un aspect, attira à nouveau sur lui la répression gouvernementale. En juillet 1929, il fut révoqué de ses fonctions d’instituteur pour avoir écrit dans Le Travailleur du Languedoc : « Soldats, vous ne tirerez pas sur vos frères les ouvriers et les paysans » et le tribunal le condamna à six mois de prison qu’il fit à la prison de la Santé, à Paris, du 14 décembre 1929 au 14 juin 1930. De juillet à décembre 1929, étant sans travail, il avait été rédacteur à l’Humanité.

De juillet 1930 au 11 juillet 1931, il fut secrétaire régional permanent de la Région communiste du Languedoc qui regroupait tout ou partie de six départements. Le 27 janvier 1931, il fut candidat du PCF à l’élection législative partielle de Céret (Pyrénées-Orientales) : il obtint 1 151 voix au premier tour, 925 voix au second (J. Parayre, SFIO, fut élu).

Quelques mois après, la direction du Parti communiste lui demanda de venir épauler Florimond Bonte à la tête de la Région communiste du Nord-Pas-de-Calais, le secrétaire régional, Arthur Ramette* ayant été emprisonné. Il y trouva une situation de crise résultant de graves divergences internes et d’une lutte farouche avec les socialistes, qui s’était traduite par un effondrement des effectifs atteignant 50 % dans le Valenciennois. Soucieux de rester en contact avec la base, Calas fut amené à prendre des positions entrant en contradiction avec les consignes du BP, notamment pendant la campagne des cantonales. Cela lui attira les foudres de Maurice Thorez qui, dans un article intitulé « La lutte contre l’opportunisme dans la région Nord » que publia l’Humanité du 31 décembre 1931, critiquait en ces termes le comité régional du Nord et son nouveau secrétaire : « Le camarade Calas a préconisé ouvertement la révision de la tactique classe contre classe, sans que les autres membres du bureau régional se soient dressés avec fermeté contre ces propositions de capitulation devant la social-démocratie. » Calas avait reconnu qu’il prêtait à la classe ouvrière « des sentiments de crainte l’empêchant de lutter pendant la crise [économique] » et Thorez l’accusait d’avoir « attribué à la tactique classe contre classe, qui ne fut pas ou fut mal appliquée, ses échecs » que le secrétaire général attribuait aux fautes tactiques de la direction régionale. Calas conserva cependant la confiance de la direction du PC et il fut maintenu au poste de secrétaire régional jusqu’au 6 février 1934. Pendant son séjour dans le Nord, il fit acte de candidature aux législatives générales de mai 1932 dans la 2e circonscription de Lille et, en janvier 1934, se présenta aux partielles de la 1re circonscription de Cambrai contre le socialiste Brodel qui le devança au second tour. R. Calas représenta la région Nord au VIIe congrès du PC en mars 1932.

De février 1934 au 1er juillet 1936, il remplit les fonctions de secrétaire général du journal l’Humanité, sous la direction politique d’André Marty. C’est en tant que tel qu’il fut condamné, en 1935, par le tribunal correctionnel de Brioude (Haute-Loire) à 500 F d’amende. En juillet 1936, le gouvernement de Front populaire le réintégra, avec son épouse, dans l’enseignement. Ils furent nommés à Marsillargues puis à Sète. R. Calas reprit rapidement des fonctions dirigeantes au sein de la Région communiste Aude-Hérault : membre du comité puis du bureau régional, il fut responsable de la section régionale d’éducation au début de 1938 et membre du secrétariat régional à partir de la conférence régionale du 4 décembre 1938. Il fut suspendu temporairement de ses fonctions à la suite de la grève du 30 novembre 1938.

