BLANC Paul

Homme de lettres et militant de la coopération.

Paul Blanc était rédacteur au Courrier du Dimanche, lorsque, le 1er novembre 1864, il entra au Comité de rédaction de L’Association que des militants coopérateurs venaient de fonder. Il y défendit les théories de Proudhon et le droit de grève qu’il aurait voulu imprescriptible. Il n’admettait pas que les associations productives exploitent des salariés ; l’association libre et volontaire ne pouvait, selon lui, prendre d’auxiliaires que dans certains cas déterminés, très rares et occasionnels. En août 1865, au côté de Béluze et de quelques autres, il siégea au comité de rédaction des statuts généraux des trois types de sociétés coopératives envisagés par les militants à l’époque : coopératives de consommation, de production, de crédit. À partir de sa première livraison (1867), il participa à la rédaction de l’Annuaire pour l’Association. Le 21 juillet 1866, il assura le secrétariat de la conférence, présidée par Béluze, des représentants les plus qualifiés des sociétés coopératives françaises, véritable congrès de la coopération française. Selon lui, ce congrès « ouvrait des horizons nouveaux », car il marquait, dans le domaine de la coopération, le passage de la théorie à l’action pratique.

Malheureusement, le journal L’Association rencontrait de plus en plus l’hostilité des pouvoirs publics. En quelques mois, il connut quatre saisies. Le 29 août 1866, les actionnaires décidèrent d’en suspendre la publication. Paul Blanc assista Élie Reclus dans la liquidation.

Les coopérateurs parisiens ne se laissèrent pas abattre ; ils créèrent aussitôt un nouvel organe : La Coopération, journal du progrès social dont Blanc signa l’article-programme. Blanc fut très affecté, en 1867, par le blâme porté contre les coopérateurs par le second congrès de l’Internationale, tenu à Lausanne, du 2 au 7 septembre.

L’Assemblée générale des actionnaires de La Coopération décida, en juillet 1868, de transformer cette feuille bimensuelle en hebdomadaire et de prendre le nom de La Réforme, journal du progrès politique et social, organe de la coopération. Paul Blanc se vit confier la liquidation de la société La Coopération. Voir Béluze J.-P..

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182625, notice BLANC Paul, version mise en ligne le 19 juillet 2016, dernière modification le 25 novembre 2018.

OEUVRES : Collaboration aux journaux cités ci-dessus. Voir, en particulier, dans L’Association, bulletin des coopérations françaises et étrangères, le n° du 10 août 1865 : "Défense du droit de grève" : le n° de février 1865 : "Les associations productives ne doivent pas employer de salariés." Dans l’Annuaire pour l’Association, voir l’avant-propos du n° de 1867, le n° de 1868 (p. 32) : "Au sujet du blâme infligé aux coopérateurs par le 2econgrès de l’Internationale".

SOURCES : Jean Gaumont, Histoire générale de la Coopération en France, Paris, Fédération Nationale des coopératives de consommation, 1924, tome I.

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