Née en 1900 au Shandong, morte en 1977 ; militante ouvrière durant la guerre civile, devenue ensuite dirigeante nationale jusqu’à la Révolution culturelle

Chen Shaomin est issue d’une famille pauvre du Shandong. Son père avait été soldat avant la révolution de 1911, comme tant d’autres paysans pauvres de cette province. Chen Shaomin parvient néanmoins à suivre les cours d’une école primaire et commence même des études secondaires entre 1924 et 1927. Elle gagne déjà sa vie puisqu’elle est dentellière de 1913 à 1924. En 1927 elle adhère à la L.J.C. et en 1929 au P.C.C. Elle est l’épouse de Ren Guozheng, responsable du P.C.C. pour le Shandong, fusillé par le G.M.D. en 1931. Elle-même milite dans les usines textiles de Chine du Nord allant de Pékin à Qingdao et surtout à Tientsin. En 1933, elle est emprisonnée quelque temps. Elle aurait participé à la Longue Marche et elle a pris part à la lutte anti-japonaise dans les guérillas du Henan-Hebei-Anhui, dirigées par Li Xiannian (李先念). Après 1949, Chen Shaomin est une dirigeante d’envergure nationale. Elle est en effet député à l’A.N.P., responsable de la Fédération syndicale du textile (de 1950 à 1957), secrétaire nationale de la Fédération panchinoise des syndicats (à partir de 1953), vice-présidente de cette organisation à partir de son VIIIe congrès en décembre 1957. Par ailleurs, Chen Shaomin est membre suppléant du C.C. depuis le VIIe congrès du P.C.C. en 1945, puis titulaire depuis le VIIIe congrès en septembre 1956. Elle est à cette date une des seules femmes (quatre en tout) qui ont atteint ce niveau de responsabilité. Elle disparaît de la scène politique durant la Révolution culturelle comme la plupart des dirigeants syndicaux, considérés comme des partisans de la « ligne bourgeoise » de Liu Shaoqi (劉少奇). Elle n’est réélue au C.C. du P.C.C. à aucun des congrès tenus depuis la Révolution culturelle et ses apparitions publiques sont rares est de peu d’importance.

SOURCE : KC.

Alain Roux

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