HERBET Bernard, Maurice

Par Daniel Grason

Né le 7 février 1916 à Sevran (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis), exécuté le 19 ou le 20 août 1944 à la cartoucherie de Vincennes (Paris, XIIe arr.) ; gardien de la paix auxiliaire au commissariat de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, Val-de-Marne) ; homologué FFI.

Fils de Victor Herbet, négociant, et de Camille Lebourg, sans profession, Bernard Herbet vivait 8 avenue de Marinville à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, Val-de-Marne). Il alla à l’école primaire obtint le CEP le 23 juin 1930 avec la mention « bien », il continua ses études à l’École primaire de la ville jusqu’en 1933, sans obtenir de diplôme. Il suivit une formation, décrocha le diplôme de secrétaire commercial.
Il fut incorporé le 21 octobre 1935 dans l’armée, contracta un engagement, fut nommé sergent-chef à la compagnie de guet. Le commandant donna ses appréciations le 25 février 1944 concernant son activité : « Employé aux écritures, secrétaire à la section de commandement de l’unité, s’est fait remarquer par sa compétence, son dévouement total et sa conscience professionnelle élevée ».
Sans travail, ayant sa mère à charge, Bernard Herbet postula pour entrer dans la police parisienne. Le 8 avril 1944 il était nommé à l’école pratique, il demanda à rester auxiliaire pour être prêt de sa mère veuve et en « état de santé très grave ». Il formulait cette demande « en attendant de reprendre du service dans l’armée de l’Air lorsque les évènements le permettront ». Le 11 août 1944 il demanda la résiliation de son contrat.
Le 19 août 1944, en service commandé il se rendait à la Préfecture de police à la caserne de la Cité. Il fut capturé le 19 août 1944 dans le bois de Vincennes par des soldats allemands en compagnie de Marcel Ricard, gardien de la paix au commissariat de Saint-Maur-des-Fossés. Emmenés à la cartoucherie du fort de Vincennes, ils furent exécutés le jour même ou le 20 août 1944 à la cartoucherie.
Non identifié, il fut inhumé par la Croix-Rouge au cimetière parisien de Bagneux (Seine, Hauts-de-Seine). Le 4 septembre, son corps était exhumé et reconnu par des gardiens de la paix du commissariat de Saint-Maur-des-Fossés. Son corps fut emmené au dépôt mortuaire de l’Ermitage à Saint-Maur-des-Fossés. Sa ré-inhumation se déroula le 6 septembre au cimetière Rabelais. Son décès a été enregistré à l’état civil de la mairie du XIIe arrondissement le 4 septembre 1944, l’officier d’état civil écrivit mort « vers le 19 août 1944 ».
Le ministère des anciens combattants lui attribua la mention « Mort pour la France », Bernard Herbet a été homologué F.F.I.
Son nom fut gravé sur une plaque commémorative posée à l’entrée du hall de la mairie de Saint-Maur-des-Fossés, sur le monument aux morts de la ville ainsi que sur la liste des policiers morts pendant la Seconde Guerre mondiale au Musée de la police 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (Ve arr.). Le 23 août 2013, une stèle était dévoilée au château de Vincennes rappelant que : « Du 20 au 22 août 1944 vingt-neuf patriotes ont été fusillés par l’Occupant en ce lieu et en ce fossé ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article181848, notice HERBET Bernard, Maurice par Daniel Grason, version mise en ligne le 13 juillet 2016, dernière modification le 31 janvier 2019.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. KC 18 (notes transmises par Christian Chevandier), BA 1801. – SHD, Caen AC 21 P 54296. – Bureau Résistance GR 16 P 290964. – Christian Chevandier, Été 44. L’insurrection des policiers de Paris, Éd. Vendémiaire, 2014. – Site internet GenWeb. — État civil.

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