VAUTIER René

Par Tangui Perron

Né le 15 janvier 1928 à Camaret (Finistère), mort le 4 janvier 2015 à Cancale (Ille-et-Vilaine) ; résistant, cinéaste ; militant communiste et anticolonialiste.

René Vautier vers 1975  à une séance de Ciné Club à Notre-Dame-de-Gravenchon (76) (Photo Jean-Paul Nicolas)
René Vautier vers 1975 à une séance de Ciné Club à Notre-Dame-de-Gravenchon (76) (Photo Jean-Paul Nicolas)

Le père de René Vautier, gérant pour les conserveries, ayant quitté tôt le foyer familial, c’est la mère de René Vautier, Léonie, institutrice laïque, qui élèva seule ses deux fils, avec l’aide de sa mère, contremaitresse d’usine sur le littoral du sud-Finistère. Bon élève, René Vautier fut boursier du lycée de la Tour d’Auvergne à Quimper (Finistère), tout en étant membre actif des Éclaireurs de France. C’est par ce groupe de scouts laïcs, remis sur pied en 1937 par un enseignant (Albert Philippot, futur commandant FFI de la région de Quimper), que René Vautier, dans le sillage de son frère aîné, entra dans la Résistance. D’abord chargé de relever les angles de tirs des casemates et blockhaus allemands afin qu’il soit transmis à Londres, il s’occupa également de la propagande (lecture et diffusion de poèmes de la Résistance). Du fait de son âge, son frère aîné, Jean, eut un rôle plus actif dans la Résistance et participa à des actions armées. À la fin de la guerre, leur groupe fut mêlé à plusieurs accrochages et René Vautier déclara par la suite avoir été marqué à jamais par la vision de jeunes camarades morts au combat. Ce groupe de jeunes résistants évoluant dans l’orbite du mouvement Vengeance (et nommé groupe Vengeance-René Madec) fut en son entier décoré de la Croix de guerre par le général de Gaulle, lors de sa visite triomphale à Quimper, le 23 juillet 1945.

Après cette expérience déterminante, René Vautier monta à Paris pour passer en 1946 le concours de l’IDHEC. Le jeune homme, alors qu’il n’avait vu que très peu de films, fut brillamment reçu à cette école de cinéma (section réalisation), école qui s’avérait alors être une pépinière d’enseignants et d’élèves communistes. Étudiant, René Vautier participa à la mobilisation contre les accords Blum-Byrnes et comme stagiaire et « assistant à tout faire » (avec l’accord tacite de la direction de l’école) à la réalisation de La grande lutte des mineurs (1948). Ce film d’agit’prop’ réalisé pour la Fédération des Mineurs CGT (essentiellement par André Dumaître et les sœurs Tzank, dites les sœurs Neurisse), interdit par la censure, constitua pour René Vautier, une référence politique et esthétique tout au long de sa vie. Militant actif et charismatique, lecteur de La Nouvelle critique, le jeune homme semble avoir exercé une influence certaine sur plusieurs de ses camarades. De deux ans l’aîné de Yann Le Masson et Pierre Lhomme, il suivit les premiers pas en politique de ceux-ci, alors qu’ils venaient d’adhérer au PCF – en 1950, à l’École nationale de photographie et cinématographie (dite « Vaugirard »). Durant cette période, Vautier participa, à différents titres, à plusieurs films de la CGT et du PCF : assistant-stagiaire sur Printemps de la jeunesse (consacré à un rassemblement de jeunes de la CGT), responsable, pour le PCF, du service d’ordre sur le tournage de D’autres sont seuls au monde (1953), assistant réalisateur sur le film d’Henri Aisner, Les copains du dimanche (1956)… En 1955, Vautier était par ailleurs secrétaire administratif de La Fédération du Spectacle CGT – par la suite, il y bénéficia d’une réputation d’ « anar ». En avril 1950, après s’être embarqué sur un chalutier parti en mer d’Irlande, le cinéaste filma l’enterrement de l’ouvrier brestois Édouard Mazé, tué par les CRS. Ses images furent insérées dans Un homme est mort, film aujourd’hui disparu, mais dont on retrouve certains plans dans Vivent les dockers (1951) de Robert Ménégoz. Durant cette période, le cinéaste s‘essaya également à la production et la réalisation de quelques courts métrages touristiques, publicitaires ou pédagogiques (dont L’Odet en 1951).

