TOULOUSE René, Louis

Par Frédéric Stévenot

Né le 2 avril 1887 à Saint-Quentin (Aisne), mort en déportation le 23 novembre 1944 à Buchenwald (Allemagne) ; curé ; déporté.

René Toulouse est le fils de Louis Léopold Toulouse, ajusteur en voitures, 29 ans, domicilié au 66 rue d’Orléans à Saint-Quentin, et de Mathilde Marhe Dupont, son épouse, piqueuse, âgée de 28 ans.
« Élève ecclésiastique » à Soissons, selon le registre matricule, René Toulouse est figure sur la liste des engagés volontaires pour trois ans. Il arriva au 87e régiment d’infanterie le 8 octobre 1905, comme soldat de 2e classe, et fut envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1906 avec un certificat de bonne conduite. Il y accomplit une période d’exercice du 26 août au 22 septembre 1908, puis du 4 au 20 novembre 1913.
Il fut autorisé à cumuler le bénéfice des articles 21 et 23 de la loi du 15 juillet, comme ayant un frère sous les drapeaux postérieurement à son incorporation (circulaire du 24 janvier 1900). Il passa au 164e régiment d’infanterie le 1er avril 1914, et fut rappelé à l’activité le 2 août 1914. Le 24 août, il fut affecté au 303e régiment d’infanterie, puis au 56e le 25 janvier 1918, au 10e le 25 juillet 1918, eu 56e le 22 janvier 1919.
René Toulouse fut cité à l’ordre du 10e régiment d’infanterie le 30 septembre 1918 : « brancardier de compagnie, sérieux et dévoué. S’est dépensé sans compter pendant les journées des 18-19-20 et 21 août 1918, assurant l’évacuation des blessés, malgré le tir de barrage et les rafales de mitrailleuses ».
Il fut envoyé en congé illimité de démobilisation le 12 mars 1919. . Le registre matricule précise ses différentes résidences : après Saint-Quentin (au 29 rue de l’Hôtel-Dieu) lors de son incorporation, il habita au château de Bestin, à Tellin (Belgique), le 27 mai 1909, avant de revenir à Saint-Quentin le 24 avril 1910. Après la guerre, il s’établit à Viels-Maison (Aisne), le 23 mai 1919, puis à Chevregny (Aisne) le 28 décembre 1927.

Curé de Mons-en-Laonnois (Aisne) de 1928 à 1942, René Toulouse fut déporté dans les mines de sel de Plomitz où il mourut (selon le mémorial GenWeb) ou le décembre 1944 à Plomitz ou le 29 novembre à Buchenwald selon la FMD ; l’état civil de Saint-Quentin porte la date du 23 novembre, à Buchenwald (comme l’arrêté du 6 septembre 2000 du secrétaire d’État aux anciens combattants), avec la mention « Mort pour la France » (avis reporté le 3 juin 1956). La base « Mémoire des hommes » ne confirme pas cette mention.
René Toulouse était parti de Compiègne avec le convoi I. 265, le 17 août 1944, avec 1 255 hommes, dont la moitié purent rentrer. On ne sait pas s’il fut transféré dans un kommando particulier, mais il portait le matricule 81 168.

Par arrêté du secrétaire d’État à la défense chargé des anciens combattants en date du 6 septembre 2000, la mention « Mort en déportation » est apposée sur les actes et jugements déclaratifs de décès de René Toulouse.

Une stèle commémore sa mémoire dans sa paroisse d’exercice.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182489, notice TOULOUSE René, Louis par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 11 juillet 2016, dernière modification le 16 octobre 2016.

Par Frédéric Stévenot

SOURCE. Site Internet : Mémorial GenWeb ; Fondation pour la mémoire de la déportation. — État civil de Saint-Quentin (5 Mi 1293. 1887). Registre matricule du bureau de Saint-Quentin (21 R 159/1907). Arrêté du 6 septembre 2000.

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