SABATIER Laurent

Par Frédéric Bonaut

Employé des tramways de Nice et du littoral (TNL) à Nice (Alpes-Maritimes),

Sabatier était secrétaire du cartel CGTU des Services publics du département et délégué régional des tramways en janvier 1925. Selon la police, son organisation aurait envisagé en 1925 de quitter la CGTU, mais le 1er février un congrès départemental d’unité se réunissait groupant seize syndicats unitaires, six autonomes et deux confédérés. La fusion fut votée par vingt-deux voix contre deux abstentions. Sabatier devint membre de la commission exécutive provisoire puis secrétaire du comité mixte des Alpes-Maritimes. À partir du 15 février 1926, il est le vice-président d’une association se dénommant "Les Vrais Amis des TNL", qu’il fonde avec Guignon Gabriel ; Président, Bianchini Paul ; Trésorier et Piasco Dominique, Squilario Joseph, Giraudo Jean, Vachier Thomas ; respectivement conseillers de l’association. L’objet de ce groupement associatif est de mettre en place en son sein la poursuite de l’éducation syndicale, sociale et corporative par l’étude dans un esprit amical. Le siège de l’association est domicilié au bar-taverne de la Poste à la rue Foncet à Nice. Ce groupement dit "amical" a pour but dans ses statuts de réunir "les membres d’une même et grande famille, celle des prolétaires, à seule fin de mieux se connaitre, de faire l’éducation de ses membres au point de vue syndicaliste et social hors mis électoralisme, questions philosophiques et religieuses" ainsi que "nul ne peut faire partie du groupe s’il n’est adhérent au syndicat de la corporation". [Cie TNL]. Lors de la longue grève de 1928 (voir Pinelli Jean Dominique*), il préside nombre d’assemblées générales de traminots à la bourse de travail de Nice en tant que Doyen des sédentaires de la Compagnie TNL. Il accueillit à Nice lors de ce conflit le secrétaire général unitaire des transports parisiens René Deveaux (des fois Deveau dans la presse) venu apporter son expérience aux traminots niçois afin qu’ils sortent victorieux de ce conflit en se calquant sur les acquis parisiens de la TCRP, société de la famille Mariage, à qui également les TNL étaient concédés. Pour son retour sur Paris les traminots niçois raccompagnèrent en gare de Nice Deveaux sur les quais jusqu’à la porte de son wagon où ils entonnèrent l’Internationale au départ du train.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article177677, notice SABATIER Laurent par Frédéric Bonaut, version mise en ligne le 4 janvier 2016, dernière modification le 4 janvier 2016.

Par Frédéric Bonaut

SOURCES : Archives départementales des Alpes-Maritimes.quotidien. — Le Petit niçois.

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