HE Xiangning 何香凝

Par Jacques Manent

Née le 6 juillet 1876 dans le xian de Nanhai, Guangdong ; morte à Pékin le 6 septembre 1972. Épouse de Liao Zhongkai, présidente du Comité révolutionnaire du G.M.D.

He Xiangning représente la gauche du G.M.D. ralliée en 1949 au P.C.C., et apparaît comme un personnage symbolique au même titre que madame Sun Yat-sen (voir Song Qingling (宋慶齡)). Leurs liens personnels remontent d’ailleurs aux premiers temps du G.M.D. lorsque le mari de He, Liao Zhongkai (廖仲愷) était le bras droit de Sun Yat-sen (孫逸仙).
Fille d’une riche famille de commerçants cantonais, He Xiangning passe à Hong Kong une grande partie de sa jeunesse. Elle y épouse Liao Zhongkai, alors étudiant en économie et séjourne avec lui au Japon de 1902 à 1910. La rencontre de Sun Yat-sen détermine l’engagement du couple aux côtés des républicains. He est ainsi en 1905 la première femme à entrer au Tongmenghui. C’est le début d’une longue collaboration entre le docteur Sun et le couple Liao-He. Au cours des vingt années suivantes, He se consacre à la mobilisation des énergies féminines en faveur du G.M.D. En 1922, elle accompagne au Japon Liao qui vient y rencontrer le représentant du gouvernement soviétique (voir Joffe). Conscient des faiblesses de l’organisation du G.M.D., Liao est le principal artisan des « Trois politiques » de 1924 (voir Sun Yat-sen). Le rapprochement avec l’U.R.S.S. — et partant avec le P.C.C. — lui est toutefois dicté par son idéalisme autant que par les nécessités stratégiques qui paraissent avoir été la motivation principale du docteur Sun. Le 20 août 1925, sept mois après la mort du père de la République, Liao est assassiné par les adversaires du rapprochement avec l’Union soviétique et de l’alliance avec le P.C.C. He Xiangning qui, dans le cadre du parti nationaliste dirigeait le Département du travail féminin et avait été, quelques mois plus tôt, l’un des rares témoins des dernières volontés de Sun Yat-sen, est poussée par l’assassinat de son mari vers la gauche radicale du G.M.D. En 1941, à la suite de l’incident de la 4e Armée nouvelle (voir Ye Ting (葉挺)), elle quitte un parti qui lui paraît avoir trahi l’esprit de son fondateur. He n’est pourtant jamais entrée au P.C.C. En 1948, elle rejoint le Comité révolutionnaire du G.M.D., l’un des petits partis démocratiques ralliés au P.C.C. après 1949. Elle en devient présidente en octobre 1965 et siège au comité permanent de l’A.N.P. à partir de 1954. Cette position honorifique est moins importante sans doute que celle de présidente du Comité des Chinois d’Outre-mer dont elle partageait depuis 1959 les responsabilités avec son fils, Liao Chengzhi (廖承志). Celui-ci, membre du P.C.C. depuis 1927, lui a succédé à ce dernier poste.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article182111, notice HE Xiangning 何香凝 par Jacques Manent, version mise en ligne le 26 octobre 2016, dernière modification le 26 octobre 2016.

Par Jacques Manent

ŒUVRE : Pour l’œuvre poétique, se reporter à Liao Zhongkai. — « Wode huiyi » (Mes souvenirs) in Xinhai geming huiyilu, I, 12-20.

SOURCES : Outre BH, voir : Helen F. Snow (1967) et sur l’œuvre poétique de He Xiangning, Ma Wen-Yee (1980).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément