TERRAL Léo

Par Olivier Dedieu

Né le 24 octobre 1921 à Magalas (Hérault), mort le 18 juin 2009 à Béziers (Hérault) ; instituteur , militant socialiste, syndicaliste enseignant, militant laïque.

Léo Terral fut le fils d’un artisan menuisier, militant socialiste de Magalas. En 1933, sa famille vint s’installer à Béziers. Alors que son père cessa de militer, Léo Terral, alors élève au cours complémentaire Louis Blanc de Béziers, participa, en 1936, à la fondation du premier groupe d’étudiants socialistes de Béziers. En 1939, il entra à l’école normale de Montpellier puis fit les chantiers de jeunesse. Convoqué pour le STO, il bénéficia d’un certificat médical pour ne pas aller en Allemagne et fut envoyé à l’aérodrome d’Orange en 1943. À son retour, il fut nommé instituteur successivement à Tourbes, Camplong en 1944 puis Olonzac en 1945. Militant des JS jusqu’en 1951, Léo Terral milita dans la section d’Olonzac dès la Libération. Dès 1947, il fit partie de la liste d’Antoine Fauré (voir ce nom), liste battue par le radical Charles Caffort. Parallèlement, il fit partie du bureau départemental des JS en 1948 et 1949. À ce titre, il intégra dès 1950 le conseil fédéral de la SFIO. Militant actif de la section et du canton, Léo Terral fut l’un des principaux animateurs de la section locale. Au-delà de ses engagements politiques, il fut aussi un militant syndical et associatif. Il anima l’équipe sportive scolaire et devint délégué USEP du canton en le secrétaire de l’amicale bouliste. Parallèlement, il fut secrétaire de l’amicale bouliste. Militant du SNI, il fut élu au conseil syndical en 1949, 1951, 1955 et 1957 sur la liste proche de l’École émancipée.

Nommé à Béziers en 1956 à l’école La Chevalière, Léo Terral resta deux ans en poste avant d’être détaché à la fédération des œuvres laïques de l’Hérault où il effectua l’essentiel de sa carrière professionnelle. Permanent de la FOL de l’Hérault jusqu’en 1978, il multiplia les animations sportives et culturelles dans le Biterrois, au niveau départemental puis régional. Membre du conseil national Milieu rural de la ligue de l’enseignement de 1966 à 1978, il fut aussi trésorier adjoint puis secrétaire adjoint de la FOLH de 1972 à 1978 ainsi que délégué régional de l’UFOLEP (1975-1982) et de la formation de la ligue de 1977 à 1983.

Adhérent dès son installation à Béziers à la section de la ville, , il y retrouva son directeur d’école, Irenée Arnal, qui le soutint au sein de la section. Membre du conseil d’administration un an plus tard, il figura dès 1959 sur la liste SFIO et fut élu conseiller municipal. En tant qu’élu de la ville, il fut administrateur du foyer des jeunes travailleurs de 1965 à 1979 puis président des patronages laïques communaux de 1975 à 1983. Enfin, il assuma d’autres fonctions, dans les domaines sportif, laïque et et celui des anciens combattants. Secrétaire général de l’A.S.B. Athlétisme de 1958 à 1968, il devint secrétaire général de la ligue languedocienne d’athlétisme de 1966 à 1972 avant de prendre, de 1972 à 1984 la présidence du comité d’athlétisme de l’Hérault puis la présidence du Béziers Athéltic Chéminots de 1990 à 1993. Parallèlement, il fut administrateur de la MAIF dans l’Hérault de 1980 à 1997 et délégué départemental de l’éducation nationale de 1983 à 1996. Dans les années 1970, il fut de nouveau candidat pour le conseil syndical du SNI sur des listes de l’UID.

Enfin, dès 1945, Léo Terral adhéra à la FOPAC. Membre des fils et filles de tués – son père étant mort des suites de blessures de guerre - il fit partie du noyau qui refonda la FOPAC à la Libération. Membre du conseil d’administration national de 1958 jusqu’en 1975, il en devint président de 1980 à 1998 avant de prendre, de 1987 à 1997 la direction de l’union départementale.

Ses multiples responsabilités associatives firent que Léo Terral fut constamment réélu conseiller municipal de 1959 à 1983. Pour autant, il ne sollicita pas de fonctions d’adjoint, ni d’autres fonctions électives. Candidat en 1983 sur la liste Balmigère, il fut battu par la liste de Georges Fontès. En 1989, il figura sur la liste victorieuse du socialiste Alain Barrau, mais ne souhaita pas redevenir conseiller municipal. Membre du conseil fédéral du parti socialiste jusqu’en 1973, il soutint Guy Mollet. Au congrès d’Épinay, il défendit la motion Defferre avant d’opter pour le courant Mitterrand. En 1992, après le congrès de Rennes, il ne reprit pas sa carte au PS.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182848, notice TERRAL Léo par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 26 juillet 2016, dernière modification le 26 juillet 2016.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Dép. Hérault : 356 W 173-1, 542 W 155, 785 W 9 et 20, 100 W 172, 143 J 325. — Combat Socialiste, 1947-1965. — Hérault Enseignant, 1945-1980. — Entretien de l’auteur avec Léo Terral.

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