PERREAU Maxime, Pierre [Dictionnaire des fusillés et exécutés]

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 4 juin 1909 à Pouillenay (Côte-d’Or), décapité le 19 avril 1944 à Stuttgart (Allemagne), cheminot ; résistant ; syndicaliste CGT de la Côte-d’Or.

Maxime Perreau entra en 1924, à l’école d’apprenti du chemin de fer puis devint ajusteur au dépôt de Dijon-Perrigny. Dès la fin de l’année 1940, il créa avec ses camarades du dépôt André Dubois, Raymond Gaspard, Raymond Pageaux, Jean Ridet, Jean Tamigi et Maurice Thuringer, le groupe de résistance et de sabotage du dépôt de Perrigny. Il organisa avec ses camarades des évasions de prisonniers, des sabotages de matériel et des réceptions de parachutages d’armes et d’explosifs. Selon Maurice Mazué et Georges Baudin, il fut également membre ainsi que ses camarades, de "Résistance ouvrière", groupe constitué à l’intérieur de la CGT fin 1942, début 1943.

Dénoncé à la suite du parachutage d’Arcenant le 12 juillet, il fut arrêté à son domicile par la Gestapo dans la nuit du 31 août 1943 ainsi que ses six autres camarades et Paul Nicolas Meunier, employé municipal à Dijon, Maxime Perreau fut incarcéré à la prison de Dijon et condamné à mort le 27 novembre par le tribunal FK 669. Le 2 décembre les cheminots du dépôt de Dijon-Perrigny déclenchèrent une grève qui s’étendit à toute la ligne Paris-Lyon. Une délégation se rendit à Vichy et obtint leur grâce. Maxime Perreau et ses 7 camarades furent cependant déportés en Allemagne le 22 décembre. Jugés par un tribunal militaire allemand à Karlsruhe, ils furent à nouveau condamnés à mort le 18 avril et transférés à la prison de Stuttgart. Maxime Perreau fut guillotiné avec ses camarades le lendemain 19 avril 1944, à 5h00 du matin dans la cour de la prison.

Il était marié à Noémie et avait un fils de trois ans.

Une plaque apposée cour de la gare, à Dijon-Ville commémore son sacrifice et celui de ses camarades.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article176130, notice PERREAU Maxime, Pierre [Dictionnaire des fusillés et exécutés] par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 18 octobre 2015, dernière modification le 14 novembre 2018.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Témoignage de Maurice Mazué et Georges Baudin recueilli et enregistré par Jean-Louis Ponnavoy en mai 1998. — Sites internet (témoignages de Michelle et Henri Pageaux et d’André Perreau, compte-rendu de la conférence ferroviaire hebdomadaire, Rail et Mémoire, Fiche individuelle MémorialGenWeb, Mémoire des hommes).

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