Toutefois, lors de cette époque de Guerre froide exacerbée, qui vit une recrudescence des conflits ouvriers et la levée des mobilisations anticoloniales, l’expérience la plus fondamentale reste, pour René Vautier, la réalisation et la diffusion d’Afrique 50 – ce documentaire lui valut plusieurs poursuites judiciaires et inculpations, dont une pour non respect du décret « Pierre Laval » (11 mars 1934), relatif au tournage dans les colonies. Parti en juillet 1949 de Marseille (Bouches-du-Rhône), débarqué à Dakar, le groupe dont faisait partie René Vautier devait réaliser une exposition et un film sur la réalité des villages africains pour la Ligue de l’Enseignement. Avec un autre militant, le géographe et cinéaste Raymond Vogel, René Vautier quitta ce groupe à Bamako pour poursuivre un travail d’enquêtes sur les exactions et crimes coloniaux, avec le soutien actif du Rassemblement démocratique africain (RDA) – ils participèrent même à certains de leur meetings. Le parcours (du Mali à la Côte-d’Ivoire pour Raymond Vogel, du Mali au Sénégal pour René Vautier) fut épique et le tournage rocambolesque. Pour René Vautier, l’aventure s’acheva par son expulsion de Dakar, en janvier 1950. Les deux hommes réussirent néanmoins, via des réseaux militants anticoloniaux, à faire parvenir la pellicule à Paris et René Vautier récupéra une partie de ces bandes à la barbe de la censure. À partir de ces éléments incomplets, le jeune cinéaste, dans le logement de fonction de sa mère nommée à Argenteuil (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) monta et acheva Afrique 50, premier pamphlet cinématographique anticolonial. Une des toutes premières projections eut lieu à Quimper, en octobre 1950 – une partie du service d’ordre étant assuré par les Éclaireurs de France.

Repéré par les Renseignements généraux, le cinéaste dut effectuer son service militaire en zone d’occupation française en Allemagne, service qu’il acheva en juin 1952 et durant lequel il fut plusieurs fois mis aux arrêts. Révolté par les crimes du colonialisme français et ayant eu à défendre syndicalement un opérateur (Georges Chassagne) accusé par l’armée française de diffamation (celui-ci avait filmé une exécution sommaire en 1955), le jeune cinéaste décida en 1956 de filmer du côté des Algériens en lutte pour leur indépendance, en passant par la Tunisie. Pour ce faire, après une entrevue avec Léon Feix, il dût se mettre en congé du PCF, la direction de son parti n’approuvant pas sa décision. Se déplaçant et filmant en Algérie et en Tunisie (en accord avec le FLN), René Vautier put y parfaire sa science et son goût des tournages clandestins et des passages de frontières à haut risque – il fut par exemple blessé sur la « ligne Morice », barrière électrifiée et minée séparant l’Algérie de la Tunisie. Avec l’opérateur Pierre Clément (arrêté en 1958 par l’armée française, condamné à dix ans de prison et libéré en 1962), le cinéaste breton contribua à former une génération de jeunes cinéastes qui donneront naissance au cinéma algérien. (C’est aussi en Tunisie, sur une idée de René Vautier, que furent enregistrés par Olga Poliakoff les voix enfantines pour le film-manifeste J’ai huit ans (1962), film tourné par Yann Le Masson). Néanmoins, de retour d’Égypte où il avait rencontré des représentants du gouvernement provisoire algérien (GPRA), René Vautier fut arrêté en mai 1958 et emprisonné jusqu’en juillet 1960. Les raisons de son incarcération par le FLN sont aujourd’hui obscures, sans doute fut-il victime de règlements de comptes internes et, également, de sa réputation de militant communiste, de surcroît en lien avec les réseaux est-allemands. Peut-être lui reprochait-on aussi la diffusion d’Algérie en flamme (1958), monté en RDA, dans les pays de l’Est. Durant sa détention, René Vautier mena deux grèves de la faim pour protester contre son incarcération et améliorer sa condition de détenu – et il fut torturé après une évasion. Après sa libération définitive, de l’indépendance de l’Algérie à 1966-1967, le cinéaste participa cependant grandement au développement du cinéma algérien, tant dans le domaine de la formation, de la production que de la diffusion, au point d’être présenté comme « un des pères du cinéma algérien ». Il fut par exemple co-directeur du Centre audiovisuel d’Alger (jusqu’en 1965) et secrétaire général des « Cinés pops’ », les cinémas populaires qui organisaient des projections itinérantes en des contrées parfois très isolées.

