CARLIER Maurice, Florent, Raymond

Par Louis Botella, Gilles Morin

Né le 7 novembre 1919 à Paris (XIe arr.), mort le 6 mars 2009 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ; instituteur puis directeur d’école ; syndicaliste de l’Enseignement du Val-d’Oise puis des Yvelines.

Fils de Frédéric, Louis Carlier et de Lucie Charlotte Collet, journalière, Maurice Carlier, ancien élève du collège Captal à Paris, était titulaire, depuis octobre 1938, du baccalauréat de philosophie et possédait des connaissances approfondies en langues étrangères.

D’abord ajourné "n 1939, il fut classé service armé en 1940, mais non appelé sous les drapeaux "en raison des circonstances" [armistice de juin 1940], il fut nommé instituteur à l’école des garçons du rond-point Thierry au [Le] Raincy (Seine, Seine-Saint-Denis) puis instituteur intérimaire en Seine-et-Oise [Val-d’Oise]. Maurice Carlier fut déplacé à deux reprises en raison de différends avec les maires de deux communes.

Il fut nommé ensuite à Saint-Leu (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) en octobre 1943. Puis, il s’engagea dans l’armée en janvier 1945. Affecté comme officier de rapatriement de 5e classe au ministère des prisonniers de guerre, déportés et réfugiés, il fut démobilisé le 10 mai de la même année par suppression d’emploi.

Maurice Carlier retourna dans l’enseignement au [Le] Raincy. Accusé de "collaboration avec l’ennemi" au cours de la Seconde guerre mondiale, il fut acquitté par la Cour de justice qui considéra cette accusation "dénuée de tout fondement".

Lors de la création du RPF (Rassemblement du peuple français) par le général De Gaulle, Maurice Carlier figura parmi les membres du comité directeur de ce parti, au titre des 30 représentants des arrondissements du département de la Seine.

En octobre 1968, lors de sa création, Maurice Carlier, alors directeur d’un groupe scolaire à Villiers-le-Bel (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), fut élu président de la Confédération autonome de l’Education nationale (CAEN). Cette confédération regroupa alors trois syndicats : le Syndicat national des directeurs et directrices des écoles publiques de France et de l’Union française (SND) - fondé le 21 avril 1950 -, le Groupe autonome des personnels de direction et d’autorité (GAPDA), le Syndicat national des instructeurs de l’Enseignement public (SNIEP) et était en pourparlers avec le Syndicat national autonome des professeurs de faculté.

L’année suivante, Maurice Carlier fut signalé comme étant le secrétaire national du Syndicat national des directeurs et directrices d’école (SND).

En 1970 ou en 1971, le SND rejoignit FO et Maurice Carlier, directeur de l’école Jean Mermoz au [Le] Chesnay (Yvelines), resta à la tête de ce syndicat national, fonction qu’il conserva jusqu’en avril 1974 au moins.

Le 31 mars 1972, il fut élu ou réélu secrétaire général adjoint de la Fédération nationale de l’Enseignement et de la Culture (FNEC-FO).

Il se maria le 26 mars 1940 à Paris (XIe arr.) avec Odette Moreaux dont il divorça. Il se remaria le 18 juillet 1946 à Paris (XXe arr.) avec Marcelle Pequignot. De la première union naquirent deux enfants. Divorcé de Marcelle Pequignot, il se remaria le 26 avril 1951 à Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis) avec Marie Henriette Lascoux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article181700, notice CARLIER Maurice, Florent, Raymond par Louis Botella, Gilles Morin, version mise en ligne le 13 juillet 2016, dernière modification le 14 juillet 2016.

Par Louis Botella, Gilles Morin

SOURCES : Arch. P. Po., 77 W 4125. — État civil.

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