« J’ai approuvé sans réserve le Pacte germano-soviétique », écrivit-il en 1945. Le 7 septembre 1939, il fut mobilisé comme soldat de 2e classe (il avait été cassé de son grade de sergent pour son action antimilitariste) et dut se rendre au centre de mobilisation de Blois (Loir-et-Cher) où, malgré la surveillance dont il était l’objet, il aurait réussi à constituer une cellule communiste. En Alsace, en octobre 1939, il fut écarté des exercices de maniement d’armes et fit office de bûcheron. Après la percée allemande du 10 mai 1940, son unité fut amenée à Wisches (Bas-Rhin) où il fut fait prisonnier, après avoir tenté en vain, avec un ami héraultais, d’échapper à l’encerclement. Il fut successivement captif à Moosburg en Bavière, dans le Tyrol autrichien et à Hagen en Westphalie. En juin 1941, en tant que soldat de la classe 1919, il fut rapatrié en France conformément à un accord, relatif à cette catégorie de prisonniers, conclu entre Pétain et Hitler. En octobre 1941, il redevint instituteur, à Beaucaire (Gard) et non à Sète, ayant été déplacé en raison de sa qualité de militant communiste. Le 7 décembre 1941, il entra dans la clandestinité, rejoignant la Résistance dans le Puy-de-Dôme, sous le pseudonyme d’Hervé. Il fut chargé de tâches d’organisation de la résistance communiste dans ce département puis dans la Loire, la Haute-Loire, le Cantal, l’Allier et le Cher. Naturellement, il fut révoqué une seconde fois de son poste d’instituteur. Le 10 juin 1942, il fut arrêté à Saint-Étienne et transféré à la prison de Clermont-Ferrand où, le 12 août 1942, il fut condamné à la peine de mort avec deux autres de ses camarades. Ce fut alors le début d’une campagne très vive de protestation dans les départements de l’Hérault, du Gard, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, qui se traduisit par des pétitions et des interventions diverses. En octobre 1942, la peine des trois condamnés fut commuée en travaux forcés à perpétuité. Emprisonné à Nontron (Dordogne) d’octobre 1942 au 10 juin 1944, R. Calas fut libéré à cette date par l’intervention d’un groupe armé de FTPF et de l’AS. Entrant à nouveau dans la Résistance armée, il devint commissaire aux effectifs pour les FTPF puis les FFI où il avait le grade de lieutenant-colonel dans le Lot et la Corrèze sous le pseudonyme de « Leroy ». Il y dirigea notamment les combats de Tulle, le 19 août 1944, et l’Égletons, le 20. En septembre 1944, de retour à Sète, il devait y reprendre ses fonctions d’instituteur, mais la direction du Parti communiste lui demanda de devenir permanent à Paris. Il s’arrêta alors trois mois en raison d’une grande fatigue. Pour ses actes de Résistance, il fut décoré, en octobre 1947, de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre et de la médaille de la Résistance.

En juin 1945, au Xe congrès du PCF, il fut élu membre du comité central de cette organisation. En octobre 1945, lors des élections à la première Assemblée constituante, il fut élu député de l’Hérault en compagnie d’Antonin Gros*, la liste communiste, avec 63 109 voix sur plus de 208 000 suffrages exprimés, arrivant largement en tête de tous les partis. Il fut réélu à la deuxième Assemblée constituante en avril 1946 et, en novembre 1946, à l’Assemblée législative toujours avec A. Gros et avec un nombre de voix toujours augmenté (67 376 sur 219 989 exprimés en avril 1946, 71 482 sur 211 685 en novembre 1946). En 1951, malgré les 71 000 voix communistes qui les plaçaient en tête de tous les candidats, R. Calas et A. Gros furent battus en raison de la loi sur les apparentements. En 1956, R. Calas retrouva son siège avec un nombre sensiblement identique de voix (71 868 voix sur 234 294, la moyenne de la liste communiste s’établissant à 70 579). En 1958, avec le retour au scrutin d’arrondissement à deux tours, R. Calas fut candidat dans la circonscription de Sète-Pézenas. Il obtint 12 245 voix et ne fut précédé que de quelques suffrages par le socialiste Jules Moch*, 12 286 voix. Au second tour, c’est le candidat UNR qui fut élu avec 16 905 voix contre 15 244 à J. Moch et 13 696 à R. Calas. Auparavant, en décembre 1947, R. Calas avait été l’acteur principal d’un épisode fameux de l’histoire parlementaire de la IVe République. Au cours du mois précédent, les députés communistes avaient choisi la méthode de l’obstruction pour s’opposer aux mesures envisagées par le gouvernement Schuman (Jules Moch étant ministre de l’Intérieur) qui visaient à renforcer les moyens du maintien de l’ordre à la veille d’un vaste mouvement de grève organisé par la CGT. Le lundi 1er décembre, Calas prononça un discours contre l’utilisation de l’armée dans les grèves à la tribune de l’Assemblée qui s’acheva par une phrase exaltant le geste des soldats du 17e régiment d’Infanterie qui avaient refusé de tirer sur les viticulteurs, à Béziers, en 1907. Cette phrase fut interprétée par les partisans du gouvernement comme un appel à l’insubordination de l’armée et, sur proposition de son président (E. Herriot), l’Assemblée appliqua à Calas une mesure de censure avec exclusion temporaire. L’intéressé refusa alors de quitter la tribune et y resta de 19 h 55 le lundi à 6 h le lendemain matin, entouré de tous ses collègues du groupe communiste. Il dut cependant quitter le Palais-Bourbon après l’intervention de la garde et subir deux mois d’interdiction de séance. En 1952, l’exclusion d’André Marty, dont il avait été un proche, l’amena à faire une autocritique publique de son attitude dont il dit, dans ses mémoires, qu’elle lui a beaucoup coûté. Il avait dû rédiger un rapport de onze pages dénonçant « l’influence pernicieuse qu’André Marty exerçait » sur lui ; il remontait à leur rencontre en 1925, leur séjour commun à la Santé en 1930, leur coopération à l’Humanité en 1934-1935, puis à la commission de la jeunesse après guerre. « André Marty avait sur moi un ascendant certain dont je cherchais cependant à me dégager quand j’ai commencé à comprendre confusément que ses intentions dans ses rapports avec moi n’étaient peut-être pas absolument pures [...] il avait dans ses rapports avec moi une attitude amicale qui me paraissait naturelle et désintéressée mais dont il me semble aujourd’hui qu’elle était calculée, préméditée. » Il lui fallut longtemps pour retrouver son équilibre.

