VALLÉE André, Lucien, Léon

Par Gérard Boëldieu, Jacques Girault

Né le 5 juin 1935 à Savigny-sur-Braye (Loir-et-Cher) ; instituteur puis PEGC dans la Sarthe ; militant communiste puis socialiste ; engagé dans des associations sportives.

Fils d’un maréchal-ferrant sympathisant communiste, André Vallée prépara, au cours complémentaire de Saint-Calais (Sarthe), le concours d’entrée à l’École normale d’instituteurs du Mans qu’il réussit en 1952. À sa sortie, en 1956, il obtint de devenir instituteur-stagiaire à Saint-Gervais-de-Vic, non loin de Saint-Calais, au centre de rééducation de jeunes en difficulté, voire de délinquants, géré par l’association Montjoie avec le soutien de pouvoirs publics. Marié en novembre 1956 à Saint-Calais avec une employée de bureau, fille d’un volailler et d’une employée de maison, Vallée effectua à partir de 1960 vingt-deux mois de service militaire qu’il termina avec le grade de sergent. Très tôt père de trois enfants (le couple en eut cinq) il n’alla pas en Algérie. En 1962, il reprit ses fonctions enseignantes à Saint-Gervais-de-Vic. De 1964 à 1967, il fut mis à la disposition de l’Union française des œuvres de vacances laïques (UFOVAL) affiliée à la Ligue de l’enseignement. Il rejoignit ensuite le CES de Saint-Calais où il resta jusqu’à sa retraite, en 1990 et où, d’abord enseignant de lettres, il se vit confier l’éducation physique et sportive.

Syndiqué au SNI dès son séjour à l’École normale, Vallée y resta simple adhérent. Pratiquement dans le même temps, en 1953, il adhéra au Parti communiste français. En 1967, alors qu’il était secrétaire de la section communiste de Saint-Calais, il fut candidat au Conseil général dans le canton éponyme détenu depuis 1945 par le socialiste indépendant (ex-SFIO) Fernand Poignant. Il arriva en troisième position avec 664 voix (14,4 % des votants ; 14,7 % des suffrages exprimés), derrière le sortant, mis en ballotage, (2 147 voix) et un candidat étiqueté « Action pour l’expansion du canton de Saint-Calais » (1 522 voix), devant le candidat du PSU (168 voix). Au second tour, Poignant l’emporta. Peu après, en désaccord avec la politique du PCF lors des événements de 1968, Vallée le quitta. Après le congrès d’Épinay (1971), il adhéra au Parti socialiste dont il démissionna lorsque Laurent Fabius devint Premier ministre en juillet 1984.

André Vallée s’impliqua fortement dans le mouvement sportif extra-scolaire comme entraineur, joueur, arbitre. Il fonda et dirigea à Saint-Calais une équipe de basket-ball, rattachée au Sporting Club Moderne-Le Mans.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article179761, notice VALLÉE André, Lucien, Léon par Gérard Boëldieu, Jacques Girault, version mise en ligne le 6 avril 2016, dernière modification le 6 avril 2016.

Par Gérard Boëldieu, Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Archives de L’École normale d’instituteurs du Mans (Déposées aux Archives départementales). — Bulletin départemental [Sarthe] de l’éducation nationale. — Le Maine Libre, 25 septembre 1967 (Résultats du premier tour des élections cantonales). — Entretien téléphonique avec l’intéressé, le samedi 16 janvier 2016.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément