BRIQUET Jean, Félix

Par Claude Pennetier

Né le 3 octobre 1913 à Paris (VIe arr.), mort le 13 novembre 2003 ; syndicaliste du bâtiment ; secrétaire général de Tourisme et Travail (1950-1966), membre de la commission exécutive de la CGT (1969-1978), vice-président de l’Union internationale du Bâtiment (Fédération syndicale mondiale) (1954-1975), secrétaire général de l’Union confédérale des retraités (1969-1978).

Fils de brodeurs à domicile, Jean Briquet travailla sept ans dans la dentelle comme coursier puis représentant enfin vendeur. Entra dans la corporation du Bâtiment en 1933 comme aide dans une petite entreprise, il adhéra alors à la CGT. Deux ans plus tard, au retour de son service militaire, il adhéra au Parti communiste. Il travaillait dans une grande entreprise lors des grèves de 1936 et exerça alors ses premières responsabilités syndicales. Trois ans plus tard, il devint permanent du syndicat des cimentiers-maçons d’art de la région parisienne.

Il fut membre du conseil syndical des cimentiers maçons d’art de la région parisienne en 1936-1937, membre de la commission de contrôle du Bâtiment en 1938.

Mobilisé le 2 septembre 1939 sur la ligne Maginot, Briquet connut l’arrestation le 13 mai 1940 en raison de son appartenance au Parti communiste. Interné à la Santé, il réussit à s’évader pendant l’exode et à rentrer à Paris le 2 juillet 1940. Il contacta Eugène Hénaff, vécut au grand jour pendant deux mois puis passa dans la clandestinité pour organiser les comités populaires du Bâtiment de la région parisienne. Il s’occupa d’aménager une planque pour les archives et le matériel d’impression de sa branche. Lenoir ayant été arrêté, il le remplaça comme responsable interrégional au travail de masse, avec sous ses ordres, les dirigeants syndicaux des neuf régions de la région parisienne. Il fut arrêté le 14 octobre 1942 en même temps que trente-deux militants communistes dont Henri Varagnat et Raymond Kieffer, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne et déporté à Mauthausen (Allemagne) le 16 avril 1943. Il en revint en mai 1945.

Le Parti communiste le fit désigner comme chef de cabinet d’Ambroise Croizat, puis de Marius Patinaud, puis à nouveau de Croizat en 1945-1946, comme chargé de la formation professionnelle. Nommé directeur de la main-d’œuvre en mars 1947, il fut évincé de ce poste en juin 1947. Jean Briquet resta membre du bureau de la Fédération CGT du Bâtiment de 1945 à 1950, avant d’accèder au secrétariat permanent (1951-1971). Il fut également secrétaire général de Tourisme et Travail (1950-1966), membre de la commission exécutive de la CGT (1969-1978), vice-président de l’Union internationale du Bâtiment (Fédération syndicale mondiale) (1954-1975), secrétaire général de l’Union confédérale des retraités (1969-1978).

Était-il le mari d’Odette Briquet, dactylographe à la Fédération du Bâtiment en 1939 et résistante ?

Les obsèques de Jean Briquet eurent lieu de 18 novembre 2003 au crématorium du Père Lachaise.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article17971, notice BRIQUET Jean, Félix par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Comptes rendus des congrès de la Fédération du Bâtiment. — Résistance ! novembre 1973. — S. Courtois, thèse 3e cycle, op. cit. J. Eglin, Les Prises de position des Fédérations « Construction » CGT et CFTC/CFDT par rapport à l’évolution du Bâtiment (1946-1967), M.M., Paris I, 1988. — Sylvie Zaidman, Joël Clesse, Guide des sources sur l’histoire de la résistance en banlieue nord-est, Archives départementales de Seine-Saint-Denis, 1995 (entretien de 60 mn avec Jean Briquet)

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