Née le 25 octobre 1931 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), morte le 29 octobre 2017 en Bretagne ; institutrice publique en Ille-et-Vilaine ; membre du bureau national et secrétaire générale adjointe SNI-PEGC.

Congrès du SNI à Marseille 1984
Son père, artisan tailleur d’habits immigré de Tchécoslovaquie, et sa mère, native de Dinan (Ille-et-Vilaine) avaient neuf enfants. Jeanne Dostal, leur cadette, Après sa scolarité à Saint-Malo, fut admise en 1949 à l’École normale d’Institutrices de Rennes en 1949.
 A partir de la rentrée 1954, elle fut affectée dans des classes d’écoles rurales d’Ille-et-Vilaine (Saint-Marcan, puis Bais). En avril 1955 à Saint-Malo, elle épousa Michel Vincent, instituteur, fils d’employés des PTT. Le couple eut quatre enfants.
De 1962 à 1979, Jeanne Vincent exerça à Rennes en classe maternelle, puis élémentaire et devint maître formateur à l’École normale de Rennes.
 Elle assuma deux responsabilités militantes : membre de la commission administrative de la section départementale de la Mutuelle retraite des instituteurs et fonctionnaires de l’Éducation nationale à partir de 1971 et du conseil syndical de la section du Syndicat national des instituteurs-PEGC au titre de la commission des maîtres formateurs à partir de 1976.
En 1979, Jeanne Vincent fut élue au bureau national du SNI-PEGC sur la liste « Unité, Indépendance et Démocratie » et au secrétariat permanent en charge du secteur école maternelle et élémentaire (fonctionnement de l’école, carte scolaire, remplacement des maîtres, maîtres formateurs des ENI). Réélue en 1982, elle fut reconduite dans ses fonctions avec le titre de secrétaire générale adjointe du syndicat.
Jeanne Vincent conduisit une recherche sur l’école rurale en France et organisa sur ce sujet un colloque du SNI-PEGC à Limoges en 1984.
 Jeanne Vincent participa aux travaux de la "mission école" initiée par Alain Savary, ministre de l’Éducation nationale en 1982-1983, et à la réflexion sur les contenus.
Par ailleurs, elle fut chargée de dossiers pédagogiques (musique, histoire, éducation physique et sportive, éducation aux droits de l’homme).
 Jeanne Vincent coordonna les actions syndicales visant à promouvoir l’école maternelle et à améliorer son fonctionnement, notamment par la baisse des effectifs par classe et l’amélioration du taux d’encadrement.
De 1982 à 1989, Jeanne Vincent représenta le SNI-PEGC au conseil d’administration des mutuelles d’assurance élèves des écoles publiques (AMU, UMU, MAEP). De 1980 à 1985, elle fut membre du conseil d’administration de l’Office central de la Coopération à l’École.
En 1985, Jeanne Vincent prit sa retraite syndicale et professionnelle. Avec son mari, elle regagna la Bretagne en 1999.

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par J. et M. Vincent.

Jacques Girault

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