RICHET Gabriel, Jacques

Par Daniel Grason

Né le 1er août 1920 à Paris (XIIe arr.), exécuté le 13 août 1944 aux Pavillons-sous-Bois (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis) ; électricien ; résistant F.F.I..

Fils de Gustave Richet, employé de chemin de fer, et d’Yvonne Roussel, sans profession, Gabriel Richet vivait 37 boulevard de l’Ouest au Raincy (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis). Le 12 août 1944 vers 23 heures, André Hugues ne répondait pas aux sommations de Feldgendarmes alors qu’il franchissait à bord d’un véhicule un passage à niveau à Gargan, il était abattu.
Le lendemain une manifestation de protestation était organisée vers 11 heures par le Front national, les soldats Allemands arrêtèrent une centaine de personnes qui furent regroupées à la gare de Gargan (Livry-Gargan). Parallèlement à cette mobilisation de réprobation, les Allemands avaient été informés par un délateur Émile C., chauffagiste, demeurant à Livry-Gargan, ancien engagé volontaire dans la LVF et, au moment des faits, salarié de l’organisation Todt de la présence de résistants armés.
Selon le témoignage d’André Grandin, père d’un des exécutés : « Vers 14h, mon fils, qui avec ses camarades, ramenait un chargement d’armes destiné à son groupe de résistance, ont été arrêtés, emmenés sur la place du marché de Gargan et fusillés immédiatement par les Allemands. J’ai appris que le chauffeur de leur voiture les avait fait descendre en leur faisant entendre qu’ils étaient arrivés. Une fois descendu, le chauffeur est reparti 200 mètres plus loin où il a conversé avec un Allemand. Aussitôt un groupe de soldats est venu à la rencontre de mon fils et de ses trois camarades, et les a arrêté pour les fusiller ». (Témoignage recueilli le 6 janvier 1946).
Outre Gabriel Richet, Léonard Desjardins, Jean Keusch et Guy Grandin furent exécutés vers 16 heures. Émile C. arrêté à Nancy fit l’objet de plusieurs informations judiciaires pour ses actions au service des nazis. La Cour de justice de Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines) le condamna le 22 juin 1946 à dix ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat.
L’inhumation de Gabriel Richet se déroula le 31 août 1944 au cimetière ancien du Raincy, son nom figure sur la Stèle commémorative 1939-1945 du mémorial municipal. À Pavillons-sous-Bois, à l’initiative du conseil municipal, du comité local de libération et des habitants de Pavillons-sous-Bois un monument commémoratif dédié aux quatre Résistants fut érigé sur l’allée des Martyrs.
Le ministère des Anciens combattants attribua à Gabriel Richet la mention « Mort pour la France », et l’homologua F.F.I.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article176749, notice RICHET Gabriel, Jacques par Daniel Grason, version mise en ligne le 7 décembre 2015, dernière modification le 11 novembre 2018.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BA 1801, 109W 2, Registre de l’Institut médico-légal (I.M.L.) 1944 cote 1022. – SHD, Caen AC 21 P 143851. – AD des Yvelines, 1604W9, service de recherche des crimes de guerre, dossier 101608 « Meurtre de quatre Français à Gargan » (Notes de Fabrice Bourrée). — Site internet Musée de la Résistance. — Site internet « La Libération de Paris » Gilles Primout. — Site internet GenWeb. — État civil.

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