Après le coup d’État de Boumediene (1965) et autour de 1968, René Vautier opéra un retour progressif en France. En 1967, il collabora avec la télévision scolaire et réalisa par exemple un film sur la plage de Larvor, située entre Lesconil et Loctudy. À l’instar de plusieurs cinéastes, il accompagna les premiers pas cinéphiliques et cinématographiques des groupes Medvekine de Besançon. Le cinéaste bénéficia grandement de l’essor du cinéma militant après 1968 et du renouveau spectaculaire du régionalisme, auxquels il participa. Avec l’aide des cinéastes et photographes Nicole et Félix Le Garrec et avec le soutien financier d’un jeune cinéaste argentin (Juan Battle), Vautier jeta les bases d’un cinéma produit et diffusé en Bretagne (création de l’Union de production cinématographique bretonne, UPCB, en septembre 1970, à Plonéour-Lanvern). C’est durant ces « années 1968 » que le cinéaste communiste, parfois prolixe et paradoxal, put être le plus prolifique et le plus créatif, enchaînant courts et longs métrages et de multiples projets. Tout en revendiquant son appartenance au PCF, il comparait la situation de la Bretagne à celle des colonies françaises ; tout en polémiquant avec l’extrême gauche, il se fit le chantre de l’action directe. S’il ne critiqua jamais publiquement son parti, ses films semblent être ses propres portes paroles (conclusion anti-nucléaire civil et militaire de Marée noire et colère rouge, 1978). Au début des années 1970, René Vautier connut pour la première fois un succès à la fois public, critique et militant en réalisant Avoir 20 ans dans les Aurès, premier prix de la critique internationale au Festival de Cannes, en 1972. Réalisé en Tunisie, dans des conditions difficiles et avec peu de moyens, ce long métrage fictionnel à base documentaire (aussi inspiré du témoignage de Noël Favrelière Le désert à l’aube) fut d’abord diffusé dans des réseaux parallèles devant des dizaines de milliers de spectateurs, souvent en présence du cinéaste. Un an après la sortie d’Avoir 20 ans, à Quimper, René Vautier poursuivit une longue grève de la faim, largement victorieuse, contre la censure du film de Jacques Panijel sur les noyades d’octobre 1961 (Octobre à Paris) et contre la censure cinématographique. À l’époque, le cinéaste bénéficia de nombreux soutiens militants et de nombreuses collaborations artistiques et techniques, souvent bénévoles, lui permettant de mener à bien ses projets. Des opérateurs tels Yann Le Masson, Pierre Clément, Jean-Marie Dagonneau et Bruno Muel (cinéaste et pilier des groupes Medvekine de Sochaux), l’ingénieur du son et ancien résistant Antoine Bonfanti, les époux Le Garrec, les monteuses Jacqueline Méppiel et Soazig Chappedelaine, qui devint la compagne du cinéaste, participèrent ainsi, activement, à ces créations. Entre 1975 et 1977, René Vautier, homme de conviction (et de séduction), bénéficia aussi du soutien du Centre de culture populaire de Saint-Nazaire. Avec des ouvriers et des ouvrières de Trignac et du Couëron, il réalisa les documentaires militants Quand tu disais Valéry (1975) et Quand les femmes ont pris la colère (1977) qu’il cosigna avec Soazig Chappedelaine.