Membre du comité de rédaction de L’École et la Nation à sa création, il n’y figurait plus en 1958. De 1958 à 1960, R. Calas résida à Montpellier. Il était membre du bureau fédéral du Parti communiste de 1945 à 1954 puis du seul comité fédéral de 1954 à 1963, et responsable de l’hebdomadaire Le Travailleur du Languedoc. En 1956, il aurait été t appelé à travailler dans la section de presse du comité central du PCF , il fut appelé à résider à Ivry. Il fut alors, pendant plusieurs années, rédacteur en chef de l’hebdomadaire central du PCF France nouvelle. ), avec des interruptions. Il avait pris ce poste en novembre 1956, soit au même moment où François Billoux prit la direction de l’hebdomadaire, ces deux derniers remplaçant Florimond Bonte qui occupait alors les deux postes. En tant que membre du comité central du PCF, il fut délégué à plusieurs congrès nationaux de partis communistes : en 1948 au Ier congrès du Parti communiste albanais, à Tirana ; en 1948 et en 1951 aux congrès du Parti communiste italien, à Milan puis à Rome ; en 1958 à Berlin, au congrès du Parti socialiste unifié d’Allemagne ; en 1961 à Tel Aviv, au congrès du Parti communiste d’Israël et en 1962 à Montevideo, au congrès du Parti communiste d’Uruguay. Aux élections législatives de 1962, R. Calas fut à nouveau candidat dans la circonscription de Sète-Pézenas. Il arriva en tête de tous les candidats avec 13 581 voix sur 40 916 votants, devançant le socialiste J. Moch de 2 267 voix. Malgré ce résultat, pour battre le candidat UNR et faire progresser les désistements mutuels en France entre socialistes et communistes, le Parti communiste décidait le retrait de la candidature de R. Calas : le candidat socialiste fut ainsi facilement élu au second tour. Deux ans plus tard, au XVIIe congrès national du Parti communiste, tenu à Paris en 1964, R. Calas, âgé de soixante-cinq ans, proposa de ne plus être membre du comité central. Il devint alors collaborateur de ce même comité central au sein de la section de documentation et de la presse. À partir de 1964, R. Calas occupa ce poste en même temps que celui de secrétaire de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance pour le département du Val-de-Marne, et de membre du conseil d’administration de l’Institut Maurice Thorez.

Bien que souvent chargé de fonctions diverses dans le secteur de la presse communiste, R. Calas fut davantage un propagandiste par la parole aussi bien dans toute la France (il assura des meetings dans tous les départements sauf deux) que dans le département de l’Hérault où, dans l’entre-deux-guerres, son passage fut bien souvent marqué par la naissance d’une organisation communiste et où sa popularité était particulièrement vive, notamment dans la période allant de la Libération au début de la Ve République.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18404, notice CALAS Raoul, Joseph, Louis, Émile par André Balent, Yves Le Maner, Claude Pennetier, Jean Sagnes, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 6 février 2018.

Par André Balent, Yves Le Maner, Claude Pennetier, Jean Sagnes

Assemblée nationale, Notices et portraits, 1956

ŒUVRE : Souvenirs d’un condamné à mort, Éditions sociales, 1976.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Arch. Nat., F7/12 991. — Arch. Dép. Hérault, 15 M 73. — Arch. Dép. Nord, M 35/8, M 37/89 et M 154/191. — Arch. PPo. BA/1715. — Arch. PCF, Arch. Dép. Seine-Saint-Denis, bobine 304. — RGASPI : Calas Raoul a une cote dans les dossiers biographiques du Komintern, 495 270 24 mais le contenu a été versé aux archives du PCUS détenues par le RGANI et reste inaccessible ; Irène Calas a un dossier consulté au RGASPI, 495 270 1559. — L’Humanité, 31 décembre 1931. — Le Monde, 26 décembre 1978. — France nouvelle, 27 décembre 1975. — L’Indépendant des Pyrénées-Orientales, 28 novembre et 1er décembre 1927. — Le Travailleur du Languedoc, 1924-1931, 1937-1939, 1945-1962. — L’Avant-Garde syndicaliste, 1925-1926. — L’École libératrice, 4 juillet 1936. — La Voix de la Patrie, 1944-1953. — Léo Figuères, Jeunesse militante. Chronique d’un jeune communiste des années 30-50, 1971, p 28. — Les Communistes de l’Hérault dans la Résistance, s.d. — H. Noguères, Histoire de la Résistance, t. 2, R. Laffont. — DPF, t. 3 — Lettre de R. Calas en date du 30 juin 1973. — Interview de R. Calas à Leucate (Aude) le 5 août 1974. — Notes de Jacques Girault et de Nicolas Devineau.

fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément