VERDIER Gilbert

Par Jacques Girault

Né le 31 décembre 1923 à Decazeville (Aveyron) ; instituteur dans le Lot ; militant du SNI ; militant communiste.

Fils d’un mineur et d’une femme de ménage, politiquement de gauche, Gilbert Verdier reçut les premiers sacrements catholiques. Il entra à l’École normale d’instituteurs de Rodez en 1939. Sa promotion passa le brevet supérieur et effectua des stages en dernière année en 1941-1942. Pour lui, outre les trois stages en classes élémentaires, s’ajoutèrent un stage de trois mois en section technique à l’école primaire supérieure de Rodez, un stage de trois mois à l’ENI de Montauban puis un autre de deux semaines pour l’éducation physique à Cannes (Alpes-Maritimes). Nommé instituteur à Viviez en cours préparatoire, affecté dans un chantier de jeunesse à Mauriac (Cantal) le 5 juillet 1943, il suscita une action collective pour la célébration du 14 juillet. Affecté dans une entreprise fabriquant du charbon de bois, il déserta le 8 octobre 1943. Après avoir exercé divers emplois, il rejoignit le maquis Bessières près de Latronquière (Lot), le 4 janvier 1944. Faisant partie du bureau de renseignements du chef départemental jusqu’en mars 1944, il devint le responsable (pseudonyme “Lupin“) de l’équipe de sécurité FTPF jusqu’en août 1944. Membre du Parti communiste français depuis avril 1944, il suivit l’école des cadres du Parti en août au château de Bessonies. En accord avec le PCF, il fut désigné, le 17 août 1944, par le Comité départemental de Libération, comme commissaire de police à Cahors. Il démissionna de cette responsabilité en janvier 1945 pour rejoindre, comme lieutenant, le régiment d’infanterie du Lot à la pointe de Grave avec les FTPF et des maquisards d’autres mouvements. Démobilisé en août 1945, il devint le secrétaire départemental du Front national.

Gilbert Verdier entra dans l’enseignement comme instituteur à Couzou en octobre 1946 puis il enseigna une année à Seniergues. Membre du Syndicat national des instituteurs, élu au conseil syndical de la section départementale du SNI, il fut responsable de la commission des jeunes. Parallèlement, il fut le principal militant de la FEN-CGT jusqu’en 1954. Par la suite, il conserva des responsabilités au SNI comme responsable syndical dans le canton de Figeac.

Indiqué « commissaire de police » à l’état civil, il se maria religieusement en octobre 1944 à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) avec une institutrice, fille d’un cultivateur qui était en même temps transporteur. Le couple eut deux filles. A partir d’octobre 1948, il enseigna avec son épouse à Marcilhac-sur-Célé, qui adhéra au PCF, puis de 1950 à 1961, à Faycelles.

Militant communiste, Gilbert Verdier entra au comité de la fédération dès la fin de la période clandestine. Il était, selon le secrétariat fédéral, dans les années 1950 peu assidu ; aussi les délégués à la conférence fédérale du 1956 décidèrent-ils de ne pas le réélire à la demande de la commission des cadres. Secrétaire de la section communiste de Figeac à partir de 1953, il fut candidat au Conseil général dans le canton de Cajarc en 1949.

Militant des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active, il dirigea des colonies de vacances et des stages de formation de moniteurs. Il participa aussi à l’encadrement des jeunes lors du festival d’Avignon.

Gilbert Verdier, en 1961, devint économe d’un centre pour déficients visuels et aveugles à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), son épouse enseignant dans un établissement pour handicapés moteurs dans la même ville.

Après avoir participé à la vie de la cellule communiste de Ramonville-Saint-Agne, Gilbert Verdier, dans les années qui suivirent, ne reprit pas sa carte du PCF pour protester contre le rapprochement de la fédération communiste avec La Dépêche du Midi et sa participation à une fête-anniversaire du journal.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article180466, notice VERDIER Gilbert par Jacques Girault, version mise en ligne le 7 mai 2016, dernière modification le 7 mai 2016.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Ma Résistance : mémoires, Labège, La Lauragaise, 2003.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse syndicale. — La Dépêche du Midi, 18 juillet 2015. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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