Son fort ancrage algérien et breton, n’empêcha pas le cinéaste et militant révolutionnaire de multiplier les voyages et les projets où les intentions cinématographiques et politiques se mêlaient et se confondaient. Malgré son expulsion de Rhodésie (Zimbabwe), il réussit à achever Le glas (1967) en Algérie ; en décembre 1970, il s’embarqua pour remettre des fonds aux condamnés de Burgos et rencontrer des autonomistes basques, avant de se rendre en Argentine ; en 1984, il aurait aussi réussit à faire parvenir du matériel vidéo aux Palestiniens assiégés par l’armée israélienne à Beyrouth.

Cependant, les années 1980, marquées par le reflux général du politique et des réseaux militants (et par l’arrivée de la vidéo), furent moins fastes pour le cinéaste. L’UPCB ferma définitivement ses portes en 1981. Les projets du cinéaste pâtirent de l’affaiblissement spécifique du monde communiste et du manque de certaines collaborations artistiques. René Vautier poursuivit néanmoins ses combats politiques et cinématographiques. Un de ceux-ci fut de faire reconnaître et condamner les actes de tortures commis par Jean-Marie Le Pen durant la guerre d’Algérie (A propos de… l’autre détail, 1984). Pour cela, dès le début des années 1980, il capta la parole des victimes de l’ancien lieutenant-parachutiste et celles de certains témoins (Pierre Vidal-Naquet, Germaine Tillon, le général De La Bollardière…) ce qui lui couta la haine tenace d’anciens partisans de l’Algérie française. En 1984, le cinéaste témoigna en faveur du Canard enchaîné, poursuivi par le créateur et dirigeant du Front national pour avoir évoqué ces actes de tortures. C’est dans ce contexte que les archives du cinéaste breton, entreposées dans une casemate au Conquet (Finistère) furent saccagées – cette perte pour partie irrémédiable a été filmée par Yann Le Masson.

Aux côtés de Georges Séguy, du comédien Claude Piéplu ou du scientifique Albert Jacquard, Vautier milita également contre la prolifération des armes nucléaires (dans le cadre de l’Appel des cent et du Mouvement de la Paix, proches du PCF) et réalisa ou coréalisa plusieurs films pour la paix ou contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. La fidélité à ses engagements de jeunesse se manifesta par sa présence, en position non-éligible, sur la liste électorale menée par le communiste Francis Wurtz pour les élections européennes de 1994. Autre invariable dans son engagement, quel que soit le contexte : la combat contre la censure politique et toute forme de censure cinématographique.

Entre 1996 et 1998, René Vautier, auteur d’un portrait de Roger Garaudy (A contre-nuit, 1992, financé par Garaudy lui-même) accepta de témoigner - à l’instar de l’abbé Pierre - en faveur de l’ancien dirigeant communiste, alors que celui-ci était accusé de négationnisme – l’ancien philosophe fut effectivement condamné par la justice. Si le cinéaste ne partageait pas les conclusions négationnistes du vieil homme, il continua à lui apporter son soutien. Cette prise de position troubla et divisa un temps des cercles de gauche et de l’extrême gauche (la diffusion d’un documentaire consacré à René Vautier fut annulée par un lieu culturel et René Vautier gagna un procès en diffamation).

