BELTONOWITZ Michel (ou BAKONOWICZ)

Né le 29 juillet 1829 à Stettin (Confédération germanique). Polonais, Beltonowitz était marié à Paris (ancien IXe arrondissement) en 1854 et était père de cinq enfants en 1871. Il travaillait comme journalier ; communard.

Venu en France à l’âge de huit ans, Beltonowitz fut condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Affrique (Aveyron), en 1851 ou 1852, à vingt jours de prison pour propos séditieux : « J’avais dit dans une auberge que Raspail et Barbès étaient de bons républicains qui avaient sacrifié leur vie à la République. »

En 1870, il habitait, cité Doré, 9, avenue Sainte-Marie (XIIIe arr.), à Paris. Il fit partie, pendant le Siège, d’une compagnie sédentaire du 120e bataillon de la Garde nationale, et continua son service après le 18 mars 1871. Il suivit son bataillon, au début d’avril, à Neuilly, puis en mai à Gentilly et au fort de Bicêtre. Les 23 et 24 mai, il participait à la défense de la barricade du boulevard Arago, où il reconnut avoir tiré cinq ou six coups de fusil. Rentré chez lui le 25, il fut arrêté devant son domicile.
Des renseignements favorables ayant été fournis sur son compte, il ne fut condamné le 26 février 1872, par le 11e conseil de guerre de Rambouillet (Seine-et-Oise) pour port d’armes, qu’à un an et un jour de prison et cinq ans de privation de ses droits civiques. Il fut incarcéré le 17 mars 1872 à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) et transféré le 27 novembre 1872 à Vitré (Ille-et-Vilaine).
Voir Wroblewski W.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182612, notice BELTONOWITZ Michel (ou BAKONOWICZ), version mise en ligne le 19 juillet 2016, dernière modification le 25 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/746. Rapport à la Commission des grâces du 12 juillet 1872. — Arch. Min. Guerre, 11e conseil, dossier 387. — Arch. Dép. Morbihan, série Y, écrou 1544. — Krystyma Wyczanska, Polacy W Komunie Paryskiej 1871 R, Varsovie, 1957.

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