KICHLER Jules

Par Dominique Tantin

Né le 6 août 1897 à Hoenheim (Bas-Rhin), massacré le 26 mars 1944 à Brantôme (Dordogne) ; impresario ; victime civile.

Époux de Frieda Michl, sans enfant, réfugié de Strasbourg (Bas-Rhin), Jules Kichler était domicilié à Brantôme.
Le 26 mars il fit partie d’un groupe arrêté vers 16h en revenant d’un match de football par des soldats de la brigade nord-africaine (Hilfpolizei) de la division Brehmer qui effectuaient une opération de représailles à Brantôme où ils assassinèrent 38 personnes en deux jours.
Le groupe fut aligné dans un fossé. Fatigué, Jules Kichler voulut s’asseoir et fut immédiatement abattu. Il mourut après deux heures d’agonie, les soldats empêchant les autres otages de le secourir. Le lendemain, son domicile fut incendié et son corps jeté dans les flammes.
Il fut l’un des nombreux juifs exécutés au cours des actions de la division Brehmer en Dordogne, dont 22 à Brantôme.

Voir Site de massacre : Brantôme (Dordogne), 26 et 27 mars 1944.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article177245, notice KICHLER Jules par Dominique Tantin, version mise en ligne le 8 décembre 2015, dernière modification le 9 novembre 2018.

Par Dominique Tantin

Bernard Reviriego, Les juifs en Dordogne, 1939-1944, Périgueux, Archives départementales de la Dordogne, Éditions Fanlac, 2003, p. 233-234, 377.— Guy Penaud, Les crimes de la division Brehmer, la traque des résistants et des juifs en Dordogne, Corrèze, Haute-Vienne (mars-Avril 1944), Périgueux, Éditions La Lauze, 2004, p.105-110, 399.

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