Néanmoins, à partir de la fin des années 1990 et surtout du début des années 2000, René Vautier qui partaga sa vie entre Montreuil (Seine-Saint-Denis) et la Bretagne (Cancale), acheva cette sorte de traversée du désert entamée à partir de 1981. L’ostracisme d’une partie des milieux du cinéma à son égard diminua. Une nouvelle génération de cinéphiles, de documentaristes et de militants découvrirent, alors que ressurgissait l’histoire du passé colonial français et que se dessinait un intérêt nouveau pour l’histoire du cinéma militant, l’apport considérable d’un homme à un courant cinématographique trop longtemps négligé. Tôt devenu une légende, le cinéaste internationaliste demeura une source d’inspirations pour certains cinéastes – ainsi qu’un vaste chantier pour les historiens qui doivent reconstituer une vie et une carrière si mouvementées, indissociablement liées.

René Vautier est le père de Alain (1952-2011) et Pierre Vautier, acteurs dans Avoir 20 ans dans les Aurès, dont la mère, Colette Vautier (née Merle), enseignante, a exercé en Tunisie. Le cinéaste breton est également le père de Moïra Chappedelaine-Vautier, productrice et réalisatrice, et fille de Soazig Chappedelaine-Vautier.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182595, notice VAUTIER René par Tangui Perron, version mise en ligne le 18 juillet 2016, dernière modification le 8 mars 2019.

Par Tangui Perron

René Vautier vers 1975  à une séance de Ciné Club à Notre-Dame-de-Gravenchon (76) (Photo Jean-Paul Nicolas)
René Vautier vers 1975 à une séance de Ciné Club à Notre-Dame-de-Gravenchon (76) (Photo Jean-Paul Nicolas)

ŒUVRES (sélection) : Afrique 50 (court métrage, 1950), Un homme est mort (court métrage, 1950 disparu), Une nation, l’Algérie (1955, court métrage, disparu), Les anneaux d’or (court métrage, 1956), Algérie en flamme (1958), Peuple en marche (1963, collectif), Le glas (court métrage, 1967), Les trois cousins (court métrage, 1969), Les ajoncs (court métrage, 1970), La caravelle (1970, court métrage), Techniquement si simple (court métrage, 1971), Avoir 20 ans dans les Aurès (1972), Transmission d’expérience ouvrière (1973, court métrage), Le remords (1974, court métrage), La folle de Toujane (1974, coréalisé avec Nicole Le Garrec), Frontline (collectif, 1975), Quand tu disais Valéry (1975), Le poisson commande (1976, coréalisé avec Yann Le Masson et Félix Le Garrec), Quand les femmes ont pris la colère (1977, coréalisé avec Soazig Chappedelaine), Marée noire et colère rouge (1978), A propos de… l’autre détail (1984).
Documentaires totalement ou en partie consacrés à René Vautier (sélection) : René Vautier, cinéaste franc-tireur (2002) de Sabrina Malek et Arnaud Soulier, Algérie, tour-détour (2006) d’Oriane Brun-Moschetti et Leïla Morouche, René Vautier, le petit blanc à la caméra rouge (2007) de Richard Hamon, De sable et de sang (2012) de Michel Le Thomas, Oriane Brun-Moschetti, Salut et Fraternité (2014). Bande-dessinée consacrée à René Vautier et aux luttes ouvrières : Un homme est mort de Kriss et Étienne Davodeau (2006).

SOURCES : Archives de la Préfecture de Police (Paris). — Archives municipales de Quimper (fonds Alain Le Grand et 7J73). — Décadrages, n°29-30, printemps 2015 ; René Vautier, Caméra citoyenne, mémoires, éditions Apogée. — Claude Bouvier, René Vautier, cinéaste, mémoire de maîtrise, UER Art et Histoire de Paris I, 1983. — Nombreux entretiens avec René Vautier (années 1980 et 1990). — Marie Chominot, « Algérie, août 1955 : la mort filmée en direct », site de la LDH de Toulon, 17 mars 